
Pétrus Borel. Vocation : Poète maudit
Pétrus Borel (1809-1859) dit le Lycanthrope aurait pu être un ami de Baudelaire, laisser un nom dans le monde des lettres. Il n'éveille plus, de nos jours, qu'un vague souvenir. Ce compagnon de Nerval et Gautier à leurs débuts, cette étoile du Petit Cénacle proche de Victor Hugo, ce chef de la Camaraderie du Bousingo, ardent défenseur d'Hernani, est entré tout vif dans la légende du romantisme - personnage du ratage qui n'en a pas moins réussi deux ?uvres atypiques, son Champavert. Contes immoraux (1833) et Madame Putiphar (1839), pseudo-roman noir dont les dernières pages s'ouvrent sur la journée du 14 juillet 1789. Le talent n'est pas une ressource. Aussi Borel l'intraitable entamera-t-il une seconde carrière comme inspecteur de la colonisation, dans une Algérie qui sera son nouveau calvaire. Mis à pied en 1848 par la Deuxième République, réintégré en 1850, il ne tardera pas à dénoncer les malversations commises par ses supérieurs hiérarchiques. Un procès s'ensuivra, qu'il perdra, juste récompense de son honnêteté. Quatre ans lui restaient à vivre, avant de finir ses jours, aux environs de Mostaganem, dans son Castel de Haute-Pensée. Que tour à tour Baudelaire, Flaubert, Aragon, Breton, Eluard, Tzara aient estimé son ?uvre, prouve assez l'aura qui en émane. Contre toute attente, cette biographie cherche moins à réhabiliter sa mémoire, qu'à porter sous les yeux du lecteur un nombre considérable d'éléments, qui permettent de mieux connaître le romantisme dans ses marges. Quant à l'expression si rebattue de " poète maudit ", ne fallait-il pas l'illustrer une bonne fois pour toutes (et non sans réserves) par une destinée qui montre, de façon presque parfaite, le secret pouvoir qu'ont certains hommes de se perdre ou de se détruire.
| SKU: | 9782213612270 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782213612270 |
|---|---|
| Titre | Pétrus Borel. Vocation : Poète maudit |
| Auteur | Steinmetz Jean-Luc |
| Editeur | FAYARD |
| Largeur | 153 |
| Poids | 700 |
| Date de parution | 20020510 |
| Nombre de pages | 434,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les réseaux poétiques. Essais critiques
Steinmetz Jean-LucAttiré par l'énigme que comporte toujours la littérature, ce livre cherche aussi à établir des relations entre les ?uvres. Celles-ci ne sont donc pas considérées uniquement en elles-mêmes, mais mises en rapport et, pour ainsi dire, universalisées dans le temps et l'espace. Rimbaud se voit confronté au Faust de Goethe et au problème de la modernité, Verlaine estimé par Mallarmé et Claudel, Mallarmé lui-même considéré sous l'angle du vers de Banville ou relu par Claudel et Ponge. On y suit Breton rejouant le roman noir ou faisant écho à la " celtitude ", Artaud lecteur de Baudelaire, Jaccottet retrouvant les fêtes de la Renaissance italienne, Ponge prolongeant la " considération " de Lucrèce. Loin de souligner des influences, de raisonner en termes de causes et d'effets, ces études s'emploient à rétablir l'ensemble aéré, sensible ou intelligible, sur lequel les ?uvres se dessinent, chacune offrant son image et sa parole uniques.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,20 € -

