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L'usage du passé entre Antiquité tardive et haut Moyen Age. Hommage à Brigitte Beaujard
Sotinel Claire ; Sartre Maurice ; Judic Bruno ; Fa
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753507289
Parmi les nombreux apports de l'oeuvre de Brigitte Beaujard sur le culte des saints en Gaule se dessine une réflexion sur les transformations de l'usage du passé à la fin de l'Antiquité. A certains moments de l'histoire des villes de la Gaule romaine, une solution de continuité dans la transmission du passé s'est produite, et la cité classique s'est effacée au bénéfice d'une construction chrétienne de l'histoire des origines. Telle est la piste qu'ont choisi de suivre quelques-uns de ses amis, collègues et élèves, au cours d'une journée d'étude organisée à l'université François-Rabelais-Tours par l'équipe HiSoMA-Tours (UMR 5189) et la Maison des Sciences de l'Homme pour lui rendre hommage. Cet ouvrage aborde des dossiers variés relevant de l'histoire politique, de l'hagiographie ou de l'histoire du christianisme. Si les questions de manipulation de la mémoire sont loin d'être propres à l'Antiquité tardive, elles y occupent une place particulièrement importante, liée à la définition même de la période. Celle-ci tait l'objet depuis plusieurs années d'un débat actif, dont les enjeux concernent l'hypothèse d'une solution de continuité dans la transmission des héritages des sociétés. Les chapitres de ce livre, dans leur diversité, n'outrent comment les hommes de l'Antiquité tardive ont travaillé sur leur propre passé avec une inventivité et une lucidité remarquables, qui témoignent de l'importance qu'avait pour eux leur histoire autant que des libertés qu'ils ont prises avec elle. Biographie de l'auteur Maurice Sartre est professeur émérite à l'université François Rabelais-Tours. Claire Sotinel a succédé à Brigitte Beaujard à l'université François Rabelais-Tburs; elle est professeur d'Histoire ancienne à l'université Paris 12-Val de Marne.
La phénoménologie, la théologie, souvent aussi l'histoire, privilégient une approche de la conversion en termes d'itinéraires personnels, ou réduite à l'analyse de réseaux de sociabilité de faible rayon. Dès lors qu'elles se rendent visibles dans l'espace public, les conversions se dotent pourtant d'un contenu proprement politique. Elles engagent acteurs de la conversion et pouvoirs politiques dans un processus complexe de mise en signes et de mise en scène. Le dossier "Signes et scènes de la conversion" s'attache à l'histoire longue de ces politiques de la conversion, dans l'espace chrétien, de l'Antiquité à la période moderne. De la cité à l'Etat et à l'Empire, il en explore les jeux d'échelles et les enjeux d'institution et de représentation. L'article en varia, "Thérèse de Lisieux et la Russie", aborde l'internationalisation d'une dévotion en milieu catholique dans l'entre-deux-guerres, sous l'angle d'un agencement entre mobilisation des acteurs de terrain et régulation romaine.
En trente ans de carrière et plus de vingt longs métrages, Martin Scorsese a acquis le statut de grand maître du cinéma américain. Il est de ces cinéastes qui puisent dans leurs origines une source d'inspiration intarissable. Italo-Américain, il grandit dans le quartier new-yorkais de Little Italy et sa biographie est partout présente dans ses films. Cinéaste cinéphile, nourri des classiques du cinéma hollywoodien comme des nouvelles vagues européennes, il débute dans les années soixante-dix et connaît rapidement le succès avec Taxi Driver, qui révèle la richesse de son univers et consacre sa collaboration avec Robert De Niro. Depuis, Scorsese réalise ses films sans compromission artistique ni marginalisation "un film pour moi, un film pour eux", comme il aime à le dire, ce qui n'est pas monnaie courante au sein de cette industrie du cinéma américain où rien n'est jamais acquis: New York, New York, Raging Bull, La Dernière Tentation du Christ, Kundun, Casino, Aviator... Scorsese explore sans fin l'Amérique et son histoire, construite dans la douleur d'immigrations successives, avec Le Temps de l'innocence ou Gangs of New York, jusqu'à son dernier grand ?uvre, Les Infiltrés, qui dégage une grande violence critique sur la période contemporaine. Il garde le goût du documentaire auquel il revient régulièrement, sur la musique (The Last Waltz, No Direction Home: Bob Dylan) ou l'histoire du cinéma (Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain, Mon voyage en Italie). Sa fondation pour la préservation du patrimoine cinématographique parachève la figure de l'artiste passionné, ambassadeur infatigable du septième art. Biographie: Thomas Sotinel, quarante-huit ans, est journaliste au Monde depuis 1989. Après avoir écrit sur la musique, il a couvert l'Afrique au temps de Charles Taylor et de Laurent-Désiré Kabila. Il a rejoint la rubrique cinéma du Monde en 2000.
En 212, l'empereur Caracalla accorde la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'Empire. Cette mesure couronne une évolution séculaire vers un empire politiquement unifié et culturellement universel. Près de trois siècles plus tard, l'avènement du roi ostrogoth Théodoric marque la fin d'un processus au terme duquel les provinces occidentales et l'Italie elle-même ont échappé à l'administration impériale. En Orient, Constantinople est la capitale d'un Empire romain désormais byzantin. La période qui se déploie dans cet ouvrage est le cadre d'impressionnantes transformations?: la fin d'une société d'ordres, l'implantation de populations exogènes, la déconstruction politique de l'Empire, la diffusion du christianisme devenu religion impériale, la vitalité maintenue d'une culture latine qui produit les grandes oeuvres d'Ammien Marcelin ou de saint Augustin... L'Antiquité tardive est aujourd'hui le sujet de vifs débats entre les historiens, certains tenant au «?déclin de la civilisation?» et d'autres évoquant la notion moins pessimiste de transition. Nourri des études les plus neuves, ce livre restitue, loin des clichés et des idées reçues, toute la richesse et la complexité de ces années tourmentées?: il interroge la notion de crise qui se révèle d'une singulière fécondité, notamment par l'inventivité mise en oeuvre pour maintenir, voire renforcer l'unité de l'Empire confronté aux pires menaces intérieures et extérieures. En plus de 650 pages richement illustrées, Claire Sotinel, spécialiste de l'Antiquité tardive, retrace, au plus près des événements, la longue histoire, entièrement revisitée, de cette fin de l'Empire romain qui ne fut pas une agonie mais bien plutôt une effervescente recomposition politique, économique, sociale et culturelle.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.