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Pierres noyées. Edition bilingue français-anglais
Squires Geoffrey ; Heusbourg François
UNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782877041638
Premier livre de l'auteur, Pierres Noyées, marqué notamment par la lecture des poètes américains de "Black Mountain" (Olson, Creeley, Duncan...), marqua en son temps une rupture avec la poésie traditionnelle irlandaise. La banalité des motifs, la multiplicité des voix et des approches, cet intérêt déjà pour les paysages et cette perception du monde si particulière, au bord de la conscience, que Geoffrey Squires radicalisera dans ses livres suivants. Un monde en équilibre entre son emportement technique et sa dimension intime. A quoi tiennent nos vies, rats de laboratoires, individus aux comportements déterminés, ou bouleversées par la réalité du monde ? Entre les souvenirs de Californie et les excursions dans le désert iranien, on voit la vie simple des fermiers, des habitants des petits villages d'Irlande, des femmes qui vont laver leur linge. Toute cette existence qui parfois s'ignore, si calme, méthodique en apparence ; on cultive les champs, on répare une voiture, on va à la ville. Des endroits simples et étranges, jusque dans ce qu'ils ont de familier ; Squires évoque cette façon qu'ont les lieux de nous investir, de creuser notre vide. Tout dans ce livre, de la maison familiale aux jeunes amants en voyage de noces en passant par la touriste en vacance, semble sous une apparence heureuse être rongé par l'ennui et la décomposition (les vers, les ravages). Dans ces simples descriptions, quelque chose ne va pas. Il s'opère comme un dérèglement, accentué par les accès de fièvre de certains textes : rêveries, anticipations, délires, et les changements de ton et de rythme incessants de l'ouvrage. Pierres Noyées est le livre le plus ouvert de Geoffrey Squires, un livre qui ne s'arrête jamais.
Squires Geoffrey ; Heusbourg François ; Groborne R
Résumé : Geoffrey Squires est né en 1942 en Irlande. Après un diplôme d'anglais à Cambridge, il obtient un doctorat de psychologie éducative à Edimbourg. Il a travaillé durant plusieurs années dans diverses universités en Iran, en France et aux Etats-Unis. Il obtient une bourse d'écrivain du Arts Council en 1977. A enseigné à l'université de Sussex au Royaume-Uni, avant de prendre un poste permanent à l'université de Hull, et a été également longtemps consultant pour l'OCDE. Il publie en 1975 Pierres noyées, recueil qui par ses collages, la multiplicité des voix et son cosmopolitisme fut remarqué par la critique pour son innovation formelle héritée de la poésie américaine des années 1970. Notamment Charles Olson et les poètes de Black Mountain, en réaction à la poésie irlandaise lyrique de l'époque. Puis en Figures en 1978 et XXI Poems en 1980, poésies de la perception et de la conscience immédiate qui trouvent un premier aboutissement dans Poème en trois sections en 1983. Poète du corps en mouvement dans l'espace, de l'évocation des lieux et des paysages et des associations mémorielles, Squires conduit sa poésie vers l'abstraction dans les années qui suivent, avec Paysages et Silences en 1996 ou la série Sans titre au tournant des années 2000. Son oeuvre poétique, saluée notamment par le critique américain Robert Archambeau, compte une quinzaine de recueils, et de nombreuses publications en revue (Action Poétique, Europe, The Irish Times, Angel Exhaust...). Geoffrey Squires est également traducteur de poésie persane, française, et gaélique. Les traductions de ses ouvrages en France aux Editions Unes (Sans titre, Paysages et silences, Pierres noyées) ont été largement saluées par la critique (articles dans Le Monde, l'Humanité, Le Matricule des Anges, et sur de nombreux sites internet, émission sur France Culture, résidences, invitation au Marché de la poésie...).
