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Luttes sociales au temps des corporations
Jacques Jean
SPARTACUS
13,00 €
Épuisé
EAN :9791094106389
Un résumé magistral de l'histoire des corporations du XIIe au XVIIIe siècle, sous l'angle des conflits sociaux qu'elles ont suscités. Au fil des siècles, elles ont de plus en plus rarement constitué des familles harmonieuse où se retrouvaient maître, compagnon et apprenti. Les interdictions maintes fois répétées des organisations que se donnaient les compagnons montrent combien les "coalitions" leur étaient nécessaires pour s'opposer aux conditions de vie et de travail que leur imposaient les maîtres. L'auteur montre aussi comment la croissance de l'emploi ouvrier en dehors des corporations fut l'une des causes de leur suppression, finalement décrétée en application de l'abolition des privilèges en 1789. Achevé en 1937 , ce livre s'adressait aux syndicalistes tentés par le "néocorporatisme", l'économie "dirigée" et "planée" qui aurait mis fin aux conflits de classes alors que leurs causes restaient inchangées.
Cet ouvrage est destiné à aider le candidat dans la préparation des épreuves de Sciences de la Vie et de la Terre du concours externe de professeur des écoles. Il reprend l'ensemble des connaissances généralement utiles pour bien répondre aux sujets du concours et de son programme. Les sujets proposent essentiellement des travaux sur documents. Cette mise au point sur les connaissances scientifiques permettra aux non-spécialistes de répondre avec plus d'aisance aux questions du concours et, plus tard, d'enseigner avec plus d'efficacité. Pour les spécialistes, cela leur permettra de prendre du recul et de se concentrer sur l'essentiel. Des questions, avec leurs corrigés, sont également posées à la fin de chaque chapitre afin d'évaluer la compréhension du lecteur.
L'amour : un sujet presque banal et, pourtant, toujours imprévisible. Pouvons-nous être jamais rassasiés, satisfaits, suffisamment éclairés ? J'invite la lectrice ou le lecteur curieux à une promenade sur le sentier de l'amour en ma compagnie pour une lecture irriguée par d'autres auteurs. Peut-être avons-nous connu des expériences fortes. Voire une seule, mais tellement puissante... Malgré cela, ce sentiment demeure source d'inquiétude, d'incertitude, de désolation ou d'enthousiasme. Nul ne peut prédire à coup sûr quel choix amoureux sera heureux ou catastrophique. L'événement amoureux survient désormais dans un monde résolument différent : les attentes ont changé, les codes ont muté, les relations entre les genres sont en ébullition, les modalités de la rencontre se digitalisent, les sexualités s'émancipent. Le concept lui-même est désavoué par certains. Il me semble que cette quête, celle de l'amour heureux et sans fin, a remplacé aujourd'hui celle de la Pierre philosophale ou de l'Arche perdue. L'amour échappe aux avancées scientifiques et l'expérience amoureuse reste un art et non une science. Le désir qui a sous-tendu cet ouvrage est de mettre à jour cet Art d'aimer et de favoriser le questionnement. Afin de pouvoir dire "Oui, chérie" à l'autre et au voyage amoureux, tout en étant mieux instruit.
Jean Jacques avoue avoir un compte à régler avec Marcelin Berthelot (1827-1907) : il lui reproche d'avoir fait de la Synthèse chimique un argument de propagande radicale et laïque.
Une énigme hante la science : les acides aminés, composant la matière vivante, qui, pour le chimiste, peuvent exister, comme nos deux mains, sous une forme droite ou gauche, présentent la propriété surprenante d'être tous de la même "main" . Pasteur disait que ces molécules naturelles étaient "dissymétriques" . Une autre découverte vient de relancer la question. L'Univers lui-même se trouve affecté d'une brisure de symétrie décisive : celle qui a donné l'avantage à la matière sur l'antimatière. Ainsi les scénarios des astrophysiciens rejoignent les travaux des biologistes moléculaires, esquissant une ligne du cosmos à la vie. Les conséquences pratiques du "sens" de la vie sont immenses. En laboratoire, on peut synthétiser des produits à la fois sous la forme "gauche" et "droite" mais l'efficacité d'un insecticide ou d'un médicament, par exemple, et aussi leurs effets secondaires dépendent du "dédoublement" de la molécule qui les compose ; "droite" ou "gauche" , ce n'est pas du pareil au même.
Les bouleversements et les crises périodiques que la révolution industrielle imposa au monde du travail provoquèrent à la fois le développement des luttes ouvrières et l'éclosion de projets de réforme sociale prétendant concilier progrès technique et harmonie entre les hommes. En montrant que l'histoire des sociétés était indissociable de celle de la propriété, Karl Marx apporta au mouvement ouvrier naissant à la fois la compréhension du monde qui le créait et l'illumination des buts qu'il devait se donner. Karl Kautsky expose comment il y parvint en soumettant à la critique historique et sociale les grands courants de pensée qui ont accompagné l'avènement de la bourgeoisie capitaliste. Mais cette activité intellectuelle de Marx ne doit pas être séparée de son action militante, qui la rendait nécessaire et qui l'enrichissait en même temps. Dans " L'histoire de la Ligue des communistes ", Friedrich Engels relate la constitution du premier noyau de révolutionnaires auquel il appartint, dans cette Europe occidentale du milieu du XIXe siècle où il faut encore abattre le despotisme monarchique mais où, déjà, surgit la perspective d'une société libérée des oppressions, celle de la société communiste.
