Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Rousseau et la critique de l'économie politique
Spector Céline
PU BORDEAUX
14,00 €
Épuisé
EAN :9791030001143
Dans la France de la première moitié du XVIIIe siècle, cadre de l'avènement de la "science nouvelle" de la production et de la distribution des richesses, Rousseau critique l'économie politique. Sa critique vise le socle théorique commun à des courants de pensée divergents (mercantilistes, partisans du luxe ou Physiocrates), soit en des termes plus contemporains, le primat accordé à la croissance sur la justice. A cet égard, Rousseau est un lucide interprète des dangers de la société concurrentielle. Il a su voir que l'économie politique naissante reposait sur de folles illusions ? l'illusion du caractère naturel de l'intérêt, l'illusion de la transparence de la médiation monétaire, l'illusion des contrats "volontaires" entre individus inégaux, l'illusion, enfin, de l'harmonisation des intérêts dans la société marchande. Après Mandeville, Locke et Montesquieu, Rousseau a saisi l'évolution de la société commerçante. Il a combattu, à sa façon, le mythe de la "main invisible", auquel il entend substituer la "main visible" de la République. Le prophète des mystifications de l'économie politique a su faire entendre sa voix, et la Révolution française lui donnera un écho inédit. Marx, en ce sens, doit faire amende honorable : plus qu'une belle âme égarée au pays de l'utopie, l'auteur du second Discours a proposé une critique de l'économie politique dont nous pouvons encore tirer profit.
Nous étudions le rôle de Montesquieu dans l'émergence de l'économie politique. Loin d'envisager la constitution d'une science autonome, Montesquieu s'est toujours intéressé aux effets de l'économie sur les autres sphères de la vie publique : morale, sociale, politique. En ceci, il ne faisait qu'appliquer aux phénomènes économiques (commerciaux, monétaires, démographiques) la méthode qui lui est propre : déterminer les causes physiques et morales des lois et des moeurs, évaluer l'utilité, en situation, des institutions et des pratiques. L'économie ne saurait dégager des lois "naturelles", indépendantes des autres phénomènes sociaux ; elle ne saurait bénéficier, en un mot, d'un régime d'exception.
Ce lexique présente les principales notions de la pensée philosophique de Montesquieu. L'approche de chaque notion comporte trois niveaux signalés dans le texte par des astérisques, ce qui permet une véritable lecture de l'oeuvre de Montesquieu accessible à tous.
Ce volume double de la collection Le bien commun propose une lecture de L'Esprit des lois de Montesquieu, cette somme fondatrice de la philosophie politique que plus personne ne prend le temps de lire. Certains des principes fondamentaux de nos démocraties modernes, comme la fameuse séparation des pouvoirs, se formulent pour la première fois dans cet ouvrage qui méritait d'être dépoussiéré par une lecture attentive et exigeante, menée par l'une de ses meilleurs spécialistes. Avec ce livre accessible aux étudiants et répondant à l'absence de littérature parascolaire sur L'Esprit des lois, Céline Spector donne également un ouvrage de référence, destiné aussi à un public de spécialistes.
Au moment où le libéralisme, victorieux du marxisme, est lui-même sur la sellette, la philosophie politique contemporaine semble opérer un véritable " retour " à Rousseau. A l'échelle internationale, les études sur sa réception sont légion. Le propos de ce numéro est un peu différent : il interroge la présence de Rousseau dans les constellations philosophiques et politiques dominantes depuis la Révolution française. Son ambition est de faire droit à certains moments historiques fondamentaux dans la fortune du rousseauisme politique (le moment républicain, le moment marxiste, le moment rawlsien et ses critiques, le moment habermassien). Loin de prétendre à l'exhaustivité, il offre un échantillon des réactualisations contemporaines les plus fécondes.
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.