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Etre, soi, sens. Les antécédences herméneutiques de La dialectique réflexive
Stanguennec André
PU SEPTENTRION
24,00 €
Épuisé
EAN :9782757400500
Il s'agit du complément de La dialectique réflexive dont on explicite les antécédences dans la perspective d'une histoire des transformations d'un espace triangulaire diversement et successivement articulé. L'être substantiel y a d'abord donné son sens au soi dans trois ontologies fondamentales de la substance (Aristote, Spinoza, Schleiermacher), tandis qu'ensuite, par une tentative de radicale inversion exemplairement repérée et élargie à partir de Kant (Humboldt, Cassirer, Weil) le soi a été posé comme donnant son sens à l'être. La donation du sens est enfin résultée d'une détermination réciproque de l'être substantiel et du soi subjectif, dont le premier mode fut chez Hegel à dominante substantielle, tandis que la dialectique réflexive se présente comme le second mode de cette réciprocité de l'être et du soi dans le sens, à dominante de subjectivité finie. Peut ainsi se trouver confirmée, après la "rescendance de la métaphysique" (Heidegger) et les propositions de sens de la philosophie de la physique (D. Bohm, G. Simondon, B. d'Espagnat) une possible et nécessaire "réascendance de la métaphysique". Biographie: Les travaux de l'auteur portent sur Kant, Hegel, l'idéalisme allemand, l'herméneutique contemporaine et sur la constitution contemporaine de la pensée dialectique dans la perspective d'une "réascendance de la métaphysique". Il a récemment publié Le questionnement moral de Nietzsche, Lille, Presses universitaires du Septentrion, 2005; La morale des lettres, Paris, Vrin, 2005; La dialectique réflexive, Lille, Presses universitaires du Septentrion, 2006; Mallarmé: penser les arts et la politique, Nantes, Editions Cécile Defaut, 2008.
L'interprétation communément reçue du romantisme est de considérer qu'il est un phénomène exclusivement esthétique et artistique. Or il n'en est rien. D'un côté, l'esthétique y est adossée à la science dans trois domaines tout particulièrement : en mathématiques, l'idée combinatoire ne manque pas de retentir sur la poétique ; en physique, la théorie des champs permet d'introduire une philosophie romantique de la nature ; en biologie, la théorie de la forme permet de penser une morphologie naissante. D'un autre côté et inversement, les idées esthétiques débordent sur la science comme le montre l'approche goethéenne des phénomènes naturels. Au centre de cet espace théorique et du débat qu'il engendre, il faut placer la pensée de Kant comme le point focal de l'ouvrage. Aller de la science vers l'art ou de l'art vers la science afin de faire valoir leur unité qui est celle de l'esthétique et de l'épistémologie, telle est l'ambition du romantisme allemand. Telle est aussi l'ambition des études réunies ici.
Cet ouvrage se propose d'analyser les rapports entre peinture et philosophie modernes, depuis la peinture romantique allemande, l'impressionnisme et l'abstraction, jusqu'au ready-made, à l'art conceptuel et aux pratiques photographiques ou vidéo-filmiques contemporaines. À cette fin, il met en oeuvre trois démarches articulées : une philosophie de la culture (Ernst Cassirer, Erwin Panofsky, Nelson Goodman) qui considère l'art comme une forme symbolique ; une pensée dialectique (Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Arthur Danto, Fredric Jameson) qui construit une histoire conceptuelle de la peinture ; une phénoménologie de L'art (Edmund Husserl, Martin Heidegger, Hans-Georg Gadamer, Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty) qui permet de penser la peinture et la philosophie comme ces deux entreprises qui - du côté des formes et des couleurs pour l'une, du côté de la pensée et des concepts pour l'autre - explorent de façon critique et constructive l'ensemble de la réalité. En esquissant une histoire phénoménologique de la peinture moderne, ce livre tente de penser l'émergence de ce qui serait, à l'intérieur de notre monde contemporain et selon l'expression d'Aloïs Riegl et d'Erwin Panofsky, une nouvelle volonté d'art (Kunstwollen).
La philosophie de Nietzsche est une philosophie perspectiviste. Elle l'est, d'abord, par son contenu interprétatif, puisque les volontés de puissance qui constituent indéfiniment les significations du monde, sont des centres d'interprétation et que ces interprétations centrées sont autant de perspectives qui s'affrontent les unes les autres. Mais elle l'est, aussi, en ce qu'elle s'offre elle-même, conformément à son perspectivisme assumé, à une multiplicité de commentaires, tous légitimes à condition de s'ouvrir, de manière forte, aux autres, et de les laisser se déployer pour les dépasser dans le jeu indéfini des herméneutiques. Ce livre sur la philosophie de Nietzsche part d'une hypothèse selon laquelle la perspective d'interprétation morale de cette philosophie est sans doute celle qui permet le mieux, d'une part, de rendre compte de son développement et de sa méthode propre et, d'autre part, de s'ouvrir aux autres perspectives interprétatives sur elle, en les comprenant sans les réduire, tout en les subordonnant ou hiérarchisant de façon rigoureuse. Ayant d'abord mis à l'épreuve cette hypothèse du point de vue d'une lecture interne de la genèse et la structure méthodique du questionnement de la morale par Nietzsche dans nos deux premières parties, notre propos est ensuite d'entendre " le questionnement moral de Nietzsche " au sens d'un génitif objectif de l'expression, par suite de reconstruire, dans notre troisième partie, " trois mises en questions morales de Nietzsche ", pouvant émaner de trois perspectives philosophiques majeures sur le problème moral kantisme, fichtéanisme (auquel le questionnement weilien est largement associé), matérialisme. La meilleure manière de présenter ces mises en questions nous a semblé consister dans l'introduction d'une sorte de dialogue entre des pensées philosophiques toujours vivantes, de sorte que cette troisième partie se termine par un essai d'envisager comment et jusqu'où Nietzsche aurait pu répondre à ces objections tant supposées que réelles.
Longtemps minimisée par la critique universitaire, l'oeuvre de C. G. Jung s'inscrit explicitement dans le sillage de celle de Kant, tout en contribuant à un renouvellement de l'anthropologie philosophique.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.