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Mariquita
Spitteler Carl ; Vallon Patrick
INFOLIO
13,00 €
Épuisé
EAN :9782889681631
L'histoire mouvementée d'un homme plongé au coeur de la jungle vénézuélienne et qui en reviendra rongé par un terrible remords. Expérience dont il fait le récit au soir de son existence. Voici un récit étonnant de la part d'un écrivain et poète suisse, puisqu'il se déroule dans la forêt primaire vénézuélienne. Carl Spitteler n'y a jamais mis les pieds. Originellement parue en 1880 en feuilleton dans le Bund , cette histoire aussi tragique que cruelle est celle des amours contrariées entre son narrateur, l'officier espagnol don Rodrigo, et l'héroïne, Mariquita, une jeune Indienne qui s'éprend de lui après qu'il l'a défendue contre la belle dona Inez, une vaniteuse senora créole. L'auteur, alias le " traducteur " de l'espagnol Carl Spitteler, met à profit ce cadre exotique et terrifiant, grouillant de bêtes féroces, pour s'attaquer avec une subtile ironie au racisme et au colonialisme de l'époque, égratignant au passage le clergé catholique... Ce récit est totalement inédit en français. Il est postfacé par Stefanie Leuenberger, spécialiste de l'oeuvre protéiforme de Spitteler (lire Spitteler, un idéaliste très réaliste , Infolio, 2019), et traduit par Patrick Vallon (voir aussi Le Lieutenant Conrad , Infolio, 2024).
Lorsque la jeune Révolution française publie en 1789 la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, la Guyane est sans doute la plus obscure des colonies françaises. Ses frontières sont mal établies, sa superficie assez peu étendue. Les Indiens peu nombreux, se sont repliés dans les forêts, le commerce avec la métropole est réduit. Les autorités y dénombrent : 10 430 esclaves noirs, 253 enfants de race blanche, 483 personnes de couleur libres, 763 colons blancs de sexe masculin, 330 femmes blanches et 350 militaires. La déclaration des Droits de l'Homme est suivie de l'abolition de l'esclavage en 1794. Abolition sur laquelle, le Premier consul Napoléon Bonaparte revient en 1802, non sans contorsions juridiques. Entre-temps, dès 1791, la France a développé, à l'intérieur du nouveau cadre des Droits de l'Homme, un certain nombre de mesures touchant la citoyenneté - ou l'exclusion de celle-ci. Ce travail législatif se traduit par une réinvention de la notion d'émigré et par l'élaboration d'une nouvelle conception de la déportation. De ce bricolage juridique, la Guyane sera le laboratoire, véritable "sous-monde" construit sur un non-droit aménagé par les régimes successifs qui se succèdent au XIXe siècle. A l'ombre de la "liberté chérie", se développe un espace officiel de "liberté trahie". Miranda Spieler est la première à s'être penchée sur les archives administratives mal conservées, mal connues et peu étudiées de la Guyane des XVIIIe et XIXe siècles. Elle suit avec attention le travail législatif et ses nombreuses contradictions, renforcées par des pratiques pour le moins brouillées et embrouillées. Aux esclaves ou anciens esclaves (l'abolition définitive est décrétée en 1848) s'ajoutent à partir des années 1820 les bagnards et forçats installés dans le "pénitencier" guyanais. Là encore, la citoyenneté est suspendue sans véritable issue juridique. Au travers du cas guyanais - qu'elle fait revivre de manière saisissante - Miranda Spieler met en valeur les contradictions et les non-dits de la citoyenneté, telle qu'elle s'est construite en France mais aussi, plus largement, dans les pays occidentaux. Liberté, Egalité, Fraternité - certes. Mais qu'en est-il en pratique ?
