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Madeleine de Scudéry : une femme de lettres au XVIIème siècle
DENIS/SPICA
PU ARTOIS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782910663841
Reine de Tendre ou souveraine des Précieuses, " institutrice des m?urs " d'après Sainte-Beuve ou nouvel " oracle de la galanterie ", comme le lui écrivait en 1654 son ami Antoine Godeau, l'évêque de Grasse, l'" illustre Sapho " - autre avatar de Madeleine de Scudéry - a suscité dès l'origine les qualifications les plus diverses. Mêlée aux premières satires des Précieuses, exemplaire dans ses stratégies de résistance à cette entreprise polémique, fondatrice enfin, pour ses contemporains, d'une lignée moderne de femmes de lettres à qui elle aura ouvert, non sans difficultés, le chemin de l'écriture, la romancière occupe désormais dans l'histoire littéraire une place que nul ne songe plus à lui contester. Même si cette place reste, précisément, à mieux situer dans des territoires dont les contours sont en pleine redéfinition, à l'heure où les catégories majeures (classicisme, baroque, préciosité, galanterie) se voient aujourd'hui l'objet d'un salutaire réexamen. L'?uvre elle-même, dans sa richesse et sa diversité, s'ouvre enfin aux lectures savantes, après avoir été longtemps occultée par la figure presque mythique de sa créatrice - la " griffonneuse Sapho ", selon le mot cruel de Chapelain -, et trop souvent traitée comme simple document pour une lecture pseudo-historique de la société française au XVIIe siècle, de ses usages mondains et de ses figures légendaires. C'est dire qu'il était temps de consacrer à Madeleine de Scudéry un colloque dont l'occasion (la célébration du tricentenaire de sa mort) offrait un prétexte à l'urgence. Dix ans tout juste après le colloque du Havre consacré aux Trois Scudéry, le moment paraissait venu d'offrir à la seule Madeleine une première moisson d'essais critiques, susceptibles d'interroger les divers aspects de son ?uvre, d'en apprécier la portée, d'en évaluer les lectures.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.
Editions DUCULOT Cet ouvrage est destiné à sensibiliser les apprenants à la composante culturelle présente dans la communication et à développer chez eux une compétence interculturelle. Chaque module didactique propose des tâches à visée fonctionnelle au travers desquelles est envisagée une interaction entre des savoir-être, des savoir-apprendre, des savoirs et des savoir-faire. Les thèmes abordés sont: desplazarse, conocerse, comer, establecer contactos, salir, alojarse, convivir, celebrar.
« L âge de raison », qui précède « l'âge bête », est vu par Freud comme « la période de latence ». Elle recouvre ces années de 6 à 12 ans d'une importance fondatrice pour le développement de l'enfant, de ses capacités intellectuelles, de ses relations sociales et de sa vie affective. Ce qui est censé être « latent » à cette époque, c'est la sexualité infantile; mais elle ne l'est en fait pas tant que cela: c'est surtout son expression à l'égard des adultes qui s'efface avec ce que Freud appelait « le déclin du complexe d'Oedipe ». La vie psychique y est intense et prépare l'enfant à affronter les orages de l'adolescence, comme en témoignent les textes réunis dans ce volume.
Chez vous, tout est pièce unique. Vos canapés ont été faits sur mesure et, avec vous, il est toujours un coussin léopard qui traîne. Ou bien... Chez vous, tout est souvenir : l'argenterie est de famille et les portraits d'ancêtres. Vos fauteuils sont d'époque - leurs rembourrages aussi ! Vous laissez le confort aux "bobos". Ou bien... Vous prenez vos fenêtres pour des baies, vous n'avez pas de télé, mais un home cinema. Votre intérieur évolue au rythme des tendances, tout comme votre garde-robe d'ailleurs. Ou bien... Vous vous moquez de votre voisin de palier qui a acheté son papier peint chez Castorama quinze jours avant les promotions Leroy-Merlin. Vous n'achetez jamais un meuble seul, mais la pièce entière. Ou bien... Vos rideaux s'enroulent sur les tringles, mais vos amis croient que c'est fait exprès. Vous vous entourez de sculptures et de dessins de nus. Pour vous, la déco est un art parmi tant d'autres... Alors vous êtes... BCBG ?BBB ?VIP ?MTV ? Autre ?
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.