Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Peinture et philosophie. Un essai de phénoménologie comparée
Stanguennec André
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753512689
Cet ouvrage se propose d'analyser les rapports entre peinture et philosophie modernes, depuis la peinture romantique allemande, l'impressionnisme et l'abstraction, jusqu'au ready-made, à l'art conceptuel et aux pratiques photographiques ou vidéo-filmiques contemporaines. À cette fin, il met en oeuvre trois démarches articulées : une philosophie de la culture (Ernst Cassirer, Erwin Panofsky, Nelson Goodman) qui considère l'art comme une forme symbolique ; une pensée dialectique (Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Arthur Danto, Fredric Jameson) qui construit une histoire conceptuelle de la peinture ; une phénoménologie de L'art (Edmund Husserl, Martin Heidegger, Hans-Georg Gadamer, Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty) qui permet de penser la peinture et la philosophie comme ces deux entreprises qui - du côté des formes et des couleurs pour l'une, du côté de la pensée et des concepts pour l'autre - explorent de façon critique et constructive l'ensemble de la réalité. En esquissant une histoire phénoménologique de la peinture moderne, ce livre tente de penser l'émergence de ce qui serait, à l'intérieur de notre monde contemporain et selon l'expression d'Aloïs Riegl et d'Erwin Panofsky, une nouvelle volonté d'art (Kunstwollen).
Troisième et dernière recherche de La dialectique réflexive, achevant la constitution de l'ontologie du soi ou " séisme ". L'intérêt du livre n'est pas seulement spéculatif ou de philosophie théorique, mais, conformément à la méthode mise en ouvre dans les deux premiers volumes, également historique, puisque ce sont les traditions de " l'analogie de l'être ", de " l'attribution " et de la " participation " en régime métaphysique, notamment chez les auteurs dits scolastiques, de même que les rapports entre religion et philosophie, en particulier chez Saint Thomas et Hegel, qui sont au coeur de l'ouvrage.
Longtemps minimisée par la critique universitaire, l'oeuvre de C. G. Jung s'inscrit explicitement dans le sillage de celle de Kant, tout en contribuant à un renouvellement de l'anthropologie philosophique.
La philosophie de Nietzsche est une philosophie perspectiviste. Elle l'est, d'abord, par son contenu interprétatif, puisque les volontés de puissance qui constituent indéfiniment les significations du monde, sont des centres d'interprétation et que ces interprétations centrées sont autant de perspectives qui s'affrontent les unes les autres. Mais elle l'est, aussi, en ce qu'elle s'offre elle-même, conformément à son perspectivisme assumé, à une multiplicité de commentaires, tous légitimes à condition de s'ouvrir, de manière forte, aux autres, et de les laisser se déployer pour les dépasser dans le jeu indéfini des herméneutiques. Ce livre sur la philosophie de Nietzsche part d'une hypothèse selon laquelle la perspective d'interprétation morale de cette philosophie est sans doute celle qui permet le mieux, d'une part, de rendre compte de son développement et de sa méthode propre et, d'autre part, de s'ouvrir aux autres perspectives interprétatives sur elle, en les comprenant sans les réduire, tout en les subordonnant ou hiérarchisant de façon rigoureuse. Ayant d'abord mis à l'épreuve cette hypothèse du point de vue d'une lecture interne de la genèse et la structure méthodique du questionnement de la morale par Nietzsche dans nos deux premières parties, notre propos est ensuite d'entendre " le questionnement moral de Nietzsche " au sens d'un génitif objectif de l'expression, par suite de reconstruire, dans notre troisième partie, " trois mises en questions morales de Nietzsche ", pouvant émaner de trois perspectives philosophiques majeures sur le problème moral kantisme, fichtéanisme (auquel le questionnement weilien est largement associé), matérialisme. La meilleure manière de présenter ces mises en questions nous a semblé consister dans l'introduction d'une sorte de dialogue entre des pensées philosophiques toujours vivantes, de sorte que cette troisième partie se termine par un essai d'envisager comment et jusqu'où Nietzsche aurait pu répondre à ces objections tant supposées que réelles.
Que voit-on en ouvrant un ouvrage de Fichte ? De bien curieux énoncés, énigmatiques, abstraits et apparemment très répétitifs. Que l'on prenne au hasard quatre ou cinq pages des Principes de la Doctrine de la science, il y sera question de " Moi absolu ", de " Non-Moi posé ", d'" auto-affection du Moi " ou encore de " transfert dans le Non-Moi ". L'idéalisme allemand est, non sans raisons, réputé difficile d'accès, car très abstrait et technique. C'est pourquoi cet ouvrage propose une approche accessible de la philosophie développée par Fichte durant les années 1792-1800. Afin d'y parvenir, nous articulerons notre étude autour d'un étrange néologisme, qui se révèle central dans la conception que Fichte se fait du rapport entre le sujet et le monde extérieur : le " Non-Moi " (Nicht-Ich). À quoi bon mener une recherche sur la réalité, apparemment indéniable, du monde que je perçois, et que nous percevons tous ? Mais, à la réflexion, sur quoi repose cette croyance naturelle, et ne serait-il pas plus prudent d'en rester à l'affirmation solipsiste de ma seule existence ? Comment prétendre faire provenir le Non-Moi du Moi lui-même ? N'est-ce pas aussi stérile et absurde que de vouloir s'extraire d'un marécage en tirant sur ses propres cheveux ? C'est à ces questions que nous devrons répondre si nous voulons saisir le sens profond de la notion de " Non-Moi " et le statut qu'il convient d'accorder à notre croyance en la réalité du monde extérieur.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.