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Les besoins artificiels. Comment sortir du consumérisme
Keucheyan Razmig
ZONES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782355221262
Le capitalisme engendrant des besoins artificiels toujours nouveaux, mettre un terme à la voracité consumériste implique de définir et de s'appuyer sur des besoins " authentiques " et reconnus de tous. Le nouveau livre de Razmig Keucheyan suit cette ligne critique en recherche d'une véritable politique de l'émancipation.Le capitalisme engendre des besoins artificiels toujours nouveaux. Celui de s'acheter le dernier iPhone, par exemple, ou de se rendre en avion dans la ville d'à côté. Ces besoins sont non seulement aliénants pour la personne, mais ils sont écologiquement néfastes. Leur prolifération sous-tend le consumérisme, qui lui-même aggrave l'épuisement des ressources naturelles et les pollutions.À l'âge d'Amazon, le consumérisme atteint son " stade suprême ". Ce livre soulève une question simple : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Comment sortir par là même du consumérisme capitaliste ? La réflexion s'appuie sur des chapitres thématiques, consacrés à la pollution lumineuse, à la psychiatrie de la consommation compulsive ou à la garantie des marchandises, pour élaborer une théorie critique du consumérisme. Elle fait des besoins " authentiques " collectivement définis, en rupture avec les besoins artificiels, le c?ur d'une politique de l'émancipation au XXIe siècle.Chemin faisant, le livre évoque la théorie des besoins de Karl Marx, André Gorz et Agnes Heller. Pour ces auteurs, les besoins " authentiques " ont un potentiel révolutionnaire. Comme disait Marx, " une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux ".Table des matières : Prologue. L'écologie de la nuitLe droit à l'obscuritéL'hégémonie de la lumièreSurveiller et éclairerUn mouvement contre la " perte de la nuit "Les besoins, question du siècle1. Une théorie critique des besoinsDe l'aliénation à l'écologie politiqueÀ la recherche des besoins authentiquesLes besoins ont une histoireLes deux paradoxes des besoins radicauxLe sceau de l'espèce2. DéprivationBiocapitalismeCosmocapitalismeMouvements de désaliénationL'aliénation comme déprivationFreins d'urgence3. Addicts à la marchandiseLes troubles de la consommation compulsiveDébiteurs anonymesOuvriers antialcooliquesPhilosophie de la simplicitéDes collectifs à taille humaine4. Changer les chosesLe système des objets" Make it new ! "La garantie et la lutte des classesBrève histoire de la garantieQue choisir ?Protéger l'investissementLe marché des extensions de garantieOuvrir la boîte noire de la marchandise5. Un communisme du luxeDes biens émancipésUn luxe pour tousL'infrastructure de l'égalité6. Politique des besoinsDe nouvelles alliancesLe consommateur comme producteurDe Au Bonheur des Dames à AmazonPlus-value logistique et vulnérabilité du capital7. À la recherche de la démocratie écologiqueScénarios de transition écologiqueLe spectre d'une " dictature sur les besoins "Théâtre des négociationsUne Assemblée du futur ?Municipalisme libertaire et pouvoir des conseils8. Retour vers le futur : Gramsci avec Gorz.
Résumé : Que signifie le terme " socialisme " en ce début du XXIe siècle ? Où et comment sont nés les divers projets socialistes au XIXe siècle ? Quelles furent leurs destinées selon les pays ? Le socialisme a-t-il un avenir, et si oui sous quelles formes ? Cet ouvrage entend analyser les multiples réalités auxquelles renvoie le terme " socialisme " au cours des deux derniers siècles, en cherchant à rendre compte de la façon la plus exhaustive possible des développements théoriques comme des expériences historiques concrètes. Il ne sera pas question de valoriser ou dévaloriser telle ou telle forme de socialisme, mais d'examiner la diversité des pratiques et des idées. De la social-démocratie à l'extrême gauche, des plus gestionnaires aux plus contestataires, tous les courants y ont leur place. Cette histoire globale se présente sous la forme d'un dictionnaire avec trois grandes parties : " Les mots du socialisme " (partie conceptuelle), " Moments " (grandes dates), " Figures " (personnages historiques). Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux spécialistes des questions politiques qu'à un public plus large.
