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Réinventer l'amour. Comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles
Chollet Mona
ZONES
20,00 €
En stock
EAN :9782355221743
Nombre de femmes et d'hommes qui cherchent l'épanouissement amoureux ensemble se retrouvent très démunis face au troisième protagoniste qui s'invite dans leur salon ou dans leur lit : le patriarcat. Sur une question qui hante les féministes depuis des décennies et qui revient aujourd'hui au premier plan de leurs préoccupations, celle de l'amour hétérosexuel, ce livre propose une série d'éclairages.Au coeur de nos comédies romantiques, de nos représentations du couple idéal, est souvent encodée une forme d'infériorité féminine, suggérant que les femmes devraient choisir entre la pleine expression d'elles-mêmes et le bonheur amoureux. Le conditionnement social subi par chacun, qui persuade les hommes que tout leur est dû, tout en valorisant chez les femmes l'abnégation et le dévouement, et en minant leur confiance en elles, produit des déséquilibres de pouvoir qui peuvent culminer en violences physiques et psychologiques. Même l'attitude que chacun est poussé à adopter à l'égard de l'amour, les femmes apprenant à le (sur ?) valoriser et les hommes à lui refuser une place centrale dans leur vie, prépare des relations qui ne peuvent qu'être malheureuses. Sur le plan sexuel, enfin, les fantasmes masculins continuent de saturer l'espace du désir : comment les femmes peuvent-elles retrouver un regard et une voix ?Table des matières : RemerciementsL'illusion de l'oasis. IntroductionFaire le grand sautL'amour et la colèreLe rêve d'une " hétérosexualité profonde "Entre conformisme et nihilisme. PrologueBelle du Seigneur, anti-Carte du TendreLes délices de l'amplitude temporelle" Si la vie n'a été qu'une sieste d'été "" Deux êtres qui s'aiment n'en font qu'un : lequel ? "1. " Se faire petite " pour être aimée ?L'infériorité des femmesDans notre idéal romantique" On serre un peu et ça pète "Prière de ne pas trop briller" Érotisez l'égalité "Ce que cela fait d'être un fantasme" Une petite femme à peau jaune "De Pierre Loti à Marlon BrandoLa " double féminisation " des femmes asiatiques" Elle ne parle pas "2. Des hommes, des vrais. Apprendre de la violence conjugale" Pervers narcissiques " ou " enfants sains du patriarcat " ?Un aplomb à toute épreuveNotre révérence pour les émotions des hommesL'impossibilité de défendre ses propres intérêtsQuand l'entourage brise la violence - ou la redoubleLa parabole de Manniford McClaine" Je me sentais comme sa mère "Le " petit ami parfait "L'amour-et-la-mort, prospérité d'un clichéLes droits exorbitants de l'Artiste Tourmenté3. Les gardiennes du temple. L'amour, une affaire de femmes ?L'aliénation et la sagesse" Sortir de l'ombre et de l'anonymat "Un " noyau de dépendance "Le rôle irrésistible de la femme démunieRemettre de l'ordre en soiLes autres femmes, pis-aller ou rivalesEt la dépendance masculine ?Hommes-forteresses et femmes contrefaites" Parce que tu es vivant "Savoir renoncer4. La grande dépossession. Devenir des sujets érotiquesDesserrer l'étau des regardsHistoire d'une silenciationLa femme qui fantasme, un " monstre "Harrison et moi" O " ou l'histoire d'un piratageUn poison... ou un contre-poison ?
Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de " réalité ". Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes, romanciers s'en réclament : seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons ; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. Dans ce livre mordant et salutaire, elle met à nu l'idéologie implicite de certains " réalistes ", elle ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse. Elle nous rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour " fuir la réalité ", mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.
Résumé : Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de " réalité ". Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes et romanciers s'en réclament seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons ; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. A une époque où les relations essentielles à notre équilibre - la relation à l'environnement, la relation à l'autre - se vivent sur un mode chaotique, il est temps de se poser quelques questions... Un texte mordant et salutaire, qui non seulement déconstruit l'idéologie implicite de certains " réalistes ", mais ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse il rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour " fuir la réalité ", mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.
Mona Chollet s’attaque ici à l’image de la sorcière pour mieux déconstruire ce que la culture patriarcale verse sur l’image des femmes d’aujourd’hui et nous inviter à s’accepter pleinement telles que nous sommes. Elle explore les 4 facettes qui ont amené à la persécution des sorcières : l’indépendance, le non-désir de maternité, la vieillesse et le savoir, notamment scientifique. Avec un texte piquant et vif, elle invite à une lutte pleine de sororité et à redorer l’image de la sorcière à la manière des féministes américaines. Un livre essentiel et passionnant.
Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, banalisation de la chirurgie esthétique, port de la jupe érigé en nouvel étendard pour la libération de la femme : la " tyrannie du look " affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du " complexe mode-beauté " travaillent aujourd'hui à entretenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cour de la sphère culturelle. Le corps féminin est sommé de devenir un produit, de se perfectionner pour mieux se vendre. Un esprit absent dans un corps-objet : tel est l'idéal féminin contemporain. Dans ce contexte, loin de n'être qu'un trouble individuel, l'anorexie apparaît comme l'une des pathologies sociales de la beauté marchande : l'application à soi-même d'un impératif de minceur poussé jusqu'à l'effacement de soi. Autre dimension de cette frénésie d'uniformisation normative : l'usage dangereux de produits éclaircissants par des femmes non blanches ayant intériorisé les canons d'une beauté synonyme de blancheur. Au-delà de ces ravages, Mona Chollet interroge le rapport au corps et à soi dont ces normes sont porteuses. Sous le culte du corps se cache une haine de soi, entretenue par le matraquage de normes physiques inatteignables. Un processus d'autodévalorisation qui entretient une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant ainsi dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer un levier essentiel, la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail en passant par la défense des droits reproductifs.
Un document édifiant où l'on apprend que la propagande politique au XXe siècle n'est pas née dans les régimes totalitaires, mais au coeur même de la démocratie libérale américaine. Texte présenté par Normand Baillargeon, philosophe, professeur à l'université du Québec à Montréal, et auteur d'un Petit cours d'autodéfense intellectuelle paru chez Lux en 2007.Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, fut l'un des pères fondateurs des relations publiques . Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.
Macron, c'est moi en mieux", confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après Le Président des riches, les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d'enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France. Au-delà du mépris social évident dont témoignent les petites phrases du président sur "ceux qui ne sont rien", les auteurs documentent la réalité d'un projet politique profondément inégalitaire. Loin d'avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est un enfant du sérail, adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs, conseillé par des économistes libéraux. Depuis son arrivée au palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l'ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de l'exit tax, pérennisation du crédit d'impôt pour les entreprises... Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un "pognon de dingue" alors même que les classes populaires paient la facture sur fond de privatisation plus ou moins rampante des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique. Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l'entourage, ce livre fait la chronique édifiante d'une guerre de classe menée depuis le coeur de ce qui s'apparente de plus en plus à une monarchie présidentielle.
Vers 1800, la plupart des Français étaient des paysans qui construisaient eux-mêmes leur maison, récoltaient leurs céréales, pétrissaient leur pain et tissaient leurs vêtements. Aujourd'hui, l'essentiel de ce que nous consommons est produit par un réseau de grandes et lointaines entreprises. En deux siècles à peine, la communauté paysanne autarcique s'est effacée pour laisser place à une myriade de consommateurs urbains et connectés. Cet ouvrage retrace les grandes étapes de cette conversion à la consommation. Comment s'est constitué le pouvoir marchand ? Quels changements sociaux ont accompagné la circulation massive des marchandises ? En parcourant l'Europe et l'Amérique du Nord des XIXe et XXe siècles, ce livre retrace l'histoire de multiples dispositifs de marché : la marque insufflant à la marchandise sa valeur-signe, les mises en scène inventées par les grands magasins, l'ingénierie symbolique déployée par les relations publiques et la publicité... Il raconte la conversion des populations à la consommation et la fulgurante prise de pouvoir des marchands.
Des années durant, l'écrivain Yves Pagès a glané toutes sortes de statistiques, notant dans un carnet des centaines de pourcentages. De ce vertigineux inventaire, il a fait un livre étrange qui, entre jeu littéraire à la Raymond Queneau et réflexions philosophiques à la Theodor Adorno, reconstitue par fragments le tableau d'une société infestée par une vision comptable du monde. Difficile de rompre la glace du monstre statistique, d'échapper à ses ordres de grandeur qui prétendent tout recenser de nos faits et gestes, quantifier nos opinions, mettre en coupe réglée nos vies matérielles. Sous emprise comptable, chacun se sent casé d'office, sondé de bas en haut, pris au piège. Mais alors, comment nous soustraire au grand dénombrement ? Sans prétention d'exhaustivité, l'auteur se propose de passer ces données brutes au tamis de rêveries interprétatives, pour traquer leurs failles implicites ou les confronter à d'autres cas de figure. A la logique de la quantification de toutes choses, il oppose, par collage, accumulation et divagation, une poétique de l'absurde. Par-delà cet art du détournement stylistique, il nous livre en pointillé une analyse caustique de la condition des vivants à l'ère de la gouvernance par les nombres, agrémentée de quelques suggestions paradoxales pour passer entre les mailles du filet statistique.
