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Bouts de bois. Des objets aux forêts
Stienne Agnès
ZONES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782355222078
Autour de nous, des objets en bois. Futiles. Précieux.De quels arbres ont-ils la ?bre, de quelles forêts sont-ils l'essence ? Forêts jardinées ou plantations monospéci?ques ? Des cagettes en peuplier, des palettes en pin maritime, des traverses en chêne, du lamellé-collé en hêtre.Des bouchons en liège, des contrebasses, des barriques, du bois-énergie et du carton ondulé.Ce récit sensible trace son chemin par-delà les procédés industriels et les pratiques de la sylviculture en interrogeant notre rapport intime à l'arbre et à nos espaces forestiers. De la région du Grand-Est aux Landes de Gascogne en passant par la forêt de Bercé, le Morvan et la Sologne, nous parcourons des massifs dont les essences, arrivées là nullement par hasard, servent à l'industrie du bois.Ici, des savoir-faire vertueux s'opposent à des logiques du tout-jetable.Cet essai libre et multiforme, à la fois érudit, poétique et illustré ? agrémenté de cartes géographiques réelles ou imaginaires, de croquis aquarellés et de photographies de compositions végétales ?, nous invite à nous saisir d'un matériau modeste et populaire, à voir en lui l'arbre qu'il a été, et puis à faire un peu de science, un peu d'histoire, pas mal d'écologie et quelques pas de côté.Table des matières : RemerciementsPréambuleL'appel de la cagetteLa culture du peuplierEmballages éphémères contre plantations durablesDes tas de palettesL'industrie de la paletteLe paliglooL'épicéaLes affres de la monocultureContes et légendesMi la ré solMi la ré sol doLe pin maritimeLa colonisation des Landes de GascogneL'âge des arbresLes traverses de chemin de ferAttention, bois toxiqueLe créosotage par autoclave" Chemins de bois "Le déclin du réseauLes traverses paysagèresLe chêne pédonculéLe chêne de Concoret (Ille-et-Vilaine), dit aussi le chêne à Guillotin : une fausse histoire de squatLe chêne d'Allouville-Bellefosse (Seine-Maritime) : l'histoire d'un vrai squatLe chêne de Montravail, Pessines (Charente-Maritime) : l'histoire d'un autre vrai squatLou bielh cassou, le chêne de Saint-Vincent-de-Paul (Landes)Les chênes de Bégard (Côtes-d'Armor) : la revanche des squattésDrôles de trognesLa forêt engrillagéeFûts et tonneauxLe chêne rouvreBrève histoire du code forestierBalade dans la forêt de BercéLes bouchons en liègeLa fabrication des bouchons de bouteillesLe chêne-liègeLes couleurs du boisLe lamellé-colléLamellé massif, abouté, croiséLe hêtre communHêtres d'exceptionLes alchimistes du solLes mycorhizesLe petit peuple de la biocénoseLe charbon de boisLes charbonniers d'antanL'origine des braisesLes fusainsLes granulés de boisDe quel bois on se chauffeLe nouveau charbon du XXIe siècleLe douglasLa " diagonale des scieries " et ses ennemisSe réapproprier la forêtLa cité côté jardinDe l'anarchisme à l'ultralibéralismeLa balade des botanistesLe papier et le cartonDe l'ancienne Chine aux nouvelles usinesLes pâtes à papierLes usages du papierLe carton onduléL'eucalyptusÉpilogue. Un cinquième élément, la forêtSources et références.