Deuxième livre de Geoffrey Squires, publié en 1978, Silhouettes est son ouvrage le plus intime. Poète des paysages et de la perception des espaces, Squires capte ici une succession de silhouettes humaines et animales, plongées dans des ambiances de nuits d'été ou de jours de chaleur. L'ouverture du livre est d'une éclatante clarté, à contre-courant d'un texte qui se développe en évocations mouvantes. Deux hommes tressent une corde. Les mots sont simples, évidents. Les gestes, habitués, efficaces. Une fois la corde achevée, ils en recommencent une autre. En quelques lignes, Squires dépeint quelque chose de l'ordre de notre destinée, nos mouvements sont les mêmes, répétitifs, pour faire une corde ou former le monde, sans jamais pouvoir nous arrêter. Ce premier poème est suivi, dans un retour du trouble, par une variation de silhouettes étranges qui traversent les pages, en impressions fugaces - une lampe dans un couloir, une femme immobile dans un jardin, l'annonce d'un fait-divers lointain, un couple sur l'eau, des trophées de gibier aux murs. On ne sait jamais s'il on vraiment là, ou si l'on perçoit des apparitions, en passant. Impossible de s'assurer de la solidité des choses vues, si l'on est dans le réel ou dans une dérive de sensations rêveuses. Visages, murmures, formes et bruits dans la nuit, tout se mêle et se décompose dans la mémoire. Squires a toujours joué des changements de ton, de l'intrusion d'éléments contradictoires dans ses recueils. Dans Silhouettes, ce phénomène se produit à l'échelle même des poèmes. D'un vers à l'autre, des enchainements se produisent sans rapport logique, la focale change, les êtres changent. Actions lentes, mouvements interrompus, Squires, qui écrit sur les vibrations de l'air, des feuillages, ajoute ici les vibrations de nos gestes à l'intérieur des espaces. Avec toujours cette conscience de notre perception incertaine dans un monde changeant : "rien ne reste pareil très longtemps" .
Sport le plus populaire du monde, le football est aussi une passion et un art dont l'histoire est fascinante. Dans cette bande dessinée instructive et drôle, on croise les joueurs les plus marquants, de Maradonna à Pelé, de Zidane à Ronaldo. On revit aussi toutes les grandes heures du sport, les plus beaux matchs, les buts d'anthologie, les moments forts des Coupes du monde et des championnats nationaux. Mais cet ouvrage porte aussi un regard extrêmement drôle sur les petits travers d'un sport devenu un incroyable business. Sponsors, joueurs aux revenus énormes, coulisses des grandes équipes... Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le foot et que la FIFA ne racontera jamais !
Résumé : Nous pénétrons dans ce livre comme nous entrons dans un endroit que nous venons juste d'imaginer et d'où nous sommes issus. On peut entendre l'écho d'un pas qui retombe. Un autre marche et c'est nous qui marchons. Un autre parle et c'est nous qui parlons. "Imagine ce que cela pourrait signifier" , nous dit Squires. Imaginons l'abîme si nous ouvrons le rideau sur ce qu'il y a derrière le langage, derrière la vie. Un lieu où bat le coeur de la mort : l'absence du langage. Et nous lisons, et nous chuchotons ces lignes qui sont à retenir les visages qui s'effacent.
Jamais auparavant Alvaro de Campos n'avait poussé si loin cet acharnement contre soi-même, cette rage destructrice à laquelle rien ne résiste, pas même sa dignité d'homme souffrant. Cette histoire est la revanche du poète réel sur le vivant imaginaire, la suprême comédie si l'on veut du comédien, mais comédie jouée jusqu'au bout avec la plus grande virtuosité. Alvaro de Campos a sans doute raté sa vie, mais Pessoa, qui écrit sous son nom, n'a pas raté son oeuvre.
Bataille de fourmis - pur exercice du plaisir de regarder la face vivante de la terre où chaque grain de terre est une raison de vivre. Il y a un incendie dans l'eau, il y a un regard qui illumine la pierre suspendue et les noces inachevées, et l'arbre de la nuit couvre l'arbre du jour. Qui verra d'autres yeux, qui entendra la nuit ? La solitude mortelle du même et non identique. Parce qu'un seul meurt en chacun de nous.
Dans l'ouvert, il n'est pas de maintenant auquel attribuer un fait : mais une intuition du temps, lui le Passager, exclusif franchissant le seuil. Lui-même, non plus ancré dans la main creuse mais passant en elle, la Dévouée.
Ecoute, mère, me revoici. Je suis dans le narthex où ce jour-là on avait déposé le grand corps de mon aïeul. Les pleurs je les entends encore. Me revoici. Jamais je n'étais parti. M'éloigner ne fut qu'une manière de rester pour toujours.