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Le pouvoir & les images. Photographie & corps politiques
Soulages François
KLINCKSIECK
33,00 €
Épuisé
EAN :9782252038253
Le pouvoir utilise-t-il toujours les images? Peut-il y avoir unpouvoir sans image(s) du pouvoir? Que disent les images dupouvoir? Problèmes complexes, car il y a aussi des imagescritiques, des images artistiques, des images politiques quicritiquent, déconstruisent le pouvoir: mais quel(s)pouvoir(s)? Problèmes fondamentaux à cette époqued'iconocratie où l'image pèse plus lourd que le concept. Laphotographie nous permet de repenser ces problèmes quirelèvent de l'histoire et de l'actualité - de l'usage politique de laphotographie au XIXe siècle par la police et la criminologieavec Lombroso, aux photos d'Abou Ghraib -, du social et dupolitique - des magazines à la photographie plasticienne, desphotos des femmes politiques à celles des simples citoyens -,de l'art et du sans-art - de Depardon et Lüthi aux photos descorps morts. Avec une douzaine de chercheurs, grecs,brésiliens et français, dont certains appartiennent aux équipesde recherche RETINA.lnternational ou/et AIAC, FrançoisSoulages mène ces interrogations en explorant images etpouvoir.
Le flou semble être le signe d'un défaut, d'une défectuosité, d'un manque, d'un négatif. Est-ce si sûr ? Faut-il en rester à l'idéal classique de clarté et de précision d'un Boileau ou d'un Descartes ? Si cet idéal est nécessaire en mathématiques et en logique, fécond dans les sciences expérimentales, en est-il de même en art ? Ainsi, en littérature, le flou est-il un obstacle ou bien, au contraire, un fabuleux outil permettant à l'auteur et au lecteur d'opérer des interprétations sans cesse renouvelées du monde extérieur, du monde intérieur, du monde créé qu'ils visent ? De telle sorte qu'accèdent aux loges d'honneur, certes le style et la forme, mais surtout les problèmes philosophiques du réel, des rapports sujet/objet, du rapport au monde, du savoir et les problèmes existentiels du flou, du trouble, de l'indistinct et du confus ? Au point que toute Lettre à un jeune écrivain pourrait commencer non pas par un " Evitez le flou ", mais par un " Travaillez le flou, et tout suivra I ". Ce livre est le troisième d'une série sur le flou, le premier étant sur le flou en général, le second sur le flou au cinéma : François Soulages & Pascal Martin (dir.), Les frontières du flou et Les frontières du flou au cinéma, Paris, L'Harmattan, collection Eidos, 2013 et 2014.
Il est nécessaire de s'interroger sur les réalités de la globalisation et sur les espoirs de mondialisation : comment la mondialisation, à la fois comme idée et comme idéal, est-elle travaillée par la réalité des frontières ? Quels en sont les enjeux pour les arts et les cultures ? En quoi cela engage-t-il des politiques et des diplomaties particulières ? Il est enrichissant de donner la parole à des artistes, des penseurs, des théoriciens, des citoyens, des politiques qui travaillent de ce côté-là : des femmes et des hommes d'Amérique latine et d'Europe, ainsi qu'un apatride.
A-t-on déjà vu le temps ? Jamais ; ni de visu, ni en photographie. Et pourtant, bien des photographes évoquent le temps. Peuvent-ils, d'ailleurs, le photographier ? Certainement pas, ni le temps aristotélicien, ni le temps augustinien, ni le temps kantien, ni le temps bergsonien, ni la durée, etc. Mais, peuvent-ils faire oeuvre à partir d'une interrogation sur sa complexité et ses paradoxes ? Pourquoi pas : les autres arts y travaillent bien... Chacun 0 sa manière. Alors quelle serait la manière spécifique qu'aurait la photographie de travailler le temps ? Elle n'existe certainement pas, car il y a des manières de travailler ce temps problématique par des photographies et des photographes différents ; bref, des styles. Les styles du temps ? Non, les styles photographiques. Etudions donc pourquoi et comment les photographies explorent le temps, mieux, les temps - à la fois le passé, le présent, et l'avenir, etc. Pour ce faire, nous prendrons, comme embrayeur de réflexion, l'oeuvre de l'artiste contemporain, Bernard Koest, car, plus qu'une autre, l'oeuvre de cet artiste nous oblige à repenser les rapports complexes entre temps & photographie ; outre qu'elle est sublime.
Ce livre conclut une série de dix livres publiés sur la problématique Photographie & corps politiques. Il nous interroge sur les représentations photographiques - idéologiques ou artistiques - des corps politiques, en questionnant les potentialités des images - servilité, critique ou création. Et ce, à partir d'images policières, psychiatrisantes et artistiques. Tout homme a une situation particulière dans la société et donc un corps politique particulier qu'il subit ou qu'il cherche à modifier en transformant cette société ou la place qu'il y occupe. Mais, la société, le pouvoir ou des contre-pouvoirs peuvent vouloir produire des représentations aliénantes ou bien survalorisantes de certains corps politiques. La photographie peut être leur servante : elle fabrique alors des images serviles de ces corps politiques. Mais elle peut aussi créer des images critiques de ces corps politiques ; elle passe alors de la communication à l'archivage, à la documentation, à l'art ; de l'image comme signe à l'image d'images comme interrogation. Les enjeux sont en effet certes politiques, et moraux, mais aussi existentiels et esthétiques. Deux artistes - Bernard Koest et Bruno Zorzal - interviennent dans ce livre avec des photos et un texte.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.