Résumé : Le Dialogue est l'oeuvre principale de Catherine de Sienne. Dans ce livre, dicté par Catherine de Sienne en extase, elle dicte les conversations qu'elle aurait avec Dieu. La richesse théologique de ces écrits du xive siècle et la doctrine qu'ils décrivent sont reconnus par l'Eglise catholique, au point de faire de Catherine de Sienne l'une des rares femmes à être proclamée docteur de l'Eglise. Le contexte de rédaction de l'ouvrage est marqué par de profonds bouleversements politiques en Italie et en Europe, notamment sur la place de la papauté dans ses relations avec l'Etat. Les crises qui se succèdent conduisent à l'exil du pape de Rome vers Avignon. Différentes villes sont opposées aux papes, et Catherine de Sienne interviendra en tant qu'ambassadrice dans les conflits qui opposent la ville de Florence avec le Pape. C'est dans ce contexte, qui précède le grand schisme d'Occident, que Catherine de Sienne écrit son ouvrage majeur. De nombreuses femmes avaient eu une influence religieuse et avaient fait part de leurs "révélations" , et ont circulé pendant le Moyen Age, comme l'abbesse Hildegarde de Bingen, Hadwijch d'Anvers, Béatrice de Nazareth, Mechtilde de Magdebourg, Margery Kempe, Marguerite Porete, ou encore Angèle de Foligno et Claire de Montefalco. Même si la place des femmes au Moyen Age est importante dans le domaine religieux, l'influence de Catherine de Sienne y est très importante.
Résumé : A l'occasion de la grande exposition de Pierre Huyghe qui ouvrira au printemps 2024 à Punta della Dogana (Venise), les Editions Dilecta, associées à Marsilio et à Pinault Collection, publient une ample monographie retraçant toute la carrière de l'artiste, des années 1990 à nos jours. Né à Paris en 1962, Pierre Huyghe étudie à l'école nationale supérieure des Arts décoratifs de 1982 à 1985. Son travail a été exposé dans de nombreux musées et à l'occasion d'événements internationaux comme la Biennale de Venise et la documenta de Cassel. L'artiste semble avoir fait sienne la phrase du philosophe Michel de Certeau selon lequelle "la fiction est un moyen de saisir le réel". Depuis le début des années 1990, il réinvente les moyens de création et interroge les liens multiples entre oeuvre, spectateur et réalité. Par-delà leur grand éclectisme formel (vidéos, performances, objets ou photographies), ses oeuvres partagent de mêmes questionnements. La relation au temps et à la mémoire collective sont parfois explorées au travers d'expositions, véritables modes d'expression, qui dévoilent les dessous de la création. Les oeuvres de l'artiste sont conçues comme des "initiateurs d'événements" : "Il s'agit d'exposer quelqu'un à quelque chose, plutôt que quelque chose à quelqu'un." Figure majeure de l'interrogation des rapports au non humain dans l'art, Pierre Huyghe adopte, dès ses premières oeuvres, une autre perspective que celle de l'humain pour laisser apparaître quelque chose hors de notre compréhension, hors de notre possibilité d'en faire l'expérience. Pierre Huyghe remet en question notre perception de la réalité et propose, par la construction d'autres possibles, d'être comme étrangers à nous-mêmes. Pour Pierre Huyghe, le rituel de l'exposition est une rencontre avec un milieu sensible où s'opèrent de nouvelles possibilités d'interdépendance entre les événements et les éléments qui s'y déploient. Ses oeuvres sont conçues comme des fictions spéculatives et se présentent souvent comme une continuité entre plusieurs formes d'intelligences qui apprennent, se modifient et évoluent au cours de l'exposition. A Punta della Dogana (Venise), l'artiste réalise sa plus grande exposition à ce jour : il transforme le lieu en un environnement dynamique, un état transitoire dans lequel le temps et l'espace, comme tout ce qui y pénètre, visible ou invisible, font partie intégrante de la constitution des oeuvres. L'exposition est le lieu de formation de subjectivités, qu'elles soient sans corps ou incarnées ; elles circulent et se manifestent de façon imprédictible à travers les oeuvres, qui sont autant de relais sensibles. Un langage inconnu ?sans fin et sans destinataire, habitant des voix, des gestes, des images? s'y invente et génère de nouvelles situations, réelles ou fictionnelles. Peuplée d'entités inhumaines, humaines et non humaines, affectée par des phénomènes naturels ou artificiels, l'exposition explore, en temps réel, les conditions pour que différentes entités coexistent, parfois même s'hybrident, sans distinction hiérarchique ni détermination spécifique.
