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Si jamais
Sordet Emmanuelle - Dhainaut Pierre
AU PONT 9
17,95 €
Épuisé
EAN :9791096310210
Je vais déplier le drap qui commence par demain, nous dit Emmanuelle Sordet dans son premier livre. Livre où alternent contes rimbaldiens, aphorismes, élégies rilkéennes, odes et chants - comme autant de fragments d'une méditation toujours recommencée, au prisme d'une écriture dense et souple, précise et sinueuse, cruelle et fluide, le murmure très doux d'une guitare inassouvie. Dans ces pages brûlées de soleil, des ombres passent, furtives. Présences lucides, compagnons secrets, elles accompagnent notre courage et nos hésitations. Elles nous murmurent de lever les yeux, de regarder les paysages sans mémoire auxquels nous donnons sens. Mais si l'Histoire nous roule de vagues de sang en disparitions - amis déchiquetés, cités rasées, civilisations détruites, enfants engloutis -, si nous nous levons chaque jour Ulysse oublieux, pourquoi donner voix au poème ? Si jamais. S'il était encore possible de croire et d'accepter, nous regretterions d'avoir laissé s'éteindre le pouvoir heureux de la lumière et se taire la musique. Nous devons prendre le risque du poème, de sa démesure. "Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes" , nous prévient Rimbaud dans Une saison en Enfer. De ce combat, le recueil d'Emmanuelle Sordet porte témoignage. "Un livre qui passe de l'immédiat au lointain, de l'intime au collectif, qui les mêle avec le plus grand naturel, et c'est si rare qu'il faut y insister". Pierre Dhainaut (préface)
Le Littré nous enseigne qu'une farandole est une danse provençale que les danseurs exécutaient en se tenant par la main sur une longue file. Les entrepreneurs du commerce, au siècle dernier, ne se sont certainement pas donné la main. Leur danse effrénée fut souvent une fin sans retour sur l'air de "Je t'aime moi non plus, et que le meilleur gagne". Ils sont partis des milliers en ces débuts du XXe siècle pour, cent années plus tard se retrouver une dizaine de groupes, sachant tout vendre et bien vendre tant en France qu'ailleurs. On ne peut qu'être impressionné par la formidable envolée de notre commerce. Que les français, au demeurant aiment, alors qu'ils ne nourrissent pas les mêmes sentiments pour leurs commerçants. Nous ne sommes pas en France à un paradoxe près. Pour cela, ce livre est un hommage rendu aux artisans du commerce. Le consommateur, en plus de la diversité de et la qualité de l'offre qui lui sont proposées, exige pouvoir gagner la bataille du temps. L'invention du libre-service y aura largement contribué, comme par la suite, en temps réel : la saisie et le traitement de nombreuses informations sur l'état des ventes. Ce livre sur la grande farandole du commerce propose des faits et événements marquants du commerce. Mais, il présente aussi 'les grandes enseignes du dit commerce, leurs responsables et autres intervenants de renom. On y retrouve de surcroît les grandes inventions qui ont manifestement contribué à son grand bond en avant. Le XXe siècle fut vraiment son siècle...
Sordet Claude ; Brosselin Claude ; Le Bris Raymond
Le monde de la distribution évolue sans cesse. Les enseignes se créent, se modifient et disparaissent, souvent par suite de regroupements. Ce livre fait le point sur ce bouillonnement qui peut dérouter les observateurs. Une large place est faite aux entrepreneurs, artisans de ces changements, et un développement particulier est consacré à la "fusion du siècle" PROMODES - CARREFOUR.
Non sans une pincée d'incertitude, les trois inventeurs de l'hypermarché, quand ils ouvrirent pour la première fois les portes de leur très grande surface de vente à Sainte-Geneviève-des-Bois étaient, sans aucun doute, fort loin de penser que 18 250 jours plus tard, la France compterait 2 000 hypermarchés, issus du modèle de base. Un concept qualifié par les doctes experts américains de "vivant, mais non-viable". Très nombreux sont, de nos jours, les pays où il est possible de faire ses courses dans un hypermarché. Ce livre présente une double ambition. Celle de rendre hommage aux pionniers de l'hypermarché, les hommes et les entreprises, qui contre vents et marées pendant la première phase de vie de "l'hyper" - ses dix premières années -, ont démontré avec un succès croissant que "l'impossible" ne concernait pas la France. Son autre ambition, plus didactique, est de placer l'hypermarché dans le contexte évolutif du commerce pris dans sa plus large acception. L'hypermarché est le résultat d'une vraie démarche marketing, qui répondait, répond toujours et répondra demain à la sempiternelle question : "Quel produit, pour quel marché" ? Sans le savoir, en 1963, Marcel Fournier, Jacques et Denis Defforey, tel Monsieur Jourdain avec sa prose, ont fait du marketing sans le savoir. Comme ils ont eu raison !