Il y a plus d'un demi-siècle que le nazisme a été écrasé militairement. Pourtant, les fascismes italien et, surtout, allemand, continuent à susciter débats et interprétations qui ne se limitent pas à l'établissement des faits historiques. Aujourd'hui encore, l'antifascisme affirme la nécessité d'une mobilisation constante contre ce qui resterait un danger suprême. Alors, le nazisme est-il le fruit d'une période historique particulière, ou s'exprime-t-il, partout dans le monde, dans chaque manifestation de la terreur d'État ? Partant du constat que les classes dirigeantes durent mettre fin précipitamment à la Première Guerre mondiale sous la menace de la révolution, l'auteur évalue la validité des différentes thèses en présence à la lumière de cet événement fondamental et de ses conséquences. Il passe ainsi en revue tous les thèmes en débat, des origines idéologiques du fascisme au rôle qu'a joué la petite-bourgeoisie dans son avènement, des particularités du système économique nazi à l'extermination des juifs d'Europe, de la Guerre d'Espagne à l'antifascisme d'aujourd'hui. Car l'enjeu de cette histoire sans cesse réécrite, c'est le jugement qu'on peut porter sur la société actuelle, sur les menaces qu'elle renferme et sur les conditions de sa transformation radicale. Celui qui cherche à relier le nazisme et ses séquelles aux combats d'aujourd'hui trouvera ici un guide critique extrêmement riche, avec pour fil conducteur l'échec de la révolution communiste.
Il y a maintenant plus de trente ans que la contraception est libre en France. Moins longtemps pour l'avortement, qui conserve des adversaires acharnés. On en viendrait à oublier qu'au cours du demi-siècle précédent les partisans du contrôle des naissances ont été fréquemment emprisonnés. Cette répression était d'autant plus dure que ces militants faisaient de la limitation volontaire des naissances une arme contre la misère et l'exploitation, le militarisme et la guerre. Née en 1890, Jeanne Humbert est entraînée par sa mère, qui abandonna son mari et ses autres enfants pour vivre avec un militant anarchiste. Sa longue vie a été celle de cent combats : pour l'anarchisme, la limitation volontaire des naissances, la liberté sexuelle, le pacifisme... En 1909, elle devient la collaboratrice d'Etienne Humbert, dont elle sera l'une des compagnes, puis l'épouse. Aux côtés de grandes figures de l'anarchisme, des féministes radicales et de nombreuses personnalités rebelles, elle mène le combat des néo-malthusiens de Génération consciente pour la liberté de la contraception et de l'avortement. Comme à Eugène Humbert, ce combat lui vaudra procès et séjours en prison, car la République voulait des enfants, toujours plus d'enfants, pour en faire des ouvriers et des soldats ! La loi de 1920 livra les néo-malthusiens à leurs ennemis : moralistes cléricaux, laïques ou rouges, populationnistes, nationalistes... sans parvenir à les faire céder ni, d'ailleurs, à freiner la baisse de la natalité. Aujourd'hui encore, en France, la propagande pour la limitation des naissances reste interdite par la loi. Jeanne Humbert n'abandonna jamais le combat libertaire, rejoignant par exemple May Picqueray lorsque celle-ci fonda Le Réfractaire en 1974 pour poursuivre l'action de Louis Lecoin. Un combat, comme sa vie nous le rappelle, qui vise à libérer femmes et hommes de l'empire de la nécessité et de la tutelle des puissants.
Dans les mois qui suivirent la révolution d'Octobre, Lénine et les plus lucides des bolcheviks l'affirmèrent avec force: si la Russie restait isolée, si les pays les plus industrialisés, et en premier lieu l'Allemagne, n'étaient pas gagnés par la révolution socialiste, alors celle-ci périrait. C'est dans cette perspective qu'ils créèrent l'Internationale communiste au début de 1919. Même si celle-ci et sa subordination au parti bolchevik furent contestées dès sa fondation, même si, très vite, des révolutionnaires dénoncèrent la dictature du parti russe sur le prolétariat, elle représenta pendant des années encore pour de nombreux militants la lumière qui s'était allumée à l'Est, la perspective toute proche d'un monde libéré du capitalisme et des immenses massacres impérialistes. Pour Hippolyte Etchebehere, dit Rustico, l'Allemagne en crise du début des années 1930 restait le champ de bataille où se jouait l'avenir de la révolution, aussi bien par la puissance de son industrie que par celle de ses organisations ouvrières. A Berlin, aux côtés de ces communistes qui sont pour lui des révolutionnaires, il va vivre ces semaines de l'hiver 1932-1933 dont on s'apercevra que s'y décida le sort d'au moins une génération. Mobilisation des militants, immobilisme des partis et des syndicats, alliance des nazis et de l'appareil d'Etat: Rustico les vit jour après jour et témoigne que le nazisme fut d'abord une contre-révolution, avec, parmi ses premières victimes, une social-démocratie pourtant devenue un rouage de l'Etat allemand et un parti communiste instrument dévoué de l'Etat soviétique.