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Dukla
Stasiuk Andrzej ; Zuk Agnieszka ; Alaux Laurent
BOURGOIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782267016925
Andrzej Stasiuk est né en 1960 à Varsovie. Ecrivain, poète, essayiste et critique littéraire, il a obtenu de nombreux prix littéraires parmi lesquels le prestigieux prix de la Fondation culturelle de Pologne en 1994 et le prix de Koscielski en 1995. Dans sa jeunesse, militant pacifiste, il refuse de faire son service militaire. Il passe alors deux ans en prison, expérience qu'il racontera plus tard dans son livre Mury Hebronu (« Les murs d'Hébron »). Il a ensuite travaillé pour des journaux clandestins. Il a quitté Varsovie en 1987 pour s'établir dans un petit village des montagnes de Beskides où il habite encore. Depuis 1996, il dirige avec sa femme la maison d'édition Czarne spécialisée dans la littérature d'Europe centrale. Dukla est une petite ville au sud de la Pologne à la limite des Carpates, proche de la frontière avec la Slovaquie. La place du marché concentre tout le vide du monde et le vent souffle directement de l'Alaska et de la Sibérie. Dukla, avec ses murs croulants, le château du duc von Brühl, ses deux églises baroques et sa synagogue incendiée, exerce un pouvoir magique sur le narrateur, qui y retourne toujours comme s'il y était forcé. Plus le narrateur essaie d'expliquer les raisons de cette fascination et plus il s'approche de "l'autre côté du temps et de la réalité". De manière subtile, Dukla amène le narrateur à s'interroger sur sa vie actuelle. Le monde, tel qu'il est décrit, apparaît comme une succession d'images qui, captées par la rétine, se gravent sur la pellicule sensible de la mémoire. Ces images sont comme des plaques photographiques : on peut les superposer, mais l'image qui en résultera n'aura gagné ni en netteté ni en profondeur de champs. Sa tentative de dépeindre l'esprit du lieu, d'arracher à la matière sa mémoire, fait de cette quête une aventure poétique à haut risque. Dukla est considéré comme le meilleur roman de l'année 2000 en Pologne. Il est sans conteste le plus beau que l'auteur ait écrit jusqu'à présent. Dukla a été l'événement littéraire de la Foire du Livre de Francfort 2000 : aucun autre livre n'a fait l'objet de discussions aussi âpres et n'a été accueilli avec autant d'enthousiasme.
J'aime ce bordel balkanique, hongrois, slovaque et polonais, cette merveilleuse pesanteur de la matière, ce sublime endormissement, ce je-m'en-foutisme face aux faits, cet esprit de suite dans la saoulerie à midi pile. " Sur la route de Bahadag est un voyage à travers l'" Autre Europe ": en Pologne, Slovaquie, Slovénie, Albanie, Moldavie, Hongrie et Roumanie. Stasiuk parcourt cet espace par tous les moyens ; en train, en stop, en bateau, il cherche à saisir au plus près le rapport au monde des habitants de cette région. A la recherche d'indices, il scrute avec tendresse tout ce qui s'offre à son regard : paysages, lumière, animaux, odeurs, pièces de monnaie, photos... L'intensité de ses souvenirs et la chaleur de ses descriptions donnent au lecteur envie d'explorer à son tour cette Europe méconnue.
Résumé : Stasiuk, grand bourlingueur devant l'éternel, repart en voyage dans le grand Est. Cette fois-ci, il est accompagné d'un ami, un type introverti et taciturne. Le trajet est bien tracé, en ligne droite : Ukraine, Russie, Kazakhstan, Mongolie. A l'image du parcours, la narration aussi est linéaire et se fait au gré des kilomètres avalés. Andrzej Stasiuk ne cesse de nous surprendre. Il a beau changer de style, de registre, ses variations autour du voyage nous touchent toujours autant par leur sincérité et par ce sens de l'observation aiguisé dont il est le maître. Ode à la voiture, carnet de rencontres drolatique et dénonciation acerbe des stéréotypes que les peuples entretiennent les uns à l'égard des autres, "Mon bourricot "est tout cela à la fois. On a tout simplement envie de monter dans sa voiture et de parcourir avec lui des milliers de kilomètres, sans but précis... Parce qu'un voyage se passe de motifs. Parce qu'on part pour mieux se quitter soi-même.
Biographie de l'auteur L'écrivain, poète et essayiste polonais Andrzej Stasiuk est né en 1960 à Varsovie. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres dont quatorze sont traduits en français et en plusieurs autres langues. L'oeuvre de Stasiuk a souvent été récompensée. En France, la tonalité inimitable de sa prose ainsi que son amour profond pour les oubliés de l'Europe ont suscité beaucoup d'enthousiasme. En 2011, Actes Sud a publié son roman Taksim.
Résumé : Les pays de l'Est de l'Europe fascinent et intriguent. Et c'est précisément ces sensations, fortes et ambiguës, que Stasiuk, grand écrivain voyageur polonais, est parti chercher en Sibérie, en Mongolie, en Chine, au Kirghizstan... Espaces immenses, terres arides, paysages inchangés depuis des siècles - Stasiuk nous immerge et nous fait partager dans ce récit sa vision de l'Est. Pour lui, l'Est, c'est aussi les confins de la Pologne, la rivière Bug, le village où sont nés ses parents, les vacances chez sa grand-mère qui voyait des esprits... C'est l'électrification massive de la campagne, l'exode des paysans vers la ville, l'industrialisation à outrance, le rêve brisé du communisme, le déracinement... Et aussi la Shoah, les déportations des minorités, les déplacements de populations. Voyage dans le passé, L'Est s'interroge également sur l'avenir. Stasiuk se lance dans une critique féroce du consumérisme, et les pages consacrées à la Chine sont d'une drôlerie salvatrice.
