Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les barbares sont arrivés
Stasiuk Andrzej ; Bobowicz Zofia
THEATRALES
9,00 €
Épuisé
EAN :9782842602901
Oui, le monde est devenu étrange. Les voitures et les diamants vont à l'Est, les poumons et les foies à l'Ouest. Les voitures sont volées, les corps débités en morceaux. Mais pas ceux des femmes. On les découpe plutôt rarement. On préfère les faire passer en entier. Le Mur est tombé, mais d'autres barrières mentales ne l'ont-elles pas remplacé? D'un côté, les nantis de l'Ouest confits dans la graisse de leurs certitudes; de l'autre, les voleurs de grosses cylindrées et trousseurs de poules. Andrzej Stasiuk livre de noires imprécations sur une Europe désertée par la solidarité à coups de clichés qu'il détourne. Pour asseoir sa démonstration, il forge une allégorie puissante lorsque le c?ur d'un trafiquant de l'Est est transplanté dans la poitrine d'un tenant des valeurs occidentales. Le choc des cultures.
Andrzej Stasiuk est né en 1960 à Varsovie. Ecrivain, poète, essayiste et critique littéraire, il a obtenu de nombreux prix littéraires parmi lesquels le prestigieux prix de la Fondation culturelle de Pologne en 1994 et le prix de Koscielski en 1995. Dans sa jeunesse, militant pacifiste, il refuse de faire son service militaire. Il passe alors deux ans en prison, expérience qu'il racontera plus tard dans son livre Mury Hebronu (« Les murs d'Hébron »). Il a ensuite travaillé pour des journaux clandestins. Il a quitté Varsovie en 1987 pour s'établir dans un petit village des montagnes de Beskides où il habite encore. Depuis 1996, il dirige avec sa femme la maison d'édition Czarne spécialisée dans la littérature d'Europe centrale. Dukla est une petite ville au sud de la Pologne à la limite des Carpates, proche de la frontière avec la Slovaquie. La place du marché concentre tout le vide du monde et le vent souffle directement de l'Alaska et de la Sibérie. Dukla, avec ses murs croulants, le château du duc von Brühl, ses deux églises baroques et sa synagogue incendiée, exerce un pouvoir magique sur le narrateur, qui y retourne toujours comme s'il y était forcé. Plus le narrateur essaie d'expliquer les raisons de cette fascination et plus il s'approche de "l'autre côté du temps et de la réalité". De manière subtile, Dukla amène le narrateur à s'interroger sur sa vie actuelle. Le monde, tel qu'il est décrit, apparaît comme une succession d'images qui, captées par la rétine, se gravent sur la pellicule sensible de la mémoire. Ces images sont comme des plaques photographiques : on peut les superposer, mais l'image qui en résultera n'aura gagné ni en netteté ni en profondeur de champs. Sa tentative de dépeindre l'esprit du lieu, d'arracher à la matière sa mémoire, fait de cette quête une aventure poétique à haut risque. Dukla est considéré comme le meilleur roman de l'année 2000 en Pologne. Il est sans conteste le plus beau que l'auteur ait écrit jusqu'à présent. Dukla a été l'événement littéraire de la Foire du Livre de Francfort 2000 : aucun autre livre n'a fait l'objet de discussions aussi âpres et n'a été accueilli avec autant d'enthousiasme.
Dans leur camionnette déglinguée, deux amis sillonnent les confins est de l'Europe pour faire du business avec le rebut des pays occidentaux... L'excellent auteur polonais Stasiuk raconte, avec ironie et plein de verve, l'arrière-cour de la grande maison européenne.
Résumé : Les pays de l'Est de l'Europe fascinent et intriguent. Et c'est précisément ces sensations, fortes et ambiguës, que Stasiuk, grand écrivain voyageur polonais, est parti chercher en Sibérie, en Mongolie, en Chine, au Kirghizstan... Espaces immenses, terres arides, paysages inchangés depuis des siècles - Stasiuk nous immerge et nous fait partager dans ce récit sa vision de l'Est. Pour lui, l'Est, c'est aussi les confins de la Pologne, la rivière Bug, le village où sont nés ses parents, les vacances chez sa grand-mère qui voyait des esprits... C'est l'électrification massive de la campagne, l'exode des paysans vers la ville, l'industrialisation à outrance, le rêve brisé du communisme, le déracinement... Et aussi la Shoah, les déportations des minorités, les déplacements de populations. Voyage dans le passé, L'Est s'interroge également sur l'avenir. Stasiuk se lance dans une critique féroce du consumérisme, et les pages consacrées à la Chine sont d'une drôlerie salvatrice.
Varsovie, dans les années 90. À six heures moins cinq, Pawel quitte son appartement saccagé par les hommes de main du parrain de la mafia locale. Il a trois jours pour régler la dette qu'il a contractée à leur égard. Incapable de réunir la somme d'argent, il erre à travers la ville, cher-chant désespérément à échapper à son destin. Ce palpitant roman noir nous plonge au coeur de la vie de cette grande métropole et de ses habitants. Stasiuk dépeint ainsi sans complaisance une Pologne en pleine mutation depuis son ouverture au monde capitaliste. "J'ai retrouvé un parfum des écrits de Hamsum, Sartre, Genet et Kafka dans l'écriture au scalpel de Stasiuk. Neuf est une oeuvre majeure de la littérature contemporaine, qui dresse le portrait d'une génération déracinée et nerveuse, celle des Européens de l'Est, et d'une ville qui doit se résigner à l'ère post-communiste. (Irvine Welsh, The New York Tunes Book Review)"
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.