Résumé : L'oeuvre de Nicos Poulantzas (1936-1979) alimente aujourd'hui au plan international les recherches marxistes parmi les plus novatrices. Poulantzas a fait évoluer le marxisme sur des voies inexplorées, tout en l'ouvrant à des influences extérieures, comme celle de Michel Foucault. Son oeuvre se situe à la charnière de deux époques : le capitalisme d'après-guerre, avec son cycle de croissance ininterrompu de trois décennies, et la période de crise débutée dans les années 1970, dont nous ne sommes pas encore sortis. C'est ce qui confère à la pensée de Poulantzas sa grande actualité. Aujourd'hui, de nouvelles générations de chercheurs partent à la découverte de cette pensée, et cherchent à la mettre à contribution pour comprendre les évolutions du capitalisme contemporain. C'est dans ce mouvement de redécouverte du marxisme que cet ouvrage s'inscrit.
Nous sommes entrés dans une crise écologique prolongée, d?une ampleur sans précédent. Face à la catastrophe annoncée, les bonnes âmes appellent l?humanité à « dépasser ses divisions » pour s?unir dans un « pacte écologique ». Cet essai polémique s?attaque à cette idée reçue. Il n?y aura pas de consensus environnemental. L?unanimisme ne saurait en la matière être que de façade. Loin d?effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe au contraire à eux pour les porter à incandescence. La nature devient un champ de bataille. L?humanité ne subit pas uniformément les conséquences de la crise écologique. Elle est divisée par d?abyssales inégalités environnementales. Soit la localisation des décharges toxiques aux États-Unis: si vous voulez savoir où un stock de déchets donné a le plus de chances d?être enfoui, demandez-vous où vivent les Noirs, les Hispaniques, les Amérindiens et autres minorités raciales. Interrogez-vous par la même occasion sur le lieu où se trouvent les quartiers pauvres? Ce « racisme environnemental » qui joue à l?échelle d?un pays vaut aussi à celle du monde. Pollution, catastrophes naturelles ou industrielles, qualité de l?eau, accès à l?énergie: autant de situations très inégalement partagées. « Marchés carbone », « droits à polluer », « dérivés climatiques », « obligations catastrophe »: on assiste à une prolifération des produits financiers « branchés » sur la nature. Faute de s?attaquer à la racine du problème, la stratégie néolibérale choisit de financiariser l?assurance des risques climatiques. C?est l?essor de la « finance environnementale » comme réponse capitaliste à la crise. Surcroît de catastrophes naturelles, raréfaction de certaines ressources, crises alimentaires, déstabilisation des pôles et des océans, « réfugiés climatiques » par dizaine de millions à l?horizon 2050? Autant de facteurs qui annoncent des conflits armés d?un nouveau genre, auxquels se préparent aujourd?hui les militaires occidentaux. Finie la guerre froide, bienvenue aux « guerres vertes ». De la Nouvelle-Orléans au glacier Siachen en passant par la banquise de l?Arctique, l?auteur explore les lieux marquants de cette nouvelle « géostratégie du climat ». Cet essai novateur de théorie politique fournit une grille de lecture originale et critique, indispensable pour saisir les enjeux de la crise écologique actuelle. À travers l?exposition édifiante des scénarios capitalistes face au désastre environnemental, il fait ?uvre ? salutaire ? de futurologie critique.
Cet ouvrage propose une introduction aux principales théories contemporaines du monde social. Les courants les plus variés treize en tout y sont présentés, du naturalisme au marxisme, en passant par le pragmatisme et le féminisme. Assumer ce pluralisme est l'un des objectifs de cet ouvrage, et l'une de ses originalités. Il est rare en effet de trouver réunis dans un même volume des spécialistes de l'ensemble des courants de la théorie sociale. Les contributeurs appartiennent à plusieurs disciplines: sociologie, philosophie, sciences cognitives, anthropologie... Son caractère introductif rend ce volume attrayant pour des étudiants (débutants et avancés) aussi bien que des chercheurs aguerris relevant de toutes ces disciplines. Il est également susceptible d'intéresser au-delà des cercles universitaires, par exemple les milieux liés à l'art contemporain ou des acteurs du champ politique.
