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Silhouettes. Edition bilingue français-anglais
Squires Geoffrey ; Heusbourg François ; Schneider
UNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782877041911
Deuxième livre de Geoffrey Squires, publié en 1978, Silhouettes est son ouvrage le plus intime. Poète des paysages et de la perception des espaces, Squires capte ici une succession de silhouettes humaines et animales, plongées dans des ambiances de nuits d'été ou de jours de chaleur. L'ouverture du livre est d'une éclatante clarté, à contre-courant d'un texte qui se développe en évocations mouvantes. Deux hommes tressent une corde. Les mots sont simples, évidents. Les gestes, habitués, efficaces. Une fois la corde achevée, ils en recommencent une autre. En quelques lignes, Squires dépeint quelque chose de l'ordre de notre destinée, nos mouvements sont les mêmes, répétitifs, pour faire une corde ou former le monde, sans jamais pouvoir nous arrêter. Ce premier poème est suivi, dans un retour du trouble, par une variation de silhouettes étranges qui traversent les pages, en impressions fugaces - une lampe dans un couloir, une femme immobile dans un jardin, l'annonce d'un fait-divers lointain, un couple sur l'eau, des trophées de gibier aux murs. On ne sait jamais s'il on vraiment là, ou si l'on perçoit des apparitions, en passant. Impossible de s'assurer de la solidité des choses vues, si l'on est dans le réel ou dans une dérive de sensations rêveuses. Visages, murmures, formes et bruits dans la nuit, tout se mêle et se décompose dans la mémoire. Squires a toujours joué des changements de ton, de l'intrusion d'éléments contradictoires dans ses recueils. Dans Silhouettes, ce phénomène se produit à l'échelle même des poèmes. D'un vers à l'autre, des enchainements se produisent sans rapport logique, la focale change, les êtres changent. Actions lentes, mouvements interrompus, Squires, qui écrit sur les vibrations de l'air, des feuillages, ajoute ici les vibrations de nos gestes à l'intérieur des espaces. Avec toujours cette conscience de notre perception incertaine dans un monde changeant : "rien ne reste pareil très longtemps" .
L'alimentation est, dès la naissance et tout le long du développement, un enjeu majeur de la relation parent-enfant. Les troubles du comportement alimentaire sont fréquents. Ils sont abordés ici de manière théorique et clinique à chaque âge de la vie, du bébé à la mère souffrant de TCA. Un bébé régurgite, un enfant est obèse, un autre refuse la cuillère, une adolescente alterne anorexie et crises boulimiques, une femme anorexique en aménorrhée désire un bébé? telles sont quelques situations cliniques qui éclairent les enjeux majeurs de l'alimentation dans le lien intersubjectif parent-enfant dès les premiers échanges. Manger, donner la vie sont au c?ur des échanges humains mais il arrive que ces actes autant ancrés dans l'intime de la relation que dans le culturel fassent souffrir physiquement et psychiquement. Les auteurs des textes réunis dans cet ouvrage, sont des professionnels de terrain. Ils apportent une lecture essentiellement psychanalytique aux troubles de la relation parent-enfant centrés sur l'alimentation dans une dynamique individuelle, interactionnelle et transgénérationnelle.
Sport le plus populaire du monde, le football est aussi une passion et un art dont l'histoire est fascinante. Dans cette bande dessinée instructive et drôle, on croise les joueurs les plus marquants, de Maradonna à Pelé, de Zidane à Ronaldo. On revit aussi toutes les grandes heures du sport, les plus beaux matchs, les buts d'anthologie, les moments forts des Coupes du monde et des championnats nationaux. Mais cet ouvrage porte aussi un regard extrêmement drôle sur les petits travers d'un sport devenu un incroyable business. Sponsors, joueurs aux revenus énormes, coulisses des grandes équipes... Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le foot et que la FIFA ne racontera jamais !
