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SAVOIR PEINDRE EN LITTERATURE. LA DESCRIPTION DANS LE ROMAN AU XVIIE SIECLE : GEORGES ET MADELEINE
SPICA ANNE-ELISABETH
CHAMPION
90,00 €
Épuisé
EAN :9782745306524
Le roman est à l'orée du XVIIe siècle le genre absent de la Poétique autant que la pratique littéraire inédite dans laquelle peut se jouer la supériorité des Modernes sur les Anciens ; déterminer la constitution de sa fable permettra de lui assigner une place légitime dans le champ littéraire. Héritière de l'épopée autant que de l'allégorie, la fable romanesque ne s'énonce pas sans donner à voir ; pour autant, l'art d'y décrire, loin de proposer seulement au lecteur une série de tableaux plus ou moins merveilleux ou vraisemblables, ordonne l'invention de la fiction tout entière qu'il rend sensible point de peinture sans celle, préalable, de la mimésis à l'oeuvre. La description romanesque s'inscrit ainsi dans la filiation d'un texte antique à la longue postérité au XVIIe siècle, les Images de Philostrate : le discours orné sur la Fable compose une narration dont l'herméneutique procède du déploiement descriptif. La traduction d'"ecphrasese" choisie par Vigenère conduit à faire de l'ecphrasis, cette détermination rhétorique de la description telle que la formalisa la seconde sophistique dans ses Exercices préparatoires, le lien essentiel entre description et fiction. Si l'ecphrasis d'oeuvres d'art appelle une réflexion - telle qu'elle n'a pas manqué de se constituer - sur les relations ambiguës, et fécondes, de l'ut pictura poesis, l'ecphrasis restituée dans sa valeur générale d'art du descriptif invite instamment à l'examen d'un ut pictura narratio dont l'objet d'art est d'abord l'art de la parole. Georges et Madeleine de Scudéry, accusés depuis Boileau de composer des romans que leurs descriptions rendaient interminables, résument cependant l'invention romanesque du premier XVIIe siècle. Ils offrent le meilleur corpus où saisir la complexité de l'invention descriptive du roman.
Résumé : Kaijû : littéralement "bête étrange", les kaijûs sont d'immenses créatures surpuissantes semant le chaos. Ils sont d'origine naturelle, mais l'activité humaine peut avoir une influence sur leur apparition. Il vaudrait mieux qu'on se sépare. Arata étant de plus en plus demandé à la télévision, le couple ne peut plus se voir et Kuroe ne cesse de se faire du souci ce sujet. Alors que leurs coeurs s'éloignent l'un de l'autre, la jeune fille va finir par briser la glace et envisager une séparation. De leur côté, Rinko, la mère de Kuroe, et Kotarô vont quant à eux se remémorer leurs aventures passées sur l'île où un second kaijû va pousser son premier cri...
Vincenzo a toujours eu de la chance. Né dans le Mezzogiorno au début du XXe siècle, il survit à un tremblement de terre quelques jours à peine après sa naissance. A l'âge adulte, il s'engage dans l'armée, attiré par la solde. Il risque sa vie en Ethiopie, alors colonie italienne, puis à Shanghai en pleine invasion japonaise. Mobilisé sur le front de l'Est en 1942, il vit la débâcle dans un froid polaire au milieu des cadavres de ses camarades. Prisonnier des Russes, il parvint à s'enfuir et à rentrer en Italie, indemne, en ayant frôlé la mort de près. Au sortir de la guerre, il émigre en France avec sa famille pour travailler pendant vingt-deux ans dans des conditions inhumaines. Mais il vit enfin heureux entouré des siens, au chaud, en paix et le ventre plein. Lucky Vincenzo raconte cette vie incroyable et authentique, celle d'un homme simple, héros malgré lui et témoin actif des événements majeurs de l'histoire du XXe siècle. Le secret de son bonheur : l'espoir d'une vie meilleure qui ne l'a jamais quitté pendant les quarante premières années de sa vie tourmentée. Où "lucky" Vincenzo se raconte. Lui qui croyait n'avoir rien à dire en est d'ailleurs le premier surpris ! Car Vincenzo est le grand-père de Gilbert Spica. Redonnant vie à la voix de son aïeul, ce dernier parle en son nom pour nous raconter les incroyables aventures d'un homme hors du commun. Originaire du sud de l'Italie, Vincenzo va connaître la guerre, sera contraint à l'exil mais portera toujours en lui l'espérance. Véritable plaidoyer pour l'optimisme, la lecture de Lucky Vincenzo redonne le sourire tout en faisant la lumière sur certaines parts d'ombre d'une époque mouvementée. Vincenzo est-il un héros ? Hemingway disait que le courage, c'est la grâce sous pression. Or, continuer à croire en des temps meilleurs lorsque le monde autour de vous semble menacé, n'est-ce pas là une preuve de foi infaillible en la vie ? Vincenzo n'aurait pas aimé qu'on le dise mais il était bien un peu un héros...
Reine de Tendre ou souveraine des Précieuses, " institutrice des m?urs " d'après Sainte-Beuve ou nouvel " oracle de la galanterie ", comme le lui écrivait en 1654 son ami Antoine Godeau, l'évêque de Grasse, l'" illustre Sapho " - autre avatar de Madeleine de Scudéry - a suscité dès l'origine les qualifications les plus diverses. Mêlée aux premières satires des Précieuses, exemplaire dans ses stratégies de résistance à cette entreprise polémique, fondatrice enfin, pour ses contemporains, d'une lignée moderne de femmes de lettres à qui elle aura ouvert, non sans difficultés, le chemin de l'écriture, la romancière occupe désormais dans l'histoire littéraire une place que nul ne songe plus à lui contester. Même si cette place reste, précisément, à mieux situer dans des territoires dont les contours sont en pleine redéfinition, à l'heure où les catégories majeures (classicisme, baroque, préciosité, galanterie) se voient aujourd'hui l'objet d'un salutaire réexamen. L'?uvre elle-même, dans sa richesse et sa diversité, s'ouvre enfin aux lectures savantes, après avoir été longtemps occultée par la figure presque mythique de sa créatrice - la " griffonneuse Sapho ", selon le mot cruel de Chapelain -, et trop souvent traitée comme simple document pour une lecture pseudo-historique de la société française au XVIIe siècle, de ses usages mondains et de ses figures légendaires. C'est dire qu'il était temps de consacrer à Madeleine de Scudéry un colloque dont l'occasion (la célébration du tricentenaire de sa mort) offrait un prétexte à l'urgence. Dix ans tout juste après le colloque du Havre consacré aux Trois Scudéry, le moment paraissait venu d'offrir à la seule Madeleine une première moisson d'essais critiques, susceptibles d'interroger les divers aspects de son ?uvre, d'en apprécier la portée, d'en évaluer les lectures.