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Théologie dogmatique orthodoxe. Tome 3
Staniloae Dumitru ; Otal Romain ; Costa de Beaureg
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204098663
Le père Dumitru Staniloae est l'un des grands théologiens du XXe siècle. Homme de témoignage, il a connu la prison sous le totalitarisme communiste. Homme de pensée, il est reconnu comme un éminent écrivain de langue roumaine. Homme de dialogue, il a établi une rare synthèse entre les traditions occidentale et orientale. Homme de prière, il a été canonisé comme saint Dumitru le Confesseur. Quel est le sens, quelle est la réalité des mystères ? En quoi sont-ils actifs ? Comment le Christ est-il présent dans la vie sacramentelle de l'Eglise ? Quelle communication des énergies divines le Saint-Esprit y opère-t-il ? Comment en faire l'expérience ? Quelle vision de l'histoire et de son accomplissement, du monde et de sa fin, le christianisme engage-t-il ? Comment cette transfiguration à venir est-elle déjà là ? Dans ces pages fondamentales et qui sont enfin accessibles en français, la lectrice ou le lecteur d'aujourd'hui trouvera une expression inégalée de la théologie orthodoxe répondant aux plus cruciales de ses questions. Ainsi qu'une aide essentielle pour traverser les temps paradoxaux qui nous sont donnés. Traduit du roumain par Romain Otal
La théologie négative est une opération intellectuelle, la dernière qui, tout comme la prière, est mêlée au sentiment d'impuissance à saisir Dieu. Elle est liée à la contemplation de Dieu par la nature, l'histoire, la Sainte Ecriture, par l'art, les dogmes et, en général, par tout ce qui se trouve à mi-chemin entre Dieu et nous, soit en tant que réalité extérieure, soit en tant que système de concepts et d'images symboliques. Etant donné que réalités, concepts ou images symboliques, d'une part, reflètent Dieu et, de l'autre, éveillent en nous l'évidence, ou le sentiment non explicite, que Dieu s'en distingue totalement, cette théologie incite à la négation de tous les attributs positifs que nous avons conférés à Dieu à partir d'eux. Les médiations nous ouvrant une perspective vers Dieu, elles nous placent en même temps face à l'abîme infini de la réalité olivine que nous ne pouvons saisir par notre esprit et qui, en premier lieu, ne nous figure rien de ce que représentent les réalités créées, les concepts et les images symboliques. Mais, face à cet abîme, notre intelligence ne renonce pas encore à porter son regard sur les réalités, les concepts et les images symboliques. Elle promène son regard de ces réalités vers l'abîme, constatant qu'elles ne lui offrent pas les moyens de le caractériser. Cherchant pour ainsi dire à sonder l'abîme à l'aune des créatures (le ce monde, c'est-à-dire par des propriétés, des images ou des concepts formés sur la base des êtres créés, l'intelligence constate qu'aucun de ces moyens n'est approprié. Elle les rejette alors tour à tour. La théologie négative est donc bien un exercice intellectuel qui examine le contenu des différentes données établies et des concepts au regard de l'abîme divin qu'il ressent en quelque sorte par la sensibilité, constatant qu'ils sont insuffisants.
Staniloae Dumitru ; Costa de Beauregard Marc-Antoi
Prêtre résistant sous le communisme, théologien internationalement reconnu, spirituel réputé, déclaré saint par l'Eglise orthodoxe de Roumanie, Dumitru Staniloae est l'auteur d'une synthèse monumentale et magistrale qui jette un pont entre l'Occident et l'Orient chrétiens et que voici, enfin accessible, en français. Le premier tome de la Théologie dogmatique orthodoxe traitait de la révélation de la Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Le deuxième tome que voici se concentre sur la glorification du Christ, Fils unique et Verbe de Dieu. On y trouvera de longues pages consacrées à l'historicité de Jésus. L'Incarnation du Verbe est en effet une réalité qui marque l'Histoire de son sceau. Elle est une puissance sans violence qui transforme les êtres de l'intérieur. La seconde moitié du volume donne toute sa place à l'Esprit Saint : c'est lui qui permet à la personne humaine de s'approprier l'oeuvre du Christ, d'assimiler l'Evangile et de déployer son existence à la ressemblance de Dieu. Ces pages contiennent une confession de foi vivante et fervente, ancrée dans l'Ecriture sainte, dans la pensée et l'expérience spirituelle des saints Pères, et exprimée dans le langage d'une théologie contemporaine, à la fois mystagogique et missionnaire. Un approfondissement majeur, passionné et joyeux sur le mystère de l'amour de Dieu pour l'humanité.
Reprenant le thème de l'explicationde la Divine Liturgie inaugurée par le byzantin Nicolas Cabasilas, le père Staniloae commente chaque moment et chaque prière de la liturgie, lui donnant l'occasion d'un approfondissement du sens, d'une méditation personnelle et d'un commentaire homélitique propre à son génie. On y découvre le lien profond entre la théologie et la spiritualité liturgique et ascétique de l'Orthodoxie. A l'heure où les chrétiens d'Occident recherchent les richesses du christianisme oriental, ce livre est l'occasion d'un ressourcement sur le sens de la liturgie et de l'Eucharistie.
Résumé : Publié pour la première fois en Russie en 1870, ce petit livre, dont l'auteur est resté anonyme, représente l'un des plus beaux textes spirituels de l'orthodoxie russe. A travers un style qui garde le charme du langage populaire, le lecteur découvre la piété russe, dans ce qu'elle a de frais et de pur. Des épisodes nombreux et colorés le mettent au contact de la Russie ancienne, celle qui a inspiré les grands écrivains du siècle passé. Il rencontre enfin une tradition contemplative remontant aux premiers siècles de l'Orient chrétien, appliquée dans ces Récits du pèlerin par un contemporain de Dostoïevski et de Tolstoï. Une introduction et des notes donnent les commentaires nécessaires à une bonne compréhension du texte.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".
Terre mythique, difficile d'accès, interdite aux femmes, le Mont Athos, en Grèce, est un haut lieu de la chrétienté. Perchés à flanc de falaises ou dressés sur le rivage, ses vingt monastères et leur ermitage renferment l'une des plus grandes collections d'art du monde, offerte à la vénération des moines et des pèlerins : iconostases flamboyantes, bibliothèques pleines d'incunables précieux, églises couvertes de fresques dont les plus anciennes remontent au VIIe siècle... Du Mont Athos, Jean-Yves Leloup écrit des lettres à un ami dans un style ouvert, franc et riche. Parlant de son expérience de la vie à la Sainte Montagne, il raconte pourquoi il est un " suiveur du Christ " et comment il est venu à l'hésychasme, spiritualité fondée sur la prière du coeur, chère aux orthodoxes. Un passionnant index historique, théologique et anecdotique du Mont Athos ainsi qu'une chronologie retracent l'histoire du lieu et en révèle la richesse humaine. Ce livre est un vibrant hommage à la force du Mont Athos, à la grandeur de la spiritualité qui l'anime.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.