Leinemann Alexander ; Hoffmann Bastian ; Spieler R
GuideÌe par un langage formel dadaiÌste, cineÌtique ou conceptuel, l'oeuvre de l'artiste de Cologne Bastian Hoffmann (1983) joue un jeu ambivalent avec le quotidien, entre murs animeÌs d'une vie et d'une dynamique propres et flaques dont la nature preÌtendument incidente est en fait soumise aÌ un plan coheÌrent. La dissolution des rapports d'exploi- tation connus du quotidien est omnipreÌsente dans son travail, chacune des oeuvres s'eÌloignant des positions d'attente fixeÌes pour laisser s'imposer une source d'inspiration artistique aÌ tendance partiellement joueuse et humoristique. Bastian Hoffmann remet en question le mateÌrialisme geÌneÌral des objets qu'il met en sceÌne, mais il montre aussi, et bien plus, que cette mateÌrialiteÌ est construite, tout comme l'est une contextualisation en apparence normale des objets, par la manipulation de ces meÌmes objets et le rapport aÌ eux. Ou encore, selon les mots de l'artiste : "j'utilise la liberteÌ d'occulter dans le processus creÌatif la raison d'eÌtre et la productiviteÌ d'un fait ou de contourner les compromis. Les pierres, les voitures et les flaques ont ainsi la possibiliteÌ de devenir objets de l'ana- lyse et de la reÌflexion, et plus encore, de toute aspiration aÌ la productiviteÌ, aÌ l'efficaciteÌ et aÌ la rentabiliteÌ. Les tra- vaux deÌfinitifs sont les produits de cette recherche expeÌri- mentale des formes de possibiliteÌ inconnues d'un objet ou d'une penseÌe". Il est notamment en train d'eÌcraser, aÌ la main et avec les moyens les plus simples, une Porsche Cayenne pour la transformer en pigment qui donnera naissance aÌ une peinture utilisable, qui elle-meÌme formera le fond de tableaux grand format.
Ce livre traite de conflits et de ruptures conjugales en milieu urbain, et pas seulement de divorce. Il analyse les processus, les stratégies de négociations ainsi que les systèmes de règlements de ces conflits et ruptures. Pour une meilleure compréhension de ces phénomènes, outre les actions des couples en conflit, il met l'accent sur l'implication de trois institutions majeures dans les négociations de ces conflits et ruptures à Niamey : la famille, des institutions islamiques et les institutions judiciaires.
La ville de Diffa face à Boko Haram et à l'afflux des réfugiés nigérians La secte Boko Haram, apparue au début des années 2000 au Nigéria, est devenue un problème transfrontalier, en moins de dix (10) ans. Au Niger, elle est apparue vers 2006 dans la ville de Diffa. L'idéologie fut introduite par des jeunes de la ville partis à Maiduguri (Nigéria). A leur retour, ils ont diffusé le message de la secte en recourant à plusieurs stratégies. Contre celle-ci, les autorités religieuses ont organisé plusieurs séries de prêches et de conférences pour sensibiliser la population et les autorités administratives. Les attaques lancées par les combattants de Boko Haram au Nigéria ont engendré le déplacement massif des populations vers les pays frontaliers de ce pays dont le Niger. Diffa, ville frontalière avec le Nigéria, est devenue un refuge pour plus de 27.162 réfugiés nigérians en 2015. L'accueil de ces réfugiés est facilité par les liens historiques entre la population réfugiée et leur hôte. L'Etat du Niger et les acteurs humanitaires n'ont cessé d'assister les réfugiés en vivres et en Non Food Items (NFI). Le livre analyse les mobiles du ralliement des jeunes de la ville de Diffa à l'idéologie de la secte Boko Haram et les facteurs ayant facilité l'accueil des réfugiés par la population de cette ville.
