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Un historien et son Eglise. Flodoard de Reims
Sot Michel
FAYARD
57,20 €
Épuisé
EAN :9782213031842
L'écriture de l'histoire est un très ancien souci des hommes, à la recherche de leur passé pour mieux comprendre le présent. Ecrire l'histoire de son église, surtout quand l'historien est un prêtre _ dont la fonction liturgique essentielle est de " faire mémoire " _ implique passion sans doute, mais aussi méthode. Au milieu d'un Xe siècle trop souvent présenté depuis la Rennaissance comme un " siècle de fer ", voici qu'après avoir appris son métier en consignant avec précision des Annales et en composant une grandiose épopée du christianisme (Les Triomphes du Christ), le chanoine Flodoard rédige une Histoire de l'Eglise de Reims, depuis ses origines romaines jusqu'en 948. Reims prend ainsi sa place parmi les augustes cités. Elle aurait été fondée par Remus au temps où Romulus fondait Rome. De Rome, elle aurait reçu par saint Pierre lui-même ses premiers évêques. Par saint Remi de le baptême de Clovis, elle a fait entrer le peuple franc dans la grande histoire, la seule qui vaille, celle du christianisme. Pour écrire l'histoire de ces temps mythiques, Flodoard a exploité des classiques païens ou chrétiens comme Tite-Live, César et Orose, mais surtout il s'est fait archéologue : il a interprété les plus anciens monuments de la cité. Il s'est ensuite installé dans les archives de la cathédrales pour y suivre la constitution du patrimoine ecclésiastique, montrer comment, du VIe au IXe siècle, se sont mises en place les principales institutions, jusqu'à l'archiépiscopact du prestigieux Hinemar (845-882) dont il inventorie la très riche correspondance. A ce moment-là, s'affirme vraiment l'église de Reims dans les faits, tandis que l'Empire carolingien se divise. Par-delà les frontières du partage de Verdun (843), les archevêques de Reims entretiennent un réseau européen de relations qui prolonge le projet impérial des Carolingiens. Mais l'historien est d'abord homme de son temps. En écrivant cette Histoire, Flodoard portait en lui les questions posées par les troubles de la première moitié du Xe siècle qu'il décrit dans son dernier livre. Il a inscrit ses réponses dans le temps très long d'une histoire plus que millénaire. Il les a inscrites aussi dans les espaces vécus par ses contemporains. La ville de Reims, les biens dépendant de son église, les lieux où ont été portées des reliques de saints rémois et les destinataires de la correspondance des archevêques dessinent des ensembles de lieux qui sont, pour les lecteurs de Flodoard, la garantie de vérité du récit de l'historien. Michel Sot est professeur d'histoire médiévale à l'université de Paris X.
Résumé : Tout pour réussir l'épreuve d'histoire du concours de l'IEP de Paris : le cours en fiches, les personnages incontournables, les documents à connaître, les événements et notions clés, tous les conseils utiles, 30 sujets corrigés Le concours de Sciences Po Paris attire chaque année davantage de candidats. Fondamentale pour le concours d'entrée en première année, l'épreuve d'histoire nécessite une préparation méticuleuse qui va au-delà des contenus dispensés en classes de première et de terminale. Elle implique également que le candidat soit capable d'établir des ponts entre des notions souvent abordées de manière fractionnée au lycée et qu'il ait réfléchi au préalable à des problématiques transversales. Conçus par des spécialistes des IEP, les ouvrages de la collection " Intégrer Sciences Po " constituent des outils complets de préparation. Le cours est agrémenté de nombreux encadrés permettant de repérer facilement les personnages incontournables, les documents à connaître, ainsi que les événements et notions clés. Pour parfaire l'entraînement, l'ouvrage comporte trente sujets et leurs corrigés ainsi que des conseils méthodologiques.
Vu des Émirats arabes unis, et plus largement de la péninsule Arabique, le monde prend une configuration différente de celle qui est familière aux historiens de l'Occident, fût-il méditerranéen. Tout le monde romain antique y compris sa partie orientale devenue l'Empire byzantin, est à l'Occident. L'Orient tout proche, c'est l'Inde ; plus lointain, c'est la Chine, voire le Japon. Or c'est en Arabie qu'est apparu l'Islam au début du VIIe siècle, et son expansion à la rencontre des grandes cultures du monde a été le phénomène majeur de l'histoire du Moyen Âge. Ce livre aborde les chocs et premiers échanges, au moment de la conquête musulmane et dans les siècles qui ont immédiatement suivi : vers l'ouest avec le monde franc, mais surtout avec le monde byzantin ; vers l'est où les élites guerrières arabes ont affronté les élites chinoises et turques, où un véritable dialogue de culture a pu s'établir avec l'Inde et où des produits de la région du Golfe ont peut-être atteint le Japon. Les auteurs considèrent ensuite, dans la période centrale du Moyen Âge, différents affrontements comme les croisades, dont la dureté n'empêchait pas les guerriers antagonistes de s'estimer mutuellement. Des élites musulmanes ont pu apprécier l'honneur des chevaliers francs. Des chevaliers francs ont pu développer un rêve oriental. Au-delà des affrontements se développent des échanges culturels, objets d'un troisième volet : quelles connaissances de l'Islam en Occident ? Quelle connaissance des sciences arabes ? Quelle connaissance de l'Orient par les marchands vénitiens. Conçu par les médiévistes de l'université Paris-Sorbonne (historiens et historiens de l'art) qui enseignent à la Sorbonne d'Abou Dhabi, cet ouvrage entend contribuer à la réflexion et aux expériences menées actuellement aux Émirats arabes unis pour la rencontre des cultures du monde, aujourd'hui et demain.
