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Contes de Galicie
Stasiuk Andrzej ; Zuk Agnieszka ; Alaux Laurent
BOURGOIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782267017373
Dans les Contes de Galicie, Stasiuk raconte un lieu, un village du fin fond de la Pologne, au travers de la vie de ses habitants. Ces nouvelles, comme autant de portraits, peuvent exister de manière autonome, mais les histoires des uns et des autres s'imbriquent, s'entrecroisent, se lient et tissent une toile des correspondances qui échafaudent progressivement une mémoire commune, celle du village. Edek, Gacek, Maryska, Jôzek...- des ivrognes, des convertis au capitalisme, un ouvrier agricole dés?uvré, un tombeur en survêtement, un policier mélancolique, une femme fatale déchue et un fantôme philosophe - en sont les héros. Stasiuk dépeint ici avec humour et fantaisie une campagne polonaise vivant difficilement la période de transition entre les deux régimes, ce temps hybride où l'ancien et le nouveau coexistent en un mélange curieux et bouleversant.
Résumé : Les pays de l'Est de l'Europe fascinent et intriguent. Et c'est précisément ces sensations, fortes et ambiguës, que Stasiuk, grand écrivain voyageur polonais, est parti chercher en Sibérie, en Mongolie, en Chine, au Kirghizstan... Espaces immenses, terres arides, paysages inchangés depuis des siècles - Stasiuk nous immerge et nous fait partager dans ce récit sa vision de l'Est. Pour lui, l'Est, c'est aussi les confins de la Pologne, la rivière Bug, le village où sont nés ses parents, les vacances chez sa grand-mère qui voyait des esprits... C'est l'électrification massive de la campagne, l'exode des paysans vers la ville, l'industrialisation à outrance, le rêve brisé du communisme, le déracinement... Et aussi la Shoah, les déportations des minorités, les déplacements de populations. Voyage dans le passé, L'Est s'interroge également sur l'avenir. Stasiuk se lance dans une critique féroce du consumérisme, et les pages consacrées à la Chine sont d'une drôlerie salvatrice.
Cinq nouvelles comme autant de portraits s'inscrivant dans le cycle dédié par Stasiuk à sa région d'adoption, les Bieszczady, inauguré par Contes de Galicie et Dukla, récemment publiés en France aux éditions Christian Bourgois. Les héros en sont les pauvres habitants d'un village du fin fond de la Pologne orientale saisis dans leur quotidien frugal qui semble être soumis une fois pour toutes aux lois immuables de la nature. Pawel, Mietek, Grzesiek, Monsieur Henio et Edek vivent de peu de chose mais ils sont attachés à leur "ici et maintenant" dont ils supportent les imperfections avec une belle philosophie qui leur permet de concilier l'ancien et le nouveau, les rituels du passé et les bouleversements de la modernité. Ces fragments de vie, saisis ici avec humour et fantaisie sont liés entre eux, les histoires des uns et des autres s'entrecroisent et tissent le tableau émouvant de la vie d'un village où le présent s'écoule très lentement, où les hommes semblent vivre aux frontières de l'éternité, loin du chaos du monde et des dangers d'une civilisation de surabondance.En quelques motsCe petit livre séduit par sa grande force poétique et sa beauté formelle. L'utilisation de notions tels que le cosmos, l'éternité, l'ordre universel rapprocherait ces récits d'un traité métaphysique si l'auteur ne recourait pas systématiquement à l'oralité du discours et aux nombreuses énumérations des éléments du quotidien qui composent un environnement culturel concret et fort original en tant que tentative de saisir la réalité sous un angle nouveau et surprenant pour un lecteur occidental.
Oui, le monde est devenu étrange. Les voitures et les diamants vont à l'Est, les poumons et les foies à l'Ouest. Les voitures sont volées, les corps débités en morceaux. Mais pas ceux des femmes. On les découpe plutôt rarement. On préfère les faire passer en entier. Le Mur est tombé, mais d'autres barrières mentales ne l'ont-elles pas remplacé? D'un côté, les nantis de l'Ouest confits dans la graisse de leurs certitudes; de l'autre, les voleurs de grosses cylindrées et trousseurs de poules. Andrzej Stasiuk livre de noires imprécations sur une Europe désertée par la solidarité à coups de clichés qu'il détourne. Pour asseoir sa démonstration, il forge une allégorie puissante lorsque le c?ur d'un trafiquant de l'Est est transplanté dans la poitrine d'un tenant des valeurs occidentales. Le choc des cultures.
Andrzej Stasiuk est né en 1960 à Varsovie. Ecrivain, poète, essayiste et critique littéraire, il a obtenu de nombreux prix littéraires parmi lesquels le prestigieux prix de la Fondation culturelle de Pologne en 1994 et le prix de Koscielski en 1995. Dans sa jeunesse, militant pacifiste, il refuse de faire son service militaire. Il passe alors deux ans en prison, expérience qu'il racontera plus tard dans son livre Mury Hebronu (« Les murs d'Hébron »). Il a ensuite travaillé pour des journaux clandestins. Il a quitté Varsovie en 1987 pour s'établir dans un petit village des montagnes de Beskides où il habite encore. Depuis 1996, il dirige avec sa femme la maison d'édition Czarne spécialisée dans la littérature d'Europe centrale. Dukla est une petite ville au sud de la Pologne à la limite des Carpates, proche de la frontière avec la Slovaquie. La place du marché concentre tout le vide du monde et le vent souffle directement de l'Alaska et de la Sibérie. Dukla, avec ses murs croulants, le château du duc von Brühl, ses deux églises baroques et sa synagogue incendiée, exerce un pouvoir magique sur le narrateur, qui y retourne toujours comme s'il y était forcé. Plus le narrateur essaie d'expliquer les raisons de cette fascination et plus il s'approche de "l'autre côté du temps et de la réalité". De manière subtile, Dukla amène le narrateur à s'interroger sur sa vie actuelle. Le monde, tel qu'il est décrit, apparaît comme une succession d'images qui, captées par la rétine, se gravent sur la pellicule sensible de la mémoire. Ces images sont comme des plaques photographiques : on peut les superposer, mais l'image qui en résultera n'aura gagné ni en netteté ni en profondeur de champs. Sa tentative de dépeindre l'esprit du lieu, d'arracher à la matière sa mémoire, fait de cette quête une aventure poétique à haut risque. Dukla est considéré comme le meilleur roman de l'année 2000 en Pologne. Il est sans conteste le plus beau que l'auteur ait écrit jusqu'à présent. Dukla a été l'événement littéraire de la Foire du Livre de Francfort 2000 : aucun autre livre n'a fait l'objet de discussions aussi âpres et n'a été accueilli avec autant d'enthousiasme.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.