Mallarme ou l'obscurité lumineuse
Steinmetz Jean-LucOrganisé à la fin d'un siècle, le vingtième, où Mallarmé avait été en quelque sorte démultiplié, ce colloque a notamment permis que d'importantes personnalités (dont Antoine Compagnon, Jacques Rancière, Jean Ricardou, Michael Riffaterre, Salah Stétié) confrontent, sans dogmatisme abusif, leurs thématiques et leurs positions. Ainsi ont été abordés certaines oeuvres (dont le Sonnet en -yx et Igitur), la question bibliographique et la réception parodique, ainsi que le rapport à l'histoire et au politique, au Livre, au théâtre et à la peinture, voire à la différence sexuelle, sans oublier, évidemment, des spéculations plus strictement poétiques. Le présent ouvrage propose en outre cinq lettres inédites de Mallarmé à Marcel Schwob, ce qui complète cet ensemble déjà fort riche.ÉPUISÉVOIR PRODUIT40,40 € -

Signets. Essais critiques sur la poésie du XVIIIe au XXe siècle
Steinmetz Jean-LucD'un signet, le Larousse dit : "petit ruban attaché à la tranchefile d'un livre et qui sert à marquer l'endroit où l'on a inter-rompu la lecture." Les divers articles de ce volume s'apparentent aux moments où le livre interroge au point que le lecteur s'arrête pour méditer, rêver ou se reporter aux rayons de la bibliothèque, à cette différence près qu'ici une activité d'écriture et d'interprétation s'en est suivie. Une fois encore l'espace poétique m'a requis, de Chénier à Philippe Jaccottet, vaste pan temporel où s'est développée ce que nous appelons la poésie moderne. La plupart du temps, un "motif" se dessinait, insistant ou seulement composé de linéaments, bien différent d'un thème et plus en relation avec une expérience verbo-existentielle : le temps de Chénier, les monstres de Baudelaire, le rêve mallarméen, les nuits de Rimbaud et les armes de Char, le viatique de Jaccottet. En d'autres occasions, des modes de composition demandaient à être éclaircis : les écrits faussement testamentaires, les suites de Paul et Virginie, le regroupement par Nerval de ses poésies, l'épopée et le journal pratiqués par 1. Ducasse, les Manifestes de Breton, l'écart de Reverdy et l'impossible représentation d'Artaud. Autant de "sujets" impliquant leur méthode (plutôt qu'une application de connaissances toutes faites) et forçant à se risquer dans une odyssée personnelle ou trans-individuelle. Une inédite configuration de la poésie s'en déduit, une nouvelle histoire où l'aventure rhétorique se complique des nécessités subjectives et des imprévisibles raisons à travers lesquelles des hommes, des écrivains, ont choisi de se vivre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,20 € -

La littérature fantastique. 5e édition
Steinmetz Jean-LucQu'est-ce que le réel? Qu'est-ce que le fantastique? Ne s'imposent-ils pas à nous l'un comme l'autre? Entre merveilleux et science-fiction, la littérature fantastique explore dès l'Antiquité nos peurs, nos hantises, et laisse vagabonder depuis des générations l'imagination bien au-delà du raisonnable. Redéfinissant ce genre universel, ce livre en présente les thèmes les plus connus (fantômes, vampires, monstres, doubles, automates...), mais aussi, étayée sur de courts résumés d'oeuvres majeures, l'histoire, celle d'une tradition littéraire où comptent des auteurs aussi essentiels que Poe, Hoffmann, Kafka, Lovecraft ou Borgès.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 €
Du même éditeur
-
Chronique de pierre
Kadaré IsmaïlRésumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,20 € -
Moins de médicaments, plus de plantes
Chevallier LaurentRésumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.ÉPUISÉVOIR PRODUIT29,15 € -
Diplomatie
Kissinger HenryLe nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--ÉPUISÉVOIR PRODUIT39,85 € -
La Revue Blanche. Une génération dans l'engagement 1890-1905
Bourrelier Paul-HenriLa Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.ÉPUISÉVOIR PRODUIT51,25 €
De la même catégorie
-
Colette
Lazard MadeleineColette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,20 € -
Carlo Goldoni
Médioni FranckRésumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -
Lord Byron
Schiffer Daniel SalvatoreRésumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,50 € -
Homère
Judet de La Combe PierreRésumé : "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes, Oui, cela est beau, écouter un chanteur Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix". Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses : il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,50 €