Résumé : Pendant près d'un siècle, de 741 à 829, des auteurs proches des souverains carolingiens, Pépin III le Bref, Charlemagne et Louis le Pieux, ont écrit et réécrit, pour chaque année, des textes relatant les évènements qu'il leur paraissait important de confier à la mémoire. Ces Annales permettent de suivre comment Pépin, maire du Palais du dernier roi mérovingien, obtint la royauté des Francs en 751/754, comment son fils Charles put être reconnu et couronné empereur d'Occident en 800, fonction et dignité que son fils Louis exerça après sa mort en 814. Il s'agit donc d'une histoire officieuse, sinon officielle, du gouvernement et des efforts d'unification des pays francs, des luttes pour la soumission des peuples lombard, bavarois et saxon, des affrontements avec les Slaves et les Avars à l'est, avec les Scandinaves au nord et avec les Maures au sud, sans négliger les relations avec le pape de Rome, l'empereur de Byzance et le calife de Bagdad. Le tout inscrit dans une perspective d'histoire universelle chrétienne, scandée par le retour annuel des fêtes de Noël et de Pâques. Les éditeurs ont distingué deux versions. D'abord une version brève couvrant les années de règne de Pépin III et de Charlemagne jusqu'en 801. Cette version brève a ensuite été réécrite et continuée en une version longue jusqu'à l'année 829. Ce sont ces deux versions des Annales du royaume des Francs qui sont ici présentées et traduites séparément dans les volumes I et II aux fins de comparaison.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Une histoire du monde médiéval est une histoire panoramique et véritablement mondiale, des invasions barbares à la découverte de l?Amérique. Cet ouvrage est une synthèse magistrale des événements, une analyse précise des mentalités et des comportements, et une étude détaillée des structures politiques, économiques et sociales. Il s'organise en trois grandes parties: entre grands empires et grandes invasions, l'âge féodal, et les vieux empires et jeunes nations.
Résumé : Ce livre entend montrer la signification de l'art dans l'Europe du Moyen Age et les relations qui le lient à l'ensemble de la société et de la culture. De la création artistique médiévale, presque seuls les chefs-d'oeuvre ont survécu. Leur raffinement surplombait alors une masse épaisse de brutalité, de terreur et de misère. Afin qu'on ne l'oublie pas, des textes qui révèlent cette part tragique sont placés en contrepoint d'un discours général sur le monastère, la cathédrale et le palais.
Jacques Le Goff est l'auteur d'une ?uvre considérable sur le Moyen Âge. Citons notamment Un Moyen Âge en images (Hazan, 2007), Héros et merveilles au Moyen Âge (Le Seuil, 2005), L'Europe est-elle née au Moyen Âge? (Le Seuil, 2003), Saint Louis (Gallimard, 1996).
Sombre repoussoir des Lumières et de la modernité, le Moyen Age peine à se défaire de sa mauvaise réputation. Pourtant, au coeur de ce millénaire se loge une singulière période d'essor et d'élan créateur, déterminante pour la destinée du monde européen. Réputé anarchique, le système féodal repose en fait sur une organisation sociale efficace. L'Eglise, colonne vertébrale de la société, assure la cohésion des entités locales tout en conférant à la chrétienté une prétention à l'universalité. Les manières de percevoir et de vivre le temps, l'espace, l'au-delà, l'âme et le corps révèlent les paradoxes d'une civilisation exceptionnellement féconde. Ainsi, le féodalisme, traditionnellement considéré comme l'âge de la stagnation et de l'obscurantisme, pourrait bien être l'un des ressorts oubliés de la dynamique par laquelle l'Occident a imposé sa domination à l'Amérique d'abord, puis à l'ensemble de la planète. Porté par une thèse originale, La Civilisation féodale s'est imposé dès sa première parution comme une somme incontournable sur l'histoire médiévale.