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Les fixeurs au Moyen Age. Histoire et littérature connectées
Stahuljak Zrinka
SEUIL
20,00 €
Épuisé
EAN :9782021440744
Depuis l'engagement occidental en Afghanistan, en Irak, puis en Syrie, le terme de " fixeur " est devenu fréquent pour désigner, quasi exclusivement, des hommes qui rendent des services multiples aux journalistes et aux armées étrangères : à la fois interprètes, informateurs, guides, médiateurs, chauffeurs, ce sont des intermédiaires, des arrangeurs qui possèdent de multiples savoirs et techniques. Leur principal domaine d'action se situe dans des situations de conflit qui exigent une intervention bilingue, entre deux langues mutuellement inintelligibles. Etre fixeur est une position très ancienne que l'on trouve déjà au Moyen Age dans toutes les situations de rencontre entre langues : croisade, pèlerinage, prédication, commerce, mais aussi dans toutes les opérations de traduction. C'est l'homme (ou la femme) invisible de l'histoire - comme si les intermédiaires que sont les traducteurs n'avaient pas d'existence physique et historique. Comme si la circulation des textes n'était pas aussi une invitation à l'action. L'anachronisme assumé par ce livre est une manière d'écrire au présent l'histoire de la littérature médiévale, de lui restituer les corps qui l'ont produite et transmise, ainsi que sa puissance politique.
Il n'y a pas de nation française ni d'histoire de France sans la sexualité. On sait depuis Michel Foucault que la sexualité a même constitué la nation française au XIXe siècle. Mais quel lien entre l'ordre militaire des Templiers et la colonisation de l'Algérie par la France en 1830 ? Ou entre Gilles de Rais, maréchal du XVe siècle, et la théorie du sadisme par Richard von Krafft-Ebing ? Entre l'amour courtois et la loi de 1884 légalisant le divorce ? Ou encore entre le Moyen Age, institué berceau de la nation par la République, et le choix du récit national dans les domaines de la littérature et de l'art médiévaux ? La médecine du XIXe siècle qui était le moteur principal — intellectuel, moral et disciplinaire — dans la formation moderne de la nation française et l'écriture de l'histoire de France fondait chacune de ses théories et de ses propositions de lois dans le berceau médiéval. Un grand choix de textes scientifiques et vulgarisateurs, certains présentés pour la première fois, permettent l'étude du sexe, du sang, de la race et de l'amour aux XIXe et début du XXe siècle et démontrent comment l'histoire et le Moyen Age, obsessions de la médecine, ont défini la famille, le mariage et le divorce, l'hygiène (les maladies, les vices et les tares), les moeurs et les politiques raciale et coloniale en Europe, notions toujours vives dans le débat contemporain.
Avec cet essai, Zrinka Stahuljak tente de trouver comment rendre le Moyen Age attractif pour des politiques qui ont tendance à soutenir non plus forcément le patrimoine, mais les productions culturelles qui répondent immédiatement aux goûts du public. Comment et pourquoi écrire l'histoire du Moyen Age et lire sa littérature dans un monde de plus en plus présentiste ? Comment influer sur les discours publics en partant de l'expérience du Moyen Age ? Quelles terminologie, méthodologie, thématique adopter pour faire le lien entre l'université et le public ? C'est en tant que médiéviste que Zrinka Stahuljak tente de répondre à ces questions. L'auteur établit tout d'abord différents constats aussi bien à l'époque médiévale que néo-libérale des rapports que nous entretenons aux mots et à la littérature, et à leur histoire. L'auteur analyse aussi le morcellement qu'a subi l'Histoire, la coupure avec l'histoire de l'art, l'archéologie, et surtout l'histoire de la littérature, alors que le Moyen Age, plus que toute autre période, se considère comme une globalité. Elle s'attache ensuite à la politique culturelle en France, aux financements que le politique accorde à la culture, ceci pour mieux nous emmener aux Etats-Unis et à la façon qu'y ont les universités de traiter de médiévistique. Au fil de ces pages, c'est l'impérieuse nécessité de poursuivre les enseignements de la littérature et de l'histoire du Moyen Age qui prend ainsi forme.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.