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
TOME I : André Kolossov - Les Trois portraits - Un Bretteur - Le Juif - Pétouchkhov - Mémoires d'un chasseur - Le Journal d'un homme de trop - Trois rencontres - Moumou - L'Auberge de grand chemin - Deux amis - Les Eaux tranquilles - Une Correspondance - Jacques Passynkov - Roudine. Appendice : Le Bureau particulier du domaine.
Conrad Joseph ; Porée Marc ; Bordenave Henriette ;
Résumé : Octobre 1899. Joseph Conrad redoute la stérilité : "Il n'y a rien à montrer finalement. Rien ! Rien ! Rien !" Il se croit guetté par le néant, alors qu'il n'écrit que des chefs-d'oeuvre. Six mois plus tôt, Au coeur des ténèbres a commencé de paraître en revue ; la rédaction de Lord Jim sera achevée l'année suivante ; Typhon suit de près. De quoi Conrad se méfie-t-il donc ? Des "obscures impulsions" de l'imagination. "Je veux considérer la réalité comme une chose rude et rugueuse sur laquelle je promène mes doigts. Rien de plus". Il lutte pour rester à la surface, mais il a beau s'en défendre, les joyaux de son oeuvre viennent des profondeurs. Né en Ukraine polonaise, sous domination russe, puis "adopté par le génie de la langue" anglaise, Conrad sillonne les mers durant une vingtaine d'années. Il a trente-sept ans quand paraît son premier roman. Son oeuvre est impensable sans cette première vie passée à naviguer. Il s'est pourtant insurgé contre l'étiquette de "romancier de la mer" qu'on lui accolait. Ses navires sont surtout des dispositifs expérimentaux concentrant, dans un huis-clos en mouvement, les expériences humaines les plus aiguës. Fidèle au "plaisir de lire" , on objecterait à bon droit que Conrad est malgré tout un romancier d'aventures. Il est vrai que ses personnages sont tantôt confrontés à des tempêtes formidables, tantôt à une "immobilité mortelle" . ll leur arrive encore de trouver une mort brutale dans des contrées hostiles. Mais cela ne fait pas de l'oeuvre romanesque de Conrad un divertissement épique. Si l'héroïsme y est souvent introuvable, on y rencontre en revanche la trahison, l'enfer des âmes folles et l'impossible rachat. Sans oublier l'absurdité de la condition humaine. Au-delà de ses thèmes, la modernité de l'oeuvre de Conrad tient à l'extrême audace de la narration. Ses romans sont portés par des voix - celle de Marlow, bien sûr, mais ce n'est pas la seule -, et les récits sont savamment entrelacés, déjouant ainsi le piège des continuités arbitraires. Son oeuvre aussitôt traduite en France suscita l'engouement. Chose rare, La NRF lui consacre un numéro d'hommage quand, en 1924, il disparaît. L'année précédente, la même revue avait célébré Proust. Cest dire l'importance qu'avait déjà Conrad pour ses contemporains les plus avertis. Aujourd'hui plus que jamais, il est "l'un des nôtres" . Depuis Le Nègre du "Narcisse" (1897), manifeste artistique dont l'ambition est de pouvoir justifier son "existence à chaque ligne" , jusqu'au plus grand roman (ou "confession") de la dernière période, La Ligne d'ombre (1917), ce volume propose une traversée des trois décennies couvertes par son oeuvre. Chaque escale est indispensable. On regarde parfois vers la mer, parfois vers la terre, parfois dans les deux directions. L'intranquillité conradienne demeure inébranlable dans la tourmente. Bienheureux les lecteurs qui en feront leur boussole.
Résumé : Ce sont les récits des dix dernières années. Parmi eux, des oeuvres très développées, telles que La Salle n° 6, Trois années, etc., que gouverne toujours l'irrésistible simplicité tchékhovienne. Même lorsque se sent l'influence du théâtre - La Maison à Mezzanine aurait pu faire une excellente pièce, et le cinéma a "visualisé" sans peine La Dame au petit chien -, subsiste la règle d'or de la discrétion et de la vérité.
Résumé : Pour la première fois l'ensemble de l'oeuvre de Tchékhov est offerte au public français sous la forme ramassée de trois volumes de la Pléiade. Le premier tome comporte le Théâtre, traduit par Elsa Triolet, y compris le Platonov, ouvre de jeunesse étrange et touffue, récemment mise à jour, qui profile en un raccourci baroque tout l'univers théâtral du Tchékhov de la maturité. Le théâtre est suivi des Récits pour la période 1882-1886. C'est l'époque des débuts de Tchékhov ; elle est dominée par sa participation aux petites revues satiriques du temps et par la veine humoristique, mais, derrière la fantaisie pittoresque, pointent déjà l'émotion et l'acuité de l'oeuvre ultérieure.