Résumé : Durant les quatre dernières années de sa vie, Catherine est à l'apogée de son activité politique et ecclésiale. En ambassade permanente pour la paix en Italie, pour le retour du pape d'Avignon à Rome, puis pour la réconciliation au sein de l'Eglise alors coupée en deux par le schisme d'Occident, elle sillonne les routes avant de s'installer à Rome. Son activité littéraire est alors particulièrement abondante. Elle dicte un grand nombre de lettres et Le Dialogue. Les Oraisons, elles, n'ont pas été dictées ... Catherine " ne parlait que de Dieu ou avec Dieu " : ses disciples, l'entendant prier, ont " volé " en quelque sorte ses paroles. D'une langue plus naturelle et plus simple que celle du Dialogue ces prières sont à nouveau rendues au public et à leur popularité grâce à la traduction de Lucienne Portier.
Le sommet de la mystique féminine au Moyen Age, où la folle illettrée de Dieu se relève une incroyable littératrice. Voici l'un des sommets de la littérature mystique occidentale, Le Dialogue de Catherine de Sienne, texte mal connu car échappant à tous les genres littéraires convenus. C'est ce dialogue avec Dieu le Père, qu'elle dicte en extase et qu'elle exprime dans une langue pleine de saveur, qui vaudra à Catherine de Sienne d'être, au coeur du XXe siècle, proclamée docteur de l'Eglise. Inscrite dans la tradition spirituelle de l'ordre de saint Dominique, l'oeuvre de Catherine de Sienne est intelligence passionnée du mystère de Dieu et de l'homme, désir de s'unir au Christ pour le salut des âmes. Une mystique passionnée se révèle une incroyable écrivaine. Le Dialogue est un texte inclassable et insurpassable. Inclassable dans son genre et dans son style, insurpassable dans sa profondeur et son mystère. Dicté par Catherine Benincasa, tertiaire dominicaine de Sienne, mystique illettrée, il est un fruit de la "docte ignorance". C'est Dieu lui-même qui parle de lui-même et de son dessein. Une oeuvre fondamentale de la mystique chrétienne.
Le capitalisme engendrant des besoins artificiels toujours nouveaux, mettre un terme à la voracité consumériste implique de définir et de s'appuyer sur des besoins " authentiques " et reconnus de tous. Le nouveau livre de Razmig Keucheyan suit cette ligne critique en recherche d'une véritable politique de l'émancipation.Le capitalisme engendre des besoins artificiels toujours nouveaux. Celui de s'acheter le dernier iPhone, par exemple, ou de se rendre en avion dans la ville d'à côté. Ces besoins sont non seulement aliénants pour la personne, mais ils sont écologiquement néfastes. Leur prolifération sous-tend le consumérisme, qui lui-même aggrave l'épuisement des ressources naturelles et les pollutions.À l'âge d'Amazon, le consumérisme atteint son " stade suprême ". Ce livre soulève une question simple : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Comment sortir par là même du consumérisme capitaliste ? La réflexion s'appuie sur des chapitres thématiques, consacrés à la pollution lumineuse, à la psychiatrie de la consommation compulsive ou à la garantie des marchandises, pour élaborer une théorie critique du consumérisme. Elle fait des besoins " authentiques " collectivement définis, en rupture avec les besoins artificiels, le c?ur d'une politique de l'émancipation au XXIe siècle.Chemin faisant, le livre évoque la théorie des besoins de Karl Marx, André Gorz et Agnes Heller. Pour ces auteurs, les besoins " authentiques " ont un potentiel révolutionnaire. Comme disait Marx, " une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux ".Table des matières : Prologue. L'écologie de la nuitLe droit à l'obscuritéL'hégémonie de la lumièreSurveiller et éclairerUn mouvement contre la " perte de la nuit "Les besoins, question du siècle1. Une théorie critique des besoinsDe l'aliénation à l'écologie politiqueÀ la recherche des besoins authentiquesLes besoins ont une histoireLes deux paradoxes des besoins radicauxLe sceau de l'espèce2. DéprivationBiocapitalismeCosmocapitalismeMouvements de désaliénationL'aliénation comme déprivationFreins d'urgence3. Addicts à la marchandiseLes troubles de la consommation compulsiveDébiteurs anonymesOuvriers antialcooliquesPhilosophie de la simplicitéDes collectifs à taille humaine4. Changer les chosesLe système des objets" Make it new ! "La garantie et la lutte des classesBrève histoire de la garantieQue choisir ?Protéger l'investissementLe marché des extensions de garantieOuvrir la boîte noire de la marchandise5. Un communisme du luxeDes biens émancipésUn luxe pour tousL'infrastructure de l'égalité6. Politique des besoinsDe nouvelles alliancesLe consommateur comme producteurDe Au Bonheur des Dames à AmazonPlus-value logistique et vulnérabilité du capital7. À la recherche de la démocratie écologiqueScénarios de transition écologiqueLe spectre d'une " dictature sur les besoins "Théâtre des négociationsUne Assemblée du futur ?Municipalisme libertaire et pouvoir des conseils8. Retour vers le futur : Gramsci avec Gorz.
Mona Chollet s’attaque ici à l’image de la sorcière pour mieux déconstruire ce que la culture patriarcale verse sur l’image des femmes d’aujourd’hui et nous inviter à s’accepter pleinement telles que nous sommes. Elle explore les 4 facettes qui ont amené à la persécution des sorcières : l’indépendance, le non-désir de maternité, la vieillesse et le savoir, notamment scientifique. Avec un texte piquant et vif, elle invite à une lutte pleine de sororité et à redorer l’image de la sorcière à la manière des féministes américaines. Un livre essentiel et passionnant.
Des années durant, l'écrivain Yves Pagès a glané toutes sortes de statistiques, notant dans un carnet des centaines de pourcentages. De ce vertigineux inventaire, il a fait un livre étrange qui, entre jeu littéraire à la Raymond Queneau et réflexions philosophiques à la Theodor Adorno, reconstitue par fragments le tableau d'une société infestée par une vision comptable du monde. Difficile de rompre la glace du monstre statistique, d'échapper à ses ordres de grandeur qui prétendent tout recenser de nos faits et gestes, quantifier nos opinions, mettre en coupe réglée nos vies matérielles. Sous emprise comptable, chacun se sent casé d'office, sondé de bas en haut, pris au piège. Mais alors, comment nous soustraire au grand dénombrement ? Sans prétention d'exhaustivité, l'auteur se propose de passer ces données brutes au tamis de rêveries interprétatives, pour traquer leurs failles implicites ou les confronter à d'autres cas de figure. A la logique de la quantification de toutes choses, il oppose, par collage, accumulation et divagation, une poétique de l'absurde. Par-delà cet art du détournement stylistique, il nous livre en pointillé une analyse caustique de la condition des vivants à l'ère de la gouvernance par les nombres, agrémentée de quelques suggestions paradoxales pour passer entre les mailles du filet statistique.
Au début des années 1990, de jeunes féministes nord-américaines lançaient du fond de leurs tripes un cri de colère et de ralliement dans le milieu punk underground : " Revolution, Grrrl Style, Now ! " La culture riot grrrl ? littéralement, les " émeutières " ? était en train de naître. Des groupes comme Bikini Kill ou Bratmobile partaient à l'assaut de la production musicale, décidés à rendre " le punk plus féministe et le féminisme plus punk ". Leur offensive fut une secousse incroyablement positive pour toute une génération assommée par la culture mainstream. Car les riot grrrls ont été bien davantage qu'un simple courant musical : appliquant les principes du Do-It-Yourself, elles ont construit une véritable culture alternative, dont la force de frappe tient en une " proposition " que suivront des milliers de jeunes femmes : celle d'oser devenir qui elles sont et de résister corps et âme à la mort psychique dans une société capitaliste et patriarcale. Manon Labry retrace l'histoire de cette révolution politique et culturelle. Elle déploie une écriture punk bien frappée qui entremêle paroles de chansons, témoignages, réflexions personnelles, extraits de fanzines et illustrations pour faire la chronique d'une génération.