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Secrets de bibliothèques. Les souverains et leurs livres à Compiègne
Starcky Emmanuel ; Desti Marc ; Haegele Vincent
RMN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711864454
EIlaborée par le palais de Compiègne et la bibliothèque municipale, l'exposition aborde pour la première fois le thème des bibliothèques des souverains et de la Cour. La bibliothèque de l'abbaye Saint-Corneille, au coeur d'un vaste réseau européen d'échanges de volumes, est évoquée par d'exceptionnels manuscrits médiévaux. Les bibliothèques de Louis XV et Louis XVI, pour lesquelles ont été conservés des plans et des inventaires de livres, puis celle de Napoléon Ier, sont également mises à l'honneur. Cette dernière, à l'ambitieux décor peint conçu par Girodet, accueillait un mobilier d'acajou et bois doré exécuté par Jacob-Desmalter, avant d'être remeublée par Napoléon III. Pendant le Second Empire, la bibliothèque des invités devint le lieu de sociabilité des hôtes de l'Empereur où l'on empruntait romans, revues et journaux. Après la déchéance de ce dernier, la IlIe République la laissa subsister quelque temps, comme une sorte de deuxième bibliothèque municipale, en miroir de celle de la Ville. Les ouvrages et manuscrits de ces bibliothèques dispersées à la fin du XIXe siècle sont ici présentés, illustrant l'histoire, parfois mouvementée, de Louis XV à Napoléon III. Ils restituent, d'une façon irremplaçable, la vie intellectuelle des souverains, nous introduisant par là même dans une époque aussi riche que complexe.
La vie artistique de l'Europe du XVIIIe siècle a été marquée par la constitution d'importantes collections d'oeuvres d'art, qui contribuèrent par la suite au développement des musées au XIXe siècle. Les Esterhazy s'étaient intéressés à l'art dès le début du XVIIe siècle. Le plus grand collectionneur de cette prestigieuse famille fut le prince Nicolas II (1765-1833) qui se passionna avant tout pour la peinture, le dessin et la gravure, et constitua l'une des plus importantes collections d'art de Hongrie et de l'empire autrichien. Cette collection fut vendue en 1870 à l'Etat hongrois naissant, et devint ainsi l'un des principaux fonds de l'actuel musée des Beaux-Arts de Budapest. L'exposition présentée au château de Compiègne de Budapest réunit plus de deux cents oeuvres offrant un panorama extrêmement varié de la production artistique européenne du XVIe siècle, et témoignant des goûts affirmés qui distinguèrent les Esterhazy de leurs contemporains. Elle présente notamment un remarquable ensemble de peintures italiennes (Véronèse, Bellotto), françaises (Bourdon, Le Lorrain), espagnoles (Ribera), flamandes et hollandaises. Dessins gravures, objets d'art, mais aussi livres et partitions complètent le portrait d'un prince éclairé. Cette présentation offre une occasion unique de découvrir des chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts de Budapest et de la Fondation Esterhazy à Eisenstadt, dont les richesses restent trop peu connues en France
Le bicentenaire de la naissance de Napoléon III (1808-1873) offre l'occasion de redécouvrir le Second Empire, temps fort du développement de la France moderne, sous l'angle des relations franco-britanniques qui y apportèrent une contribution décisive. Anglophile averti, l'empereur fit de la Grande-Bretagne un partenaire diplomatique privilégié, et bien plus encore, une source d'inspiration. Préfigurée sous Louis-Philippe, cette entente cordiale fut scellée par un engagement commun dans la guerre de Crimée (1854-1856) et se traduisit en 1855 par une double rencontre entre les souverains. Après avoir accueilli Napoléon III au château de Windsor en avril, la reine Victoria vint en août à Paris visiter l'Exposition universelle, manifestation internationale née de l'émulation franco-britannique. Au c?ur et autour de ce double événement, théâtre exceptionnel d'échanges pour les deux pays, le catalogue de cette exposition explore pour la première fois le dialogue culturel entre la France et l'Angleterre à cette époque, si fécond dans tous les domaines, des beaux-arts à l'architecture et à l'urbanisme, des arts décoratifs aux jardins, de l'aquarelle et de la photographie à la mode.
