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Annales du Royaume des Francs. 2 volumes, Edition bilingue français-latin
Sot Michel ; Veyrard-Cosme Christiane
BELLES LETTRES
49,00 €
Épuisé
EAN :9782251453132
Pendant près d'un siècle, de 741 à 829, des auteurs proches des souverains carolingiens, Pépin III le Bref, Charlemagne et Louis le Pieux, ont écrit et réécrit, pour chaque année, des textes relatant les évènements qu'il leur paraissait important de confier à la mémoire. Ces Annales permettent de suivre comment Pépin, maire du Palais du dernier roi mérovingien, obtint la royauté des Francs en 751/754, comment son fils Charles put être reconnu et couronné empereur d'Occident en 800, fonction et dignité que son fils Louis exerça après sa mort en 814. Il s'agit donc d'une histoire officieuse, sinon officielle, du gouvernement et des efforts d'unification des pays francs, des luttes pour la soumission des peuples lombard, bavarois et saxon, des affrontements avec les Slaves et les Avars à l'est, avec les Scandinaves au nord et avec les Maures au sud, sans négliger les relations avec le pape de Rome, l'empereur de Byzance et le calife de Bagdad. Le tout inscrit dans une perspective d'histoire universelle chrétienne, scandée par le retour annuel des fêtes de Noël et de Pâques. Les éditeurs ont distingué deux versions. D'abord une version brève couvrant les années de règne de Pépin III et de Charlemagne jusqu'en 801. Cette version brève a ensuite été réécrite et continuée en une version longue jusqu'à l'année 829. Ce sont ces deux versions des Annales du royaume des Francs qui sont ici présentées et traduites séparément dans les volumes I et II aux fins de comparaison.
L'écriture de l'histoire est un très ancien souci des hommes, à la recherche de leur passé pour mieux comprendre le présent. Ecrire l'histoire de son église, surtout quand l'historien est un prêtre _ dont la fonction liturgique essentielle est de " faire mémoire " _ implique passion sans doute, mais aussi méthode. Au milieu d'un Xe siècle trop souvent présenté depuis la Rennaissance comme un " siècle de fer ", voici qu'après avoir appris son métier en consignant avec précision des Annales et en composant une grandiose épopée du christianisme (Les Triomphes du Christ), le chanoine Flodoard rédige une Histoire de l'Eglise de Reims, depuis ses origines romaines jusqu'en 948. Reims prend ainsi sa place parmi les augustes cités. Elle aurait été fondée par Remus au temps où Romulus fondait Rome. De Rome, elle aurait reçu par saint Pierre lui-même ses premiers évêques. Par saint Remi de le baptême de Clovis, elle a fait entrer le peuple franc dans la grande histoire, la seule qui vaille, celle du christianisme. Pour écrire l'histoire de ces temps mythiques, Flodoard a exploité des classiques païens ou chrétiens comme Tite-Live, César et Orose, mais surtout il s'est fait archéologue : il a interprété les plus anciens monuments de la cité. Il s'est ensuite installé dans les archives de la cathédrales pour y suivre la constitution du patrimoine ecclésiastique, montrer comment, du VIe au IXe siècle, se sont mises en place les principales institutions, jusqu'à l'archiépiscopact du prestigieux Hinemar (845-882) dont il inventorie la très riche correspondance. A ce moment-là, s'affirme vraiment l'église de Reims dans les faits, tandis que l'Empire carolingien se divise. Par-delà les frontières du partage de Verdun (843), les archevêques de Reims entretiennent un réseau européen de relations qui prolonge le projet impérial des Carolingiens. Mais l'historien est d'abord homme de son temps. En écrivant cette Histoire, Flodoard portait en lui les questions posées par les troubles de la première moitié du Xe siècle qu'il décrit dans son dernier livre. Il a inscrit ses réponses dans le temps très long d'une histoire plus que millénaire. Il les a inscrites aussi dans les espaces vécus par ses contemporains. La ville de Reims, les biens dépendant de son église, les lieux où ont été portées des reliques de saints rémois et les destinataires de la correspondance des archevêques dessinent des ensembles de lieux qui sont, pour les lecteurs de Flodoard, la garantie de vérité du récit de l'historien. Michel Sot est professeur d'histoire médiévale à l'université de Paris X.
Résumé : Dans la continuité qui unit ce qu'on appelle l'Antiquité et les premiers siècles de ce qu'on appelle le Moyen Age, l'éloge est une donnée culturelle fondamentale, et le discours d'éloge un genre omniprésent. Les articles de ce recueil permettent d'en apprécier la permanence thématique et pragmatique. Discours pas aussi vrai que l'histoire, pas aussi libre que la poésie, l'éloge ?uvre inlassablement au maintien des grandeurs et des valeurs dans lesquelles, à travers d'amples changements, les sociétés de cette vaste période se sont successivement reconnues. Les études réunies ici abordent différents aspects de cette fonction, y compris lorsque celle-ci se dissimule sous l'extérieur d'une discrète fantaisie, comme dans l' " Eloge de la chevelure " écrit par Dion Chrysostome. Elles prennent pour champ d'observation des auteurs et textes variés - Tibulle et l'élégie romaine, Paul le Silentiaire et la poésie d'apparat byzantine, les historiens Diodore de Sicile et Ammien Marcellin, ainsi qu'Isidore de Séville et son histoire à la gloire du peuple Goth, les textes liturgiques de la fin de l'Antiquité, et l'hagiographie du haut Moyen Age. Elles révèlent par quels biais et sous quelles formes l'éloge envahit les différents genres littéraires. Elles montrent quelles résistances il rencontre chez les historiens qui lui opposent un système d'autodéfense plus ou moins efficace. Elles mettent en évidence les moyens de l'instrumentalisation de l'éloge au bénéfice des forces politiques du moment, mais aussi du maintien d'une identité culturelle inaltérable.
L'oeuvre que nous présentons appartient au genre littéraire gesta episcorum, apparu dans un certain nombre de cités d'Occident entre le XIe et XIIe siècle. Les gesta episcorum sont des ouvrages d'histoire organisés à partir de la liste épiscopale d'une cité, qui développent des notices concernant les évêques successifs, depuis les origines réelles ou mythiques de l'Eglise locale jusqu'à l'époque de rédaction. Les rédacteurs de ces notices sont généralement des chanoines de la cathédrale, inconnus par ailleurs, ce qui donne au gesta episcorum un statut relativement médiocre parmi les genres littéraires, mais en fait un document particulièrement précieux pour l'historien.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.