Le moment le plus acharné de l'affrontement entre la Révolution et le christianisme ne se déroule pas sous Robespierre, mais bien après la chute du révolutionnaire. C'est dans ce bouleversement qu'a lieu le processus d'intégration forcée de la croyance religieuse dans l'espace privé. La Révolution française n'a guère prisé la soutane et Dieu n'y a pas reconnu les siens. Entre un Peuple souverain et une Eglise toute-puissante, le conflit était programmé, pour la plus grande satisfaction de ceux qui voulaient en découdre pour la gloire de la République ou pour celle de Dieu. Après une recherche de longue haleine menée sans a priori, mais avec autant de passion que de détermination, les deux auteurs signent ici un ouvrage qui met au jour des faits négligés dans les terribles luttes qui ont marqué l'histoire de France à la toute fin du XVIIIe siècle. Le livre appréhende ce bouleversement à la fois dévastateur et inventif dans cette zone de contacts extraordinairement productive que fut la frontière franco-suisse. Les auteurs ont traité cette question par le biais original des activités secrètes et subversives déployées par le réseau religieux contre-révolutionnaire des frères Chaffoy, dont les ramifications se sont étendues dans le Grand-Est de la France, à commencer par la Franche-Comté, jusqu'en Suisse.
Ce catalogue du Musée de l'art brut de Lausanne présente l'oeuvre de Nanetti en détail, telle qu'elle était au moment de sa création aussi bien que dans son état actuel (très dégradé). Il est enrichi d'un dépliant de sept mètres, des commentaires de plusieurs spécialistes et d'un film de 20 minutes, I graffiti della mente. Chaque jour, Fernando Oreste Nannetti (1927-1994) a gravé des signes mystérieux sur les façades de l'hôpital psychiatrique de Volterra, en Toscane, réalisant en huit ans une création monumentale (70 mètres de long). A y regarder de près, ces signes apparaissent comme des lettres formant des mots et des phrases. Nannetti rapporte les nouvelles qu'il dit recevoir par télépathie, avec des extraits de journal intime, des énoncés biographiques, récits de guerre ou descriptions fantastiques, le tout accompagné de dessins. Un incontournable de l'art brut, une oeuvre fascinante. L'exposition Nannetti "colonel astral" se déroulera du 25 février au 28 août 2011.
Résumé : Goy ne bouge pour ainsi dire pas de chez lui et, en magicien plus véritablement magicien qu'aucun autre, transfigure à longueur de temps le pauvre bout de jardin qu'il voit de sa fenêtre. Il n'a besoin d'aucun adjuvant extérieur, ni d'aucune sorte de drogue. C'est l'encens du quotidien qui brûle très lentement. La poussière devenue magie. Quand je regarde les meilleures de ces oeuvres (et certes, il ne faudrait pas que toute la peinture se réduisît à cette alchimie-là), je pense à ce que Rilke a écrit des anges tels qu'il les imaginait : "pollen de la divinité en fleur" ; c'est vraiment quelque chose comme cela.
Techniques centrales de la modernité occidentale, la photographie et l'horlogerie reposent toutes deux sur la maîtrise fine de la durée. Littéralement et symboliquement, elles mettent le temps en boîte. Leur proximité est telle que Roland Barthes parlait de la photographie comme d'une "horloge à voir". Reste que leurs liens intimes ont été étonnamment peu considérés jusqu'ici. Dans l'entre-deux-guerres, face aux crises économiques, le savoir-faire horloger suisse trouve une diversification dans la fabrication d'appareils photographiques. De la photographie à l'horlogerie, il y a certes le pas de l'optique et de la chimie, mais surtout la base commune de la mécanique de précision avec ses rouages, ses ressorts, ses leviers, ses compteurs, ses emboîtements millimétrés. De la vallée de Joux à l'Argovie, des entreprises se lancent dans la réalisation d'appareils photo haut de gamme. LeCoultre propose le Compass (1937), chef-d'oeuvre de technologie miniaturisée. L'Alpa de Pignons (1944) est porté par le slogan de "la caméra des horlogers suisses". L'appareil photo pour pigeons Michel (1937) est l'ancêtre de la caméra des drones. Le Tessina de Siegrist (1960) est l'un des appareils fétiches des espions pendant la guerre froide. Le photofinish est développé dans l'après-guerre par Omega, Longines et bientôt Swiss Timing. Ce livre propose des études de cas, des essais thématiques et l'approfondissement des rapports entre photographie et horlogerie. Il procède d'un projet de recherche mené par l'Université de Lausanne et le Musée suisse de l'appareil photographique - Vevey.