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Cernodrinski revient a la maison
Stefanovski Goran
ESPACE INSTANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782915037791
C'est une pièce sur un personnage Qui-N'Est-Pas-Là, et qui est pourtant le personnage principal. Il est omniprésent et brille par son absence. Il ne s'agit pas d'un anonyme ni d'un inconnu. Au contraire, il s'agit de Vojdan Cernodrinski, l'un des fondateurs du théâtre macédonien, dont la biographie est aussi riche et tumultueuse que les événements qu'il a vécus.Cernodrinski revient à la maison suit les traces profondes et magnétiques que le célèbre dramaturge a laissées dans l'inconscient collectif. Avec une structure en fragments, un style direct et plein d'humour, une galerie de personnages confrontés à des situations ubuesques, Goran Stefanovski nous emmène ici bien plus loin que le simple hommage, au point que chacun pourra, par-delà les nationalités et les générations, reconnaître son propre Cernodrinski.Goran Stefanovski est né en 1952 en Macédoine. Auteur dramatique, écrivain et universitaire, il a écrit sur les migrations, les conflits sociaux, la transition postcommuniste et l'identité multiculturelle. Nombre de ses oeuvres sont des productions internationales, largement présentées en Europe, du BITEF de Belgrade au Festival d'Avignon, en passant par la Comédie-Française.
A un âge où la politique se pensait sous le signe du secret et de la dissimulation, la publication posthume des Mémoires du cardinal de Retz faillit recréer la Fronde " par contagion ". Si leur lecture suscite encore aujourd'hui chez certains la passion de conjurer, c'est que ce grand mémorialiste parvient à établir avec son lecteur un lien que j'appellerai " politique " au sens fort du terme, c'est-à-dire habile, complice et efficace. Un tel rapport à autrui, admirablement saisi par la formule de Baudelaire " Le monde ne marche que par le Malentendu ", ne peut fonctionner que si la dissension qu'il recouvre reste cachée sous le voile du silence. Cette intuition de Retz explique la manière dont il conçoit l'Etat, le pacte autobiographique équivoque qu'il passe. lui-même, avec la destinataire de ses Mémoires, sa tactique comme chef de faction et grand d'Eglise, enfin l'assujettissement au pouvoir qui lui permet de s'écrire. En les éclairant, tour à tour, la présente étude approfondit l'écriture de soi en tant que rapport éminemment politique à autrui.
Pourquoi écrit-on des mémoires au Grand Siècle ? Retiré dans son cabinet, le mémorialiste ressasse le passé pour le redresser, expose au jour les secrets de la cour, corrige l'histoire officielle de la monarchie et du règne. C'est ce que firent Bassompierre, Retz, et la Grande Mademoiselle. C'est ainsi que procède également Saint-Simon lorsqu'il compose ses Mémoires monumentaux. Poussé par l'indignation contre les mensonges historiques, par l'ennui créateur de chimères et par le secret qui l'obsède et qui définit sa situation d'auteur, Saint-Simon écrit symboliquement et littéralement dans les marges de l'histoire louis-quatorzienne. Il la réécrit à partir de sa vision propre du monde, de la politique et de l'individu. Il annonce ainsi, dans un même geste, la fin d'une cosmologie révolue, et la naissance de cette interminable entreprise que la modernité a désignée du nom de " Littérature ". A partir d'une réflexion théorique qui s'inspire de l'anthropologie et qui porte sur la subjectivité du mémorialiste et ses racines sociales et politiques, cette étude de l'anecdote, du portrait et du style saint-simonien explore l'imaginaire nobiliaire de l'ancien régime et ses implications intimes pour l'acte d'écrire.
Krafft-Ebing Richard von ; Stefanowsky Dimitry ; B
Vers la fin du XIXe siècle, trois grands auteurs: Alfred Binet, Richard von Krafft-Ebing et Havelock Ellis, posent au même moment et sans se concerter la même question: quelle est cette « étrange perversion » qui permet de lier plaisir et douleur?Dans Le fétichisme dans l?amour (PBP n° 393), Binet, le premier, étudie en détail le cas de Rousseau, mais sans utiliser le terme de masochisme. Et c?est Krafft-Ebing qui, en 1890, dans la 2e édition de Psychopathia sexualis, emploie masochismus, donnant une dimension psychique inédite à ce comportement. Pour lui, en effet, tout acte masochiste est précédé d?un fantasme; il y a nécessité d?une répétition mentale de ce qui va se produire. Deux ans plus tard, à la faveur de la parution en France d?un article d?un certain Dimitri Stefanowsky, « masochisme » apparaît dans notre langue et s?impose aussitôt comme un terme de base de la psychopathologie française.Ce sont les pages consacrées par Krafft-Ebing au masochisme dans Psychopathia sexualis que nous reprenons ici, dans une version annotée par le grand sociologue de la sexualité qu?est André Béjin et augmentée de sections pourtant essentielles qu?Albert Moll, dans l?édition refondue qu?il en a faite en 1923, avait supprimées. En outre, le lecteur trouvera en annexe l?article très intéressant que Stefanowsky, qui revendiquait l?antériorité de la description du masochisme, avait consacré à ce qu?il proposait de nommer « passivisme ».
A l'été 1993, de nombreux artistes et intellectuels convergent vers Sivas, en Anatolie. La quatrième édition du festival est prévue en ville, en présence d'Aziz Nesin, le célèbre écrivain qui vient de traduire Les Versets sataniques, de Salman Rushdie. Le 2 juillet, sous le regard impassible des autorités, une foule surexcitée et manipulée par les islamistes radicaux assiège puis met le feu à l'hôtel Madimak, où se trouvent les participants. Trente-sept personnes, journalistes, écrivains, poètes, comédiens et musiciens, majoritairement alévies, y perdent la vie. Genco Erkal est déjà connu pour ses prises de position publiques concernant la vie sociale, politique et religieuse de son pays, la Turquie. En 2007, il décide donc de composer une pièce documentaire sur ce massacre et collecte toutes sortes de témoignages sur cette journée noire de l'humanité. Le spectacle est créé en 2007 à Istanbul avant d'être accueilli en 2009 au Théâtre des Célestins à Lyon, dans le cadre de Sens interdits.
L'action d'Angry Bird se déroule dans un village qui voit naître un conflit religieux entre ses habitants. Autrefois vivant en bonne intelligence, ils doivent à présent faire face à une radicalisation d'un autre âge. Dans le même temps, deux adolescents, l'un issu d'une famille chrétienne et l'autre d'une famille musulmane, se découvrent mutuellement, autour d'une tablette électronique. Ils se retrouvent ainsi chaque soir pour jouer ensemble, alors que leurs pères tentent de se dresser contre ce rapprochement et que la tension monte tout autour d'eux. Mais ces Roméo et Juliette du Caucase décident de créer leur propre jeu. Le village, les parents et les dieux deviennent les jouets d'une lutte cruelle et impitoyable, à la fin apocalyptique. Le jeu devient plus brutal encore que la réalité et prend une dimension prophétique.
Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.