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Souvenirs au carré
Buren Daniel
XAVIER BARRAL
96,50 €
Épuisé
EAN :9782915173642
«Avec ses Photos-souvenirs au carré, Daniel Buren, habitué à explorer tous les espaces et tous les supports, a redéfini le carré Hermès avec une intégrité et une exigence qui m’ont particulièrement impressionné. J’ai tenu à ce que l’on découvre, à travers les pages de ce livre, les 365 carrés pièces uniques et que l’on suive les étapes ayant donné naissance à cette réalisation inédite. Cet ouvrage constitue une sorte de document de mémoire qui retrace le processus de création, ce dernier étant aussi important que l’oeuvre elle-même. Des photographies témoignent du travail mené pendant plusieurs mois avec Daniel Buren. On y voit l’artiste à l’oeuvre, exerçant son regard, discutant de ses choix, se confrontant au savoir-faire de nos artisans. Cette aventure aura été à la fois l’occasion de suivre la démarche originale de l’artiste, d’en comprendre les fondements et d’en partager le talent ». Pierre-Alexis Dumas, Directeur artistique d'Hermès.
Quelques réflexions sur cette activité très spéciale qui consiste à déposer dans l'espace urbain, ouvert à tous et généralement à l'extérieur (bien que des espaces répondant aux mêmes critères puissent également être intérieurs) des objets dénommés "sculptures". Ces objets sont-ils d'un type défini, reconnaissables parmi les autres objets de la ville ? Quelles significations ont-ils ? Si le même objet se trouve dans un musée, sa signification est-elle identique ? Où se trouvent-ils placés dans la ville ? Qui choisit le lieu de leur exposition ? Ce sont là quelques questions, et des dizaines d'autres, qui m'intéressent au premier chef depuis une trentaine d'années dans le domaine des travaux exclusivement urbains, que je vais tenter d'aborder, succinctement, ici. " D.B.
« Je pensais qu?il me fallait des photographies pour attester de certaines choses que j?avais faites et qui parfois ne duraient pas plus de deux heures ». C?est ce que Daniel Buren nomme lui-même des « photos-souvenirs » grâce auxquelles il immortalise son travail in situ et très souvent éphémère depuis près de quarante ans. Avec cet ouvrage, l?artiste nous livre aujourd?hui une promenade photographique de son intervention organisée au Centre Pompidou de juin à septembre 2002, « Le Musée qui n?existait pas », comme un unique témoignage de l?exceptionnelle diversité des oeuvres réalisées pour l?occasion et désormais disparues pour la plupart. Comme si quelque chose d?une histoire désormais passée, enfouie, singulière, refaisait ici surface. Bien peu d?expositions se sont offertes avec autant de liberté à qui la parcourait. Bien peu se sont refusées avec autant de détermination à un parcours obligé. Bien peu ont été construites avec, résolument, l?idée de proscrire un chemin inscrit et balisé. « Le Musée qui n?existait pas », aura bien été une rétrospective de Daniel Buren mais aura substitué à sa forme connue, un paradigme spatial et temporel jusqu?alors inédit. « Exposer dans un musée, c?est aussi exposer le musée », écrit Buren. L?exposition investissait de multiples espaces du Centre Pompidou, Daniel Buren l?avait souhaité ainsi. Si la galerie 2 du niveau 6 accueillait le dispositif principal organisé selon un quadrillage de 71 salles, l?installation se déployait également jusque sur les terrasses, dans les escalators, au sein de la collection du Musée national d?art moderne, sans oublier dans le forum et au niveau 1 du Centre et même sur quelques toits de Paris visibles depuis de longues vues installées à Beaubourg.Des textes de Bernard Blistène et Laurent Le Bon, commissaires de l?exposition, et de Dorothea van Hantelmann, critique d?art, viennent éclairer la démarche de l?artiste. Un ouvrage qui s?adresse à tous ceux qui ont vu l?exposition, qui en l?ont pas vue ou qui veulent en savoir plus sur l?oeuvre de Daniel Buren.
Le nom de Daniel Buren est indéfectiblement associé à des rayures verticales, blanches et de couleur. C'est en effet le vocabulaire élémentaire à partir duquel il décline une infinité de possibilités, puisque chaque travail s'exprime in situ, suivant le lieu où il est programmé et réalisé. La précision, la rigueur et la radicalité sont, chez l'artiste, poussées à l'extrême. Deux éléments vont permettre à l'outil visuel d'évoluer : le choix de différents supports (tissu pré rayé, papier spécialement imprimé, verre peint, verre gravé, miroir, bois, pierre, plastique transparent, métal, peinture) et le passage de la surface plane à la troisième dimension. Daniel Buren a réalisé dans le monde entier des centaines de présentations. A partir d'un index courant, quelque cent cinquante mots propres à qualifier le travail de Daniel Buren, cet ouvrage retrace les quatre principes constitutifs de l'?uvre de l'artiste, à savoir la peinture, le in situ, l'architecture, le décoratif. Ces cent cinquante mots sont autant d'entrées dans l'univers de l'artiste, univers qui se définira au fil de ce "lexique" au travers de correspondances, d'essais, de textes, d'?uvres, de mises en situation. Une lecture transverse d'une oeuvre qui échappe à toute classification traditionnelle.
L'univers poétique du duo de photographes espagnols Anna Cabrera et Angel Albarrán est ici présenté au fil d'un voyage onirique au pays des oiseaux. 7e titre de la collection "Des Oiseaux" Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. " Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte ", précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. " La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. " Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production. Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019. Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingue Sylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC
À la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.
Artistes pluridisciplinaires travaillant en duo depuis toujours, Pierre et Gilles allient la photographie à la peinture dans un processus bien particulier. Leur sujet, toujours une personne, est d'abord photographié dans une mise en scène assemblée d'objets et de vêtements symboliques sur plusieurs plans. Dans un second temps, l'image est retouchée et chaque détail, de la lumière au cadre, fait l'objet d'une intervention peinte. Le résultat de leur travail est donc une oeuvre au statut ambivalent et unique. La Fabrique des idoles questionne la place du portrait dans la représentation des célébrités, et notamment la construction du mythe de l'icône populaire. Reconnus pour leurs images de célébrités (Stromae, Sylvie Vartan, Arielle Dombasle, Kylie Minogue, etc.) et leur présence dans le milieu de la nuit des années 1980, Pierre et Gilles font ici le lien entre icones musicales et photographie. Dans le livre, on découvre le processus de création de l'idole, et comment la musique et le milieu de la nuit ont influencé la vision du public face aux célébrités. Des photos inédites de l'atelier des artistes enrichissent le livre et complètent les 80 oeuvres reproduites pour comprendre l'inspiration et l'univers de Pierre et Gilles.