A l'heure du bicentenaire de Waterloo et des commémorations napoléoniennes, la fascination qu'exerce le Premier Empire s'incarne aussi par les arts. Par-delà les événements politiques et militaires, cette époque correspond en effet à un grand moment de la création artistique et de l'histoire du goût. Si le style Empire, qui se répand dans l'Europe entière, est trop souvent réduit à la seule expression du pouvoir impérial et de sa propagande, émergent pourtant, entre 1800 et 1815, des formes innovantes et des motifs originaux ouvrant la voie aux évolutions vers la modernité. Entre néo-classicisme, style troubadour ou préromantisme, de grands noms scandent cette époque - de David à Prud'hon - et des créations audacieuses du grand ébéniste de l'Empereur, Jacob-Desmalter, préfigurent certaines tendances art déco. Le palais de Compiègne, en partenariat avec le château royal de Varsovie dont ce sera la première exposition napoléonienne en Pologne, propose de montrer l'originalité, la richesse et la modernité de cette époque, à partir d'une sélection d'oeuvres provenant des principales collections publiques françaises.
Au début du XIXème siècle la question des nationalités hante de nombreux peuples européens. En France, Napoléon III prône le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il use de son influence pour encourager l'union de deux principautés roumaines, la Moldavie et la Valachie, en soutenant d'abord le très francophile Alexandru Ioan Cuza, puis le prince Charles de Hohenzollern qui deviendra Carol Ier de Roumanie. Organisée à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Napoléon III, l'exposition successivement présentée à Bucarest puis à Compiègne permet, pour la première fois, de découvrir et d'illustrer les liens gui se sont tissés progressivement entre la France et la Roumanie depuis le XVIIIème siècle, et ont forgé une durable amitié entre ces pays situés aux deux extrémités de l'Europe. Evoquant l'?uvre politique de Napoléon III, le propos de l'exposition se clôt en 1881, avec la proclamation du royaume de Roumanie. Ce pan d'histoire est illustré par plusieurs documents d'archives fondateurs (traité de Paris, 1856 et traité de Berlin, 1878). Les liens entre la France et les premiers princes dirigeants des principautés unies sont évoqués notamment par les séjours de Charles de Hohenzollern à Compiègne et à Paris. Des pièces du trésor d'or de Pietroasa rappellent la présence de la Roumanie à l'Exposition universelle de Paris en 1867. Mais les liens entre les deux pays s'étendent aussi au domaine artistique, comme le montre la mise en regard des ?uvres de Grigorescu et des peintres de l'Ecole de Barbizon. Cette présentation rend hommage à la politique étrangère de l'empereur tout en explorant la naissance de la Roumanie contemporaine, pays aujourd'hui membre à part entière de l'Union européenne.
Chevillot Catherine ; Le Normand-Romain Antoinette
Sculpteur mondialement célèbre à partir de 1900, Rodin a réexaminé tous les aspects fondamentaux de la sculpture. A chaque génération, les nouveaux regards portés sur son oeuvre, loin de le rejeter dans un passé révolu, ont enrichi la compréhension que nous avons de son art. L'ouvrage présente les apports décisifs de Rodin expressionniste et expérimentateur, son univers créatif, son accueil par ses contemporains, et, enfin, les appropriations que son oeuvre a suscitées de la part des artistes. Rodin ouvre en effet la voie à une sensibilité nouvelle, explorant un rapport particulier au temps, à la matière et au sens. La masse sculpturale paraît comme animée d'une énergie vitale propre : l'épiderme est le lieu où affleure avec plus ou moins d'impétuosité l'effervescence intérieure. Les émotions cherchent à s'exprimer et leur houle vient mourir à la surface des oeuvres.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.