Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pallas N° 103/2017 : Etudes de linguistique latine. Volume 2
Spevak Olga
PU MIDI
24,99 €
Épuisé
EAN :9782810704958
Les articles réunis dans les numéros 102 et 103 de Pallas sont issus du 18e Colloque international de linguistique latine qui s'est tenu du 8 au 13 juin 2015 à Toulouse, dans le cadre de PLH-CRATA. Ils représentent des contributions à tous les domaines de linguistique latine. On trouvera dans le présent volume de nouvelles explications de phénomènes phonologiques (lois phonologiques) ou morphologiques (génitif, vocatif, morphologie verbale), des études consacrées aux préverbes et aux prépositions, des questions variées concernant le style et le lexique, la prosodie et la métrique ainsi que la rhétorique. Une section spéciale est réservée aux hellénismes en latin. Ces études explorant des domaines variés permettent non seulement d'enrichir notre connaissance du latin mais aussi de faire le point sur des questions actuelles tout en offrant des perspectives pour les recherches ultérieures.
A l'ère des migrations permanentes, dues à des pressions économiques, culturelles, militaires ou climatiques, l'Etat devient de plus en plus un lieu transitoire, temporaire, et ses habitants sont de plus en plus des apatrides. Qu'est-ce que les philosophes contemporains peuvent nous dire sur ce phénomène qui concerne aussi bien les Palestiniens que les membres de l'Union européenne ? Comment peut-on encore avoir le sentiment d'appartenir à une nation ? Qui exerce le pouvoir aujourd'hui ? Avons-nous toujours le droit d'avoir des droits ? Et que signifie, par exemple, le fait de chanter l'hymne américain en espagnol ? . . Judith Butler, professeure de rhétorique et de littérature comparée à l'Université de Californie à Berkeley, est notamment l'auteure du célèbre Trouble dans le genre : le féminisme et la subversion de l'identité. Gayatri Chakravorty Spivak, professeure de littérature anglaise et comparée à l'Université Columbia à New York, pionnière des études postcoloniales, est notamment l'auteure du classique ln Other Worlds, à paraître aux Éditions Payot.
Ce volume, le 7e d'une collection de linguistique latine publiée par le Centre Alfred Ernout (Paris-Sorbonne, Paris IV), présente les actes du colloque biennal du Centre Alfred Ernout de juin 2010. Le latin est abordé en premier lieu dans ses relations avec l'héritage indo-européen en amont et les langues romanes en aval : genèse de la proposition infinitive (J. Haudry), évolution du diptyque "k"o-... to- (A. Orlandini et P. Poccetti) et de l'ordre des mots (B. Bauer), origine du préfixe con- (V. Martzloff). Est également étudié le domaine du lexique et de la morphologie : évolution des groupements de lexèmes (M. Fruyt), de microsystèmes lexicaux (A. Christol), de champs sémantiques (vrai et faux : 1.-F. Thomas), de la préverbation (B. Garda-Hernández), du préverbe in- (S. van Laer), du suffixe -õsus (Ch. Kircher), du verbe signifiant "voter " (M.-A. Julia). L'approche syntaxique et pragmatique traite de la place de l'adjectif en poésie (C. Fry), des locutions verbales avec miscere (T. Taons), de l'adjectif en emploi adverbial (E. Marini), du changement dans les adverbes en général (A. Ripoll), des subordonnants temporels dam, donec, quoad (M. Poirier), des connecteurs enclitiques enim et autem (O. Spevak). Le latin tardif est abordé sous l'angle lexical pour le latin biblique (L. Sznajder) et diatopique pour l'influence du latin d'Afrique sur le latin d'Espagne (R. Wright).
Voici, pour la première fois en français dans une traduction rigoureuse, accessible à un large public, un des textes de la critique contemporaine et des études postcoloniales les plus discutés dans le monde depuis vingt-cinq ans. Texte problématique et polémique, il a démontré depuis sa première publication, par le nombre de commentaires, de critiques et de recherches qu'il n'a pas cessé de susciter, une productivité peu commune, qui n'a d'égale peut-être dans son domaine que celle des écrits d'Edward Said et de Homi Bhabha.
Les Subalternes peuvent-elles parler ? est l'un des textes de la critique contemporaine et des études postcoloniales les plus discutés dans le monde depuis vingt-cinq ans. Problématique et polémique, à l'écriture vigoureuse, il a démontré depuis sa première publication, par le nombre de commentaires, de critiques et de recherches qu'il n'a pas cessé de susciter, une productivité peu commune, qui n'a d'égale peut-être dans son domaine que celle des écrits d'Edward Said et de Homi Bhabha. "En suivant un parcours nécessairement sinueux, cet essai partira d'une critique des efforts déployés actuellement en Occident [notamment par Gilles Deleuze et Michel Foucault] visant à problématiser le sujet, pour aboutir à la question de la représentation du sujet du Tiers-Monde dans le discours occidental. Chemin faisant, l'occasion me sera donnée de suggérer qu'il y a en fait implicitement chez Marx et Derrida un décentrement du sujet plus radical encore. J'aurai de plus recours à l'argument, qui surprendra peut-être, selon lequel la production intellectuelle occidentale est, de maintes façons, complice des intérêts économiques internationaux de l'Occident. Pour finir, je proposerai une analyse alternative des rapports entre les discours de l'Occident et la possibilité pour la femme subalterne de parler (ou la possibilité de parler en son nom). Je tirerai mes exemples spécifiques du cas indien, à travers la discussion approfondie du statut extraordinairement paradoxal de l'abolition par les Britanniques du sacrifice des veuves". (Gayatri Chakravorty Spivak)
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
A un moment où de nombreux domaines affichent des préoccupations relatives à la littératie, ce numéro s'intéresse à la constitution et à la réinterprétation de son espace conceptuel dans le champ de l'enseignement et de l'éducation. Plutôt que de se focaliser sur les différentes tentatives de définition qui ont pu en être proposées, ce volume cherche à comprendre en quoi la littératie conduit à penser autrement le développement des activités langagières : le continuum de leurs apprentissages, leurs interactions, leurs usages dans différentes institutions sociales, leurs fonctionnalités pour l'individu et la société.