Je vois dans la misandrie une porte de sortie. Une manière d'exister en dehors du passage clouté, une manière de dire non à chaque respiration. Détester les hommes, en tant que groupe social et souvent en tant qu'individus aussi, m'apporte beaucoup de joie ? et pas seulement parce que je suis une vieille sorcière folle à chats.Si on devenait toutes misandres, on pourrait former une grande et belle sarabande. On se rendrait compte (et ce serait peut-être un peu douloureux au début) qu'on n'a vraiment pas besoin des hommes. On pourrait, je crois, libérer un pouvoir insoupçonné : celui, en planant très loin au-dessus du regard des hommes et des exigences masculines, de nous révéler à nous-mêmes. "Pauline Harmange est autrice et militante féministe. Elle écrit sur le blog " Un invincible été ". Moi les hommes, je les déteste, un premier essai menacé d'interdiction.
Résumé : Charge mentale, sexuelle, émotionnelle. Mansplaining, manspreading, manterrupting. Depuis quelques années, le féminisme a fait éclore un tout nouveau champ lexical pour décrire les relations de domination et les inégalités entre hommes et femmes. Un champ lexical qui prend une toute autre dimension dans le couple hétérosexuel, où l'équilibre de la relation se joue au quotidien et dans tous les domaines. Comment vivre en harmonie avec un homme ? Quel est le poids des inégalités sociales sur le couple ? Quelle est la part de responsabilité de chacun dans l'équilibre de la relation ? Ce sont autant de questions que se posent les autrices de l'ouvrage, féministes, militantes, et complémentaires dans leur réflexion grâce à leurs profils et leurs vécus très variés. Tour à tour, elles se questionnent et questionnent le lecteur sur des sujets divers, tels que la charge mentale, le viol conjugal, l'amour communautaire mais aussi la tolérance, l'inclusion et la sexualité positive. Elles livrent ainsi un essai inclusif, solidaire, qui démontre à quel point l'intime peut être politique.
Résumé : Et si la soixantaine était la période la plus heureuse de notre vie ? En nous libérant du jugement des autres, des injonctions de la société, de la domination masculine et de la tyrannie de l'apparence, l'âge nous donne une formidable aptitude au bonheur. Nous avons toutes le droit, et même le devoir, d'être heureuses. Au Prince charmant, préférons son cheval blanc ! Dans ce livre personnel et engagé, Sylvie Brunel nous donne de précieuses clés pour en finir avec tout ce qui ronge notre sérénité. Une belle leçon de vie, dix ans après le formidable succès du Manuel de guérilla à l'usage des femmes, pour aborder avec humour et force l'âge de la maturité. Professeure de géographie à la Sorbonne, Sylvie Brunel a consacré près de vingt ans de sa vie à l'humanitaire aux côtés de Médecins sans frontières et d'Action contre la faim, dont elle a été présidente. Auteure de nombreux ouvrages consacrés au développement durable, à la sécurité alimentaire, à l'Afrique, ainsi que de romans, elle signe avec ce Manuel un témoignage puissant.
Un témoignage drôle, percutant et pertinent de seize écrivains américains qui n'ont pas voulu avoir d'enfants Dans ces seize essais, des écrivains des deux sexes et de tout âge expliquent pourquoi ils ont décidé de ne pas avoir d'enfant. Certains d'entre eux n'en ont jamais voulu, d'autres en ont désiré passionnément avant de changer d'avis. L'une est allée jusqu'à acheter le sperme d'un donneur dans l'espoir de devenir mère célibataire ; une autre, qui n'a jamais voulu d'enfant, est tombée enceinte trois fois, et a avorté trois fois. Avec une franchise à couper le souffle, ces hommes et ces femmes racontent leur expérience intime, leur enfance, leur mariage, leur vie professionnelle d'écrivains, aussi. Surtout ils décrivent ce que signifie nager à contre-courant de la parentalité, prendre une contrallée. Parce qu'ils n'ont pas voulu d'enfant et qu'ils ont dû régulièrement s'en justifier, ils ont paradoxalement beaucoup plus réfléchi à ce que signifie vraiment "mettre un enfant au monde" que la plupart d'entre nous, ce qui fait de ces témoignages un ensemble réellement captivant, d'une qualité littéraire rare et qui pose la question résolument féministe de la place laissée aux mères, et tout particulièrement aux mères travailleuses, dans nos sociétés.