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La molécule et son double
Jacques Jean
HACHETTE LITT.
16,95 €
Épuisé
EAN :9782010169243
Une énigme hante la science : les acides aminés, composant la matière vivante, qui, pour le chimiste, peuvent exister, comme nos deux mains, sous une forme droite ou gauche, présentent la propriété surprenante d'être tous de la même "main" . Pasteur disait que ces molécules naturelles étaient "dissymétriques" . Une autre découverte vient de relancer la question. L'Univers lui-même se trouve affecté d'une brisure de symétrie décisive : celle qui a donné l'avantage à la matière sur l'antimatière. Ainsi les scénarios des astrophysiciens rejoignent les travaux des biologistes moléculaires, esquissant une ligne du cosmos à la vie. Les conséquences pratiques du "sens" de la vie sont immenses. En laboratoire, on peut synthétiser des produits à la fois sous la forme "gauche" et "droite" mais l'efficacité d'un insecticide ou d'un médicament, par exemple, et aussi leurs effets secondaires dépendent du "dédoublement" de la molécule qui les compose ; "droite" ou "gauche" , ce n'est pas du pareil au même.
Qui était Ménandre ? Que signifie vraiment le Dyscolos ? Quels sont les enjeux majeurs de la pièce ? Que nous dit-elle de la société athénienne au Ive siècle ? Ecrits par les plus grands spécialistes de l'Antiquité, les trois textes de ce court volume répondent à toutes vos questions et sont les compléments indispensables à la lecture de l'oeuvre.
Ce livre est une étude interne de la revue culturelle Las Moradas. Il apparaît que les "contemporains" rassemblés dans cette revue culturelle luttaient pour le développement d'un champ culturel radicalement "auto-nomisé", seul capable de déboucher sur les créations culturelles nécessaires au cours d'une période anomique comme la leur qui est aussi la nôtre. Pour ce faire, ils devaient affronter à la fois les rationalistes classiques de la génération antérieure à la leur, les indigénistes qui dominaient alors le champ culturel péruvien, mais aussi les néo-positivistes "indifférents" (Zima) qui commençaient alors à développer leur pensée. Néanmoins, pour les guider dans leur recherche d'une radicale "anomisation" et donc d'une radicale "auto-nomination" du champ culturel, ils disposaient des oeuvres des grands créateurs péruviens de la Renaissance, autre période hautement anomique et particulièrement au Pérou, que furent notamment Huaman Poma de Ayala et l'Inca Garcilaso de la Vega.
Qu'est-ce qu'un chimiste, à la fin d'un énième repas d'anniversaire, peut bien raconter à ses amis et aux amis de sa fille qui, eux, ne sont pas du métier ? La fabrication des grenades artisanales pendant la libération de Paris ? Les mystères des molécules qui programment les amours et les métamorphoses des papillons ? Un procès du permanganate à la Guadeloupe ? L'histoire d'une pilule du lendemain avortée ? Bref, des aventures scientifiques avec des précautions de langage qui s'imposent pour ne pas gâcher la soirée ? Jean Jacques, à l'âge où " la carrière d'un savant " ne réserve plus de surprises, s'abandonne à son goût de l'écriture, de l'anecdote et de la parenthèse.
Ce livre est une étude externe de la lutte culturelle qui opposa les "indigénistes" péruviens aux "contemporains" de ce pays à la fin des années 1940 afin de dominer le champ artistique ainsi que le champ culturel péruvien dans son ensemble. En l'espace de deux années (1947-1948), les "contemporains" se dotèrent au Pérou de trois contre-institutions culturelles : l'Agrupación Espacio, la revue culturelle Las Moradas et la première galerie d'art privée du Pérou : la Galería Lima, qui allaient leur permettre de commencer la conquête du champ artistique et culturel péruvien, alors encore largement aux mains des indigénistes. Centrée sur l'étude de la revue Las Moradas, cette recherche présente aussi l'Agrupación Espacio, la Galería Lima ainsi que le rôle de la Pena Pancho Fierro qui joua un grand rôle en tant que salon indigéniste et café de l'avant-garde contemporaine de la Lima de la fin des années 1940.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.
Résumé : Qu'en est-il véritablement de la pauvreté aujourd'hui et comment y faire face ? Prenant en considération à la fois le temps (historique de la pauvreté depuis le Moyen Age) et l'espace (arsenal concret des mesures contre la pauvreté dans les grands pays européens), ce livre provocateur fait le point de la situation. Non, il n'y a pas de plus en plus de pauvres dans notre pays, au sens étroit du nombre de personnes ne disposant pas d'un revenu minimal... mais ils sont de plus en plus pauvres, démunis de tout, et demandant donc en permanence des aides publiques ou privées. Oui, le revenu minimum garanti peut être la forme immédiate de la solidarité nécessaire envers les plus pauvres, sous réserve qu'il ait pour fondement l'insertion réelle et durable de ceux auxquels il est destiné, plutôt que l'assistance. Au surplus, ce revenu minimum ne coûterait pas cher : entre 6 et 12 milliards par an, soit 0,1 % à 0,2 % du PIB. Non, le revenu minimum garanti ne peut pas être l'au-delà de la solidarité, le nouveau principe de la Sécurité Sociale, la base d'un nouveau compromis social. Il est temps que le public ait accès aux chiffres les plus précis et puisse consulter un dossier extrêmement solide sur la misère et les actions qu'elle appelle. Philippe Séguin et Claude Evin ont accepté de débattre, en préface et en postface, sur l'idée d'un consensus possible à partir des propositions minimales de Serge Milano.
Si l'on se souvient que le ministère de la Santé a été créé en 1930 seulement et qu'à l'origine les hôpitaux servaient davantage à exécuter des mesures de police qu'à assister les indigents, on voit se dessiner une vie quotidienne des hôpitaux au XIXe siècle qui n'a guère de rapport avec celle que nous leur connaissons aujourd'hui. Etrange siècle qui débute par l'entassement des malades dans les salles communes, au mépris de l'hygiène la plus élémentaire, et se termine par les découvertes de Pasteur. Car c'est dans les hôpitaux du siècle dernier que s'opère la grande révolution médicale, non sans soubresauts, et il reviendra aux nouveaux médecins, et plus encore aux nouveaux chirurgiens, de transformer ces lieux de charité en laboratoires modernes de la science. Parallèlement, l'hôpital va assurer de plus en plus la fonction d'enseignement de la médecine et, grâce à la création des concours d'internat et d'externat, garantir aux malades la compétence de leurs médecins. Juristes, anciens élèves de l'Ecole nationale de la Santé publique, Serge Borsa et Claude-René Michel appartiennent l'un et l'autre à l'administration hospitalière de la région marseillaise, ce qui leur a permis d'accéder à de nombreuses archives jusque-là inexploitées.
Résumé : Le principe : 5 nouvelles originales réécrites 3 fois, par 3 écrivains différents. Le résultat : 20 textes inédits où les auteurs d'aujourd'hui se mesurent les uns aux autres. Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe déjà dans le hip-hop ou les musiques électroniques : le " remix ". En bonus dans ce recueil : les meilleurs remix d'" amateurs ", gagnants du concours Remix en partenariat avec Dimanche Ouest-France, L'Est républicain, Sud-Ouest Dimanche, À nous Paris et Les Inrockuptibles.