De l'invention de l'écriture à la révolution numérique, l'ambitieuse synthèse de Yann Sordet, richement documentée et illustrée, retrace, des origines à nos jours, les grandes étapes et révolutions de l'histoire du livre, de sa production, circulation, réception et économie, mais aussi de ses usages, formes et mutations majeures - expansion du codex au début de l'ère chrétienne, mise au point de la typographie en Europe au XVe siècle, invention des périodiques au début du XVIIe, engagement de la librairie dans la société de consommation et mondialisation du marché de l'édition depuis le XIXe, dématérialisation des procédés au XXe siècle... Cette vaste enquête embrasse ainsi l'ensemble de la production écrite, quelles que soient sa vocation - pédagogie, combat, culte, information -, et ses formes - succès de librairie parfois planétaires, almanachs, publications éphémères et imprimés du quotidien -, tout en interrogeant une ambiguïté fondatrice : à la fois objet et produit manufacturé, le livre est aussi un bien symbolique, une oeuvre à la valeur identitaire forte. Elle porte enfin une grande attention à la diversité des acteurs de cette histoire générale du livre et de l'édition : auteurs, législateurs, copistes, artistes enlumineurs ou graveurs, imprimeurs-libraires puis éditeurs... , mais aussi lecteurs, collectionneurs, bibliothécaires... , et à leurs interactions.
Pékin n'est pas une ville mais un gigantesque territoire urbain où l'activité est intense. Pour le poète qui y vit, la traversée quotidienne d'un parc resserre cette démesure, elle ralentit et concentre le temps de l'observation des hommes et des femmes, du passage des saisons, elle délimite aussi un espace intérieur propice à la pensée de la Chine. Il écrit alors pour tenter de mettre à l'épreuve les apparences de cet ici qui n'est plus tout à fait un ailleurs à ses yeux d'étranger. Ce sont des poèmes qui interrogent les gestes, les visages, la langue, les dormeurs, la foule, des oeuvres d'art, des rencontres... Dans ses poèmes, la Chine agit sur lui comme l'encre que le papier absorbe mais jamais il ne se départit de ce qu'il est. De l'espace intime de sa chambre à celui du dehors, l'écriture laisse affleurer ce qui l'émeut mais aussi ce qui le heurte, ce qui le rapproche ou ce qui l'éloigne de la Chine.
La Traversée des regards est un ouvrage singulier, ou plutôt pluriel, puisque s'y mêlent et s'y entrechoquent les mots d'un jeune homme et de ses vingt-et-un amis. Il y a d'abord l'idée enluminée d'un voyage, d'une grande traversée. Pense es intempestives, impre vus, prises de conscience, de position... Tout se bouscule, tout bascule. Mais on ne choisit pas encore la destination. On attend, on se contemple dans le miroir brisé du navire. Ce sont les Irréflexions de Narcisse. Et Pourtant : on ne peut subir son voyage en solitaire, il faut embarquer ses amis. Les marins sont à l'appel, on crie, on se remue, on finit par se dire ses quatre vérités. Et la voile enfin se gonfle : vingt-et-une personnes, vingt-et-un styles pour écrire le voyage. Et vient la traversée, la vraie, dans le troisième et dernier volet du triptyque. L'espace est là, il suffit de le cueillir, et l'on cesse d'errer a la recherche d'un sens. C'est La Vie inerrante, ou le moi peut se fondre, enfin, dans le de cor. Le poème s'est ouvert. Il vient de rencontrer son auteur. Gabriel Meshkinfam écrit depuis longtemps, mais c'est la première fois qu'il embarque sur un livre, grâce à l'aide attentive de ses amis. Qu'aurait fait Ulysse, sans ses compagnons ?
A l'ombre de la guerre Dominique Moaty Le père et la mère sont toujours sur le qui-vive, à changer souvent de maison, de pays, de vie. On est en Algérie, à Paris, en Bulgarie. Puis on change encore. Pour les enfants, c'est comme ça, on vit avec les Gounz qui guettent, mais il y a aussi les fleurs, les amis imaginaires, les spectacles qu'on monte pour les parents, avec Madame Patchou, l'ours en peluche. Pour la petite, c'est plus compliqué, elle est en charge : c'est l'aînée des filles, il faut qu'elle s'occupe des petits, on lui a appris à servir. Ni larmes ni plaintes : il s'agirait bien de se plaindre, alors qu'il faut tenir, toujours. Non, ce qui la gêne, c'est qu'elle aimerait bien comprendre. Revoir l'enfance, on voudrait tous refaire le chemin. Ici, c'est un étrange voyage, entre ici et ailleurs, hier et aujourd'hui, avec ce qu'on découvre, ce qu'on comprend, ce qu'on entrevoit. Et toujours, ce doute : si, finalement, mieux valait ne pas comprendre ? Dominique Moaty est artiste lyrique