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Jouez ! le travail à l'ère du management distractif
Stéphane Le Lay
CNRS EDITIONS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782271144874
Longtemps perçus comme relevant de l'enfance ou du simple divertissement, les jeux ont récemment envahi les espaces professionnels, dans l'industrie comme dans les services. Mais que penser des jeux de rôle désormais utilisés par les services de ressources humaines dans leur recrutement ? De ces salariés se pourchassant dans les couloirs pour se tirer dessus avec des projectiles en plastique, ou des compétitions ludiques qui s'insèrent dans l'activité productive elle-même ? En favorisant ce type de pratiques, l'employeur cherche-t-il simplement à instaurer une ambiance décontractée favorable au travail ? Revenant sur l'émergence et le développement de ce qu'il appelle le "?management distractif?", cet art de gouverner par le divertissement et la diversion, Stéphane Le Lay interroge les ressorts et les effets de ces dispositifs en apparence ludiques. Prenant le contrepied des analyses complaisantes du "?fun at work?", il met en lumière, à partir de différents sites d'enquête, la façon dont les jeux managériaux instaurent en réalité une rivalité permanente au détriment de la coopération, et consacrent la concurrence entre individus au sein même des organisations.
Résumé : Ce numéro de Mouvements explore trois pistes de réflexion : les transformations actuelles dans l'organisation des " marchés " des déchets ; les déchets comme marqueurs spécifiques du travail humain sur les équilibres de la planète ; et enfin, les déchets dans leur dimension symbolique.
Résumé : "C'est un lieu où le temps s'estompe. Un lieu où les contours physiques de la matière s'effacent. Y a-t-il une place pour la réalité dans ces images de Stéphane Mahé ? Non. Somewhere est un remarquable travail, presque spirituel, qui ouvre une fenêtre sur un ailleurs impalpable. Un endroit inacessible dont la photographie se fait l'écho, quelque part derrière la rétine de l'artiste, là où tout se joue. La perception d'abord, puis l'émotion, l'intention et enfin le geste. Stéphane Mahé veut "sentir la vie" qui l'entoure pour en "capter l'essence" . Somewhere est une séquence d'images qui s'articulent comme une respiration fébrile. Le talent du photographe est d'avoir su amplifier l'intensité de ces moments d'existence qu'il glane modestement. Pour lui, la photographie est une épiphanie de l'être. Il ne se contente pas de montrer, il inspire". Marie Moglia Somewhere est une errance irréelle, hors de l'espace et du temps. Stéphane Mahé photographie comme il aime se perdre, avec l'avidité de l'abandon. Sa série de 37 photographies nous emporte dans des dédales de ruelles qui débouchent sur des rivages en cul-de-sac. La matière photographique y est triturée, malaxée, et la granulation devient langage. L'ouvrage comporte un texte original d'Arnaud Le Gouëfflec, comme une mise en abyme prolongeant notre égarement.
Résumé : Allô, le véto ? A toute heure du jour et de la nuit, revient cette question angoissée : mon chat s'est blessé, mon chien ne mange rien, la vache va véler, le cheval est au plus mal ! Voici le quotidien bien peu banal d'un vétérinaire des villes et des campagnes, au chevet du bien-être animal. Au gré d'une cinquantaine de chroniques on découvre la richesse d'un métier, érigé en sacerdoce. Car les bêtes les plus domestiques sont souvent imprévisibles. Et la visite au bout du champ peut vite tourner à l'aventure. Petits bobos et grandes blessures sont toujours la source d'émotions, de rires ou de larmes.
Depuis 2008, rien ne va plus chez nous. Notre modèle de croissance, notre mode de vie, la façon dont, au fil des décennies, nous avions su réduire l'incertitude, faire reculer la maladie et la pauvreté dans notre société : tout est remis en question. Tout cela prend des couleurs de fin du monde... du monde occidental, s'entend. Aurions-nous perdu la foi dans notre capacité à rebondir ? C'est contre ce sentiment d'impuissance que s'inscrit cet essai. Car, si un optimisme béat conduit sûrement à une fin annoncée, une vision apocalyptique de la situation paralyse toute action. Pour retrouver cette capacité à rebondir, il faut retrouver le sens de l'aventure collective. Et quelle plus belle aventure collective que l'entreprise ? En revenant aux sources de la création saine de richesses, en cherchant à répondre aux besoins innombrables de bientôt 9 milliards d'humains, en osant s'appuyer sur leurs racines, en sachant intégrer et s'intégrer dans leur "territoire" et sa culture, en étant acteurs d'une révolution managériale rendue possible par la technologie, celles et ceux qui vivent au quotidien cette aventure ou qui veulent l'entreprendre peuvent en faire le plus efficace des antidotes à la sinistrose ambiante...
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.