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Napoléon III et les principautés roumaines
Starcky Emmanuel
RMN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711855803
Au début du XIXème siècle la question des nationalités hante de nombreux peuples européens. En France, Napoléon III prône le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il use de son influence pour encourager l'union de deux principautés roumaines, la Moldavie et la Valachie, en soutenant d'abord le très francophile Alexandru Ioan Cuza, puis le prince Charles de Hohenzollern qui deviendra Carol Ier de Roumanie. Organisée à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Napoléon III, l'exposition successivement présentée à Bucarest puis à Compiègne permet, pour la première fois, de découvrir et d'illustrer les liens gui se sont tissés progressivement entre la France et la Roumanie depuis le XVIIIème siècle, et ont forgé une durable amitié entre ces pays situés aux deux extrémités de l'Europe. Evoquant l'?uvre politique de Napoléon III, le propos de l'exposition se clôt en 1881, avec la proclamation du royaume de Roumanie. Ce pan d'histoire est illustré par plusieurs documents d'archives fondateurs (traité de Paris, 1856 et traité de Berlin, 1878). Les liens entre la France et les premiers princes dirigeants des principautés unies sont évoqués notamment par les séjours de Charles de Hohenzollern à Compiègne et à Paris. Des pièces du trésor d'or de Pietroasa rappellent la présence de la Roumanie à l'Exposition universelle de Paris en 1867. Mais les liens entre les deux pays s'étendent aussi au domaine artistique, comme le montre la mise en regard des ?uvres de Grigorescu et des peintres de l'Ecole de Barbizon. Cette présentation rend hommage à la politique étrangère de l'empereur tout en explorant la naissance de la Roumanie contemporaine, pays aujourd'hui membre à part entière de l'Union européenne.
EIlaborée par le palais de Compiègne et la bibliothèque municipale, l'exposition aborde pour la première fois le thème des bibliothèques des souverains et de la Cour. La bibliothèque de l'abbaye Saint-Corneille, au coeur d'un vaste réseau européen d'échanges de volumes, est évoquée par d'exceptionnels manuscrits médiévaux. Les bibliothèques de Louis XV et Louis XVI, pour lesquelles ont été conservés des plans et des inventaires de livres, puis celle de Napoléon Ier, sont également mises à l'honneur. Cette dernière, à l'ambitieux décor peint conçu par Girodet, accueillait un mobilier d'acajou et bois doré exécuté par Jacob-Desmalter, avant d'être remeublée par Napoléon III. Pendant le Second Empire, la bibliothèque des invités devint le lieu de sociabilité des hôtes de l'Empereur où l'on empruntait romans, revues et journaux. Après la déchéance de ce dernier, la IlIe République la laissa subsister quelque temps, comme une sorte de deuxième bibliothèque municipale, en miroir de celle de la Ville. Les ouvrages et manuscrits de ces bibliothèques dispersées à la fin du XIXe siècle sont ici présentés, illustrant l'histoire, parfois mouvementée, de Louis XV à Napoléon III. Ils restituent, d'une façon irremplaçable, la vie intellectuelle des souverains, nous introduisant par là même dans une époque aussi riche que complexe.
A l'heure du bicentenaire de Waterloo et des commémorations napoléoniennes, la fascination qu'exerce le Premier Empire s'incarne aussi par les arts. Par-delà les événements politiques et militaires, cette époque correspond en effet à un grand moment de la création artistique et de l'histoire du goût. Si le style Empire, qui se répand dans l'Europe entière, est trop souvent réduit à la seule expression du pouvoir impérial et de sa propagande, émergent pourtant, entre 1800 et 1815, des formes innovantes et des motifs originaux ouvrant la voie aux évolutions vers la modernité. Entre néo-classicisme, style troubadour ou préromantisme, de grands noms scandent cette époque - de David à Prud'hon - et des créations audacieuses du grand ébéniste de l'Empereur, Jacob-Desmalter, préfigurent certaines tendances art déco. Le palais de Compiègne, en partenariat avec le château royal de Varsovie dont ce sera la première exposition napoléonienne en Pologne, propose de montrer l'originalité, la richesse et la modernité de cette époque, à partir d'une sélection d'oeuvres provenant des principales collections publiques françaises.
La vie artistique de l'Europe du XVIIIe siècle a été marquée par la constitution d'importantes collections d'oeuvres d'art, qui contribuèrent par la suite au développement des musées au XIXe siècle. Les Esterhazy s'étaient intéressés à l'art dès le début du XVIIe siècle. Le plus grand collectionneur de cette prestigieuse famille fut le prince Nicolas II (1765-1833) qui se passionna avant tout pour la peinture, le dessin et la gravure, et constitua l'une des plus importantes collections d'art de Hongrie et de l'empire autrichien. Cette collection fut vendue en 1870 à l'Etat hongrois naissant, et devint ainsi l'un des principaux fonds de l'actuel musée des Beaux-Arts de Budapest. L'exposition présentée au château de Compiègne de Budapest réunit plus de deux cents oeuvres offrant un panorama extrêmement varié de la production artistique européenne du XVIe siècle, et témoignant des goûts affirmés qui distinguèrent les Esterhazy de leurs contemporains. Elle présente notamment un remarquable ensemble de peintures italiennes (Véronèse, Bellotto), françaises (Bourdon, Le Lorrain), espagnoles (Ribera), flamandes et hollandaises. Dessins gravures, objets d'art, mais aussi livres et partitions complètent le portrait d'un prince éclairé. Cette présentation offre une occasion unique de découvrir des chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts de Budapest et de la Fondation Esterhazy à Eisenstadt, dont les richesses restent trop peu connues en France
Starcky Emmanuel ; Von Stockhausen Tilmann ; Tinte
Franz Xaver Winterhalter (1805-1873) fut le dernier grand portraitiste de cour. Originaire d'un petit village de la Forêt-Noire, il s'établit à Paris en 1834 et gagna par son talent les faveurs des têtes couronnées européennes et des dames de la haute société. Louis-Philippe, l'impératrice Eugénie, la reine Victoria et l'impératrice Elisabeth d'Autriche comptèrent parmi ses commanditaires. Très richement illustré ce catalogue rassemble près de quatre-vingt-dix oeuvres présentées dans le cadre de l'exposition que le palais de Compiègne, l'Augustinermuseum (Fribourg-en-Brisgau) et le Museum of Fine Arts (Houston) ont souhaité consacrer au peintre. Fruit d'une collaboration internationale, il retrace la carrière de ce grand maitre de l'art du portrait et offre des éclairages nouveaux sur ses débuts, sur sa réception critique ou encore sur les rapports de son oeuvre avec l'image de la femme au XIXe siècle et la mode de son temps.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.
Laporte Sophie ; Caillat Marie ; Castiglione Julia
Merveille archéologique, source inépuisable d'histoire, joyau esthétique, Pompéi a inspiré des générations d'écrivains et de peintres. La ville continue de fasciner les voyageurs qui empruntent ses rues pavées et contemplent les mosaïques de la Maison du Poète tragique ou les fresques sublimes qui ornent la Villa des Mystères... S'appuyant sur les travaux les plus récents des archéologues et revenant sur les fouilles organisées à partir du XVIIIe siècle, cet ouvrage propose un voyage évocateur) travers le temps et l'espace pompéiens. Contenu numérique exclusif : interviews vidéo des archéologues, images des plus belles fresques en très haute résolution, reconstitution 3D des maisons pompéiennes.