Parus en 1980, ces XXI poèmes sont la première séquence publiée en tant que telle par Geoffrey Squires. Après des premiers recueils composés de poèmes distincts, à la construction marquée par la rupture (Pierre noyées en 1976 et Silhouettes en 1978), Squires adopte, en substituant la variation à la variété, le rythme qui guidera ses livres ultérieurs (de Poème en trois sections à Sans titre en passant par Paysages et Silences) : soit une suite de poèmes qui forment un ensemble continu et se recentrent sur les sens et la perception du monde. Dans un mouvement allant de la dimension générale au détail particulier, le paysage se trouve déconstruit en collines, champs, maisons, ponts, arbres... et l'air, le silence, les mouvements infimes des feuilles, une odeur sur un chemin, tout ce qui passe et lie les choses dans un motif commun, tout ce qui au fond est perceptible, qui anime, passe et disparaît, sans laisser d'autre trace qu'une vibration des sens. Une forme de sortilège du monde, une fascination qui nous tient dans les reconfigurations infimes et permanentes du même, dans les oscillations et les superpositions de la lumière ; son miroitement et sa transparence. Plus la clarté est grande, plus l'éblouissement est intense, plus nous sommes aveuglés. Quelque chose se referme sur nous, le regard ne nous tient ni à distance ni à l'extérieur, le monde nous englobe. Squires cherche à approcher la réalité des objets et des surfaces, avec acuité, avec une précision alerte et attentive, face à un arbre muet, dans le bruit d'une mer qu'on ne voit pas, dans un bourgeon de fleur, dans toute chose "si réelle quelle en est irréelle". Sa poésie plonge dans l'écriture illisible de la vie que l'on cherche à déchiffrer, dans laquelle on se fraie un passage - mais vers quoi ? Ecriture tracée par des milliers de mains, dont on ne peut jamais se reculer suffisamment pour voir clairement le dessin général. Que retient-on de ce langage brouillé ? Les voix dans l'espace, la ligne d'un nuage, la douce chaleur de l'air, la répétition des gestes, les habitudes des saisons, ou l'inattendu d'un train côtier qui traverse la nuit au lieu du bruit des vagues. Un sentiment "clair et abstrait" de vivre dans un paysage plus général que celui de sa propre vie, dont on ne peut saisir vraiment le mouvement mais seulement entrapercevoir le rythme, les brefs éclats de la lumière. Existence silencieuse - nid d'oiseau fragile dans l'arbre - dont la trace éblouie oscille entre apparition et oubli, présent soluble et mémoire. Comme si nous attendions, assourdis et aveuglés, une forme de révélation, ou de confirmation de notre présence dans la présence des arbres, de la rivière, des roses, pour emporter un fragment d'odeur, de vent ou de bruit avec soi pour la route.
Squires Geoffrey ; Heusbourg François ; Groborne R
Résumé : Geoffrey Squires est né en 1942 en Irlande. Après un diplôme d'anglais à Cambridge, il obtient un doctorat de psychologie éducative à Edimbourg. Il a travaillé durant plusieurs années dans diverses universités en Iran, en France et aux Etats-Unis. Il obtient une bourse d'écrivain du Arts Council en 1977. A enseigné à l'université de Sussex au Royaume-Uni, avant de prendre un poste permanent à l'université de Hull, et a été également longtemps consultant pour l'OCDE. Il publie en 1975 Pierres noyées, recueil qui par ses collages, la multiplicité des voix et son cosmopolitisme fut remarqué par la critique pour son innovation formelle héritée de la poésie américaine des années 1970. Notamment Charles Olson et les poètes de Black Mountain, en réaction à la poésie irlandaise lyrique de l'époque. Puis en Figures en 1978 et XXI Poems en 1980, poésies de la perception et de la conscience immédiate qui trouvent un premier aboutissement dans Poème en trois sections en 1983. Poète du corps en mouvement dans l'espace, de l'évocation des lieux et des paysages et des associations mémorielles, Squires conduit sa poésie vers l'abstraction dans les années qui suivent, avec Paysages et Silences en 1996 ou la série Sans titre au tournant des années 2000. Son oeuvre poétique, saluée notamment par le critique américain Robert Archambeau, compte une quinzaine de recueils, et de nombreuses publications en revue (Action Poétique, Europe, The Irish Times, Angel Exhaust...). Geoffrey Squires est également traducteur de poésie persane, française, et gaélique. Les traductions de ses ouvrages en France aux Editions Unes (Sans titre, Paysages et silences, Pierres noyées) ont été largement saluées par la critique (articles dans Le Monde, l'Humanité, Le Matricule des Anges, et sur de nombreux sites internet, émission sur France Culture, résidences, invitation au Marché de la poésie...).
Un homme se met en route pour un lieu qu'il ne connaît pas. Un autre revient. Un homme arrive dans un lieu sans nom, sans indication pour lui dire où il est. Un autre décide de revenir. Un homme écrit des lettres de nulle part, depuis l'espace blanc qui s'est ouvert dans son esprit. Les lettres n'arrivent pas à destination. Les lettres ne sont jamais envoyées.
Patiente figure entre l'orgue et l'oranger. Quand ils s'étranglent, chaîne et trame, le fil de la lumière et le fil de la mort tissent l'espace éblouissant.
D'intransmissibles mots de passe pour un espace inconnu, vibrant, habité. Il contemplait le monde, il figurait le monde, il raturait le monde, il annulait le monde, c'était un peintre, l'initateur de cette magie effacé derrière la signature qu'il laisse et dont l'initiale ressemble à la croix de l'analphabète, celui-là justement qui n'a pas la parole mais dont le regard défie nos certitudes.