Nombre de femmes et d'hommes qui cherchent l'épanouissement amoureux ensemble se retrouvent très démunis face au troisième protagoniste qui s'invite dans leur salon ou dans leur lit : le patriarcat. Sur une question qui hante les féministes depuis des décennies et qui revient aujourd'hui au premier plan de leurs préoccupations, celle de l'amour hétérosexuel, ce livre propose une série d'éclairages.Au coeur de nos comédies romantiques, de nos représentations du couple idéal, est souvent encodée une forme d'infériorité féminine, suggérant que les femmes devraient choisir entre la pleine expression d'elles-mêmes et le bonheur amoureux. Le conditionnement social subi par chacun, qui persuade les hommes que tout leur est dû, tout en valorisant chez les femmes l'abnégation et le dévouement, et en minant leur confiance en elles, produit des déséquilibres de pouvoir qui peuvent culminer en violences physiques et psychologiques. Même l'attitude que chacun est poussé à adopter à l'égard de l'amour, les femmes apprenant à le (sur ?) valoriser et les hommes à lui refuser une place centrale dans leur vie, prépare des relations qui ne peuvent qu'être malheureuses. Sur le plan sexuel, enfin, les fantasmes masculins continuent de saturer l'espace du désir : comment les femmes peuvent-elles retrouver un regard et une voix ?Table des matières : RemerciementsL'illusion de l'oasis. IntroductionFaire le grand sautL'amour et la colèreLe rêve d'une " hétérosexualité profonde "Entre conformisme et nihilisme. PrologueBelle du Seigneur, anti-Carte du TendreLes délices de l'amplitude temporelle" Si la vie n'a été qu'une sieste d'été "" Deux êtres qui s'aiment n'en font qu'un : lequel ? "1. " Se faire petite " pour être aimée ?L'infériorité des femmesDans notre idéal romantique" On serre un peu et ça pète "Prière de ne pas trop briller" Érotisez l'égalité "Ce que cela fait d'être un fantasme" Une petite femme à peau jaune "De Pierre Loti à Marlon BrandoLa " double féminisation " des femmes asiatiques" Elle ne parle pas "2. Des hommes, des vrais. Apprendre de la violence conjugale" Pervers narcissiques " ou " enfants sains du patriarcat " ?Un aplomb à toute épreuveNotre révérence pour les émotions des hommesL'impossibilité de défendre ses propres intérêtsQuand l'entourage brise la violence - ou la redoubleLa parabole de Manniford McClaine" Je me sentais comme sa mère "Le " petit ami parfait "L'amour-et-la-mort, prospérité d'un clichéLes droits exorbitants de l'Artiste Tourmenté3. Les gardiennes du temple. L'amour, une affaire de femmes ?L'aliénation et la sagesse" Sortir de l'ombre et de l'anonymat "Un " noyau de dépendance "Le rôle irrésistible de la femme démunieRemettre de l'ordre en soiLes autres femmes, pis-aller ou rivalesEt la dépendance masculine ?Hommes-forteresses et femmes contrefaites" Parce que tu es vivant "Savoir renoncer4. La grande dépossession. Devenir des sujets érotiquesDesserrer l'étau des regardsHistoire d'une silenciationLa femme qui fantasme, un " monstre "Harrison et moi" O " ou l'histoire d'un piratageUn poison... ou un contre-poison ?
Un soir de mai 1975, le philosophe Michel Foucault contempla Vénus s'élever dans le ciel étoilé au-dessus du désert des Mojaves, dans la vallée de la Mort, en Californie. Quelques heures auparavant, il avait ingéré une dose de LSD offerte par les jeunes hôtes américains qui avaient organisé pour lui un road trip hors du commun. Ce fut une nuit d'hallucination et d'extase, qu'il décrira comme l'une des " expériences les plus importantes de [sa] vie ", ayant bouleversé son existence et son oeuvre. Cet épisode, rapporté par certains biographes, a longtemps été sujet à caution, considéré comme tenant davantage de la légende que de la réalité. C'était avant que ne soit redécouverte une archive étonnante : le récit détaillé de cette aventure, consigné à l'époque par Simeon Wade, le jeune universitaire californien qui avait entraîné l'auteur de l'Histoire de la folie dans cette expérience psychédélique. Demeuré inédit pendant plus de quarante ans, ce document original, mêlant anecdotes et dialogues, peut aussi être lu comme un texte littéraire, la chronique d'une excursion où se noue une amitié et d'où resurgit l'esprit d'une période. L'auteur de l'Histoire de la folie dans cette expérience psychédélique. Demeuré inédit pendant plus de quarante ans, ce document original, mêlant anecdotes et dialogues, peut aussi être lu comme un texte littéraire, la chronique d'une excursion où se noue une amitié et d'où resurgit l'esprit d'une période.
Le célèbre couple de sociologues de la bourgeoisie livre son autobiographie, des mémoires qui retracent près de six décennies d'une vie studieuse, amoureuse et engagée. L'un issu d'une famille ouvrière des Ardennes, l'autre fille d'un notable de Lozère, ils se rencontrent en 1965 à la bibliothèque de la faculté de Lille. Ils ne se quitteront plus. Etudes de sociologie, mariage précipité, séjour en coopération dans le Sahara marocain, rencontre avec Pierre Bourdieu, entrée au CNRS et puis, à la fin des années 1980, décision de prendre les nantis comme objet d'investigation, avec un premier livre écrit à quatre mains, Dans les beaux quartiers. On les suit dans leur découverte de cet autre monde social, du Jockey Club aux chasses à courre, en passant par l'Automobile Club de France et ses réceptions au champagne. On accède ainsi aux coulisses d'une recherche qui suppose souvent de déployer des trésors d'ingéniosité pour accéder aux enceintes feutrées de l'entre-soi où se côtoient les grandes familles. Ce récit agrémenté de nombreuses anecdotes peut se lire tout autant comme une introduction à leurs travaux que comme la traversée d'une époque par un duo singulier, témoin bicéphale des mutations de la société française et de ses élites sur un demi-siècle.
Vers 1800, la plupart des Français étaient des paysans qui construisaient eux-mêmes leur maison, récoltaient leurs céréales, pétrissaient leur pain et tissaient leurs vêtements. Aujourd'hui, l'essentiel de ce que nous consommons est produit par un réseau de grandes et lointaines entreprises. En deux siècles à peine, la communauté paysanne autarcique s'est effacée pour laisser place à une myriade de consommateurs urbains et connectés. Cet ouvrage retrace les grandes étapes de cette conversion à la consommation. Comment s'est constitué le pouvoir marchand ? Quels changements sociaux ont accompagné la circulation massive des marchandises ? En parcourant l'Europe et l'Amérique du Nord des XIXe et XXe siècles, ce livre retrace l'histoire de multiples dispositifs de marché : la marque insufflant à la marchandise sa valeur-signe, les mises en scène inventées par les grands magasins, l'ingénierie symbolique déployée par les relations publiques et la publicité... Il raconte la conversion des populations à la consommation et la fulgurante prise de pouvoir des marchands.
Qu'est-ce qui nous pousse à vouloir toujours plus ? Pourquoi n'arrivons-nous pas à nous satisfaire de ce que nous avons ? Est-ce inné ou culturel ? Et que pouvons-nous y faire ? Bruce Hood, chercheur multiprimé pour ses travaux en psychologie comportementale, analyse la notion de propriété et ses fondements. Il explore les tréfonds de notre cerveau et nous révèle pourquoi le concept de propriété est inscrit dans notre biologie et comment il dicte notre comportement. Il explique notamment les raisons qui nous poussent à acquérir des biens et à les défendre ; ce qui nourrit la croyance que nos possessions nous définissent ; pourquoi, dans une relation amoureuse, nous voulons souvent posséder l'autre ; pour quelle raison notre mère est plus susceptible de nous donner de l'argent que notre père ; etc. S'appuyant sur les dernières découvertes en neurosciences et en sciences comportementales, cet ouvrage fournit toutes les clés pour mieux comprendre et contrôler notre besoin de posséder.
4e de couverture : Ouvrage fondateur de la gastronomie, source d'inspiration pour Balzac et Barthes, Physiologie du goût est une ode, tout à la fois malicieuse et auguste, aux arts de la table. Délice de lecture serti d'anecdotes savoureuses, l'?uvre parue en 1825 porte aussi une réflexion à part entière : que disent de nous, en effet, ces moments policés durant lesquels convives et hôtes dégustent mets et vins en conversant ? Et où, d'êtres se rassasiant, nous devenons des gourmets, dépassant l'ordre du besoin ? «L'homme d'esprit seul sait manger»¿ De l'?uvre intégrale, foisonnante, cette édition propose - en forme d'amuse-bouche - les six premières méditations.
Le monde de l'occasion vit une véritable révolution. Vêtements, mobilier, informatique, puériculture : tous les domaines sont désormais concernés. Plus éthique, plus écologique, plus conviviale, une nouvelle façon de consommer émerge permettant d'augmenter son pouvoir d'achat, de se faire plaisir en consommant de manière responsable, de s'offrir des biens inaccessibles au prix du neuf. Ce livre est avant tout un guide pratique pour faciliter l'achat et la vente d'occasion. Il accompagne le lecteur pas à pas les points essentiels : comment lever les freins envers l'occasion ? Quels sont les risques ? Comment éviter les arnaques ? Quand et comment négocier ? Avec 30 thématiques étudiées en détail, des astuces, de nombreux témoignages, ce guide est le plus sûr moyen de profiter au maximum du monde de l'occasion. Et si on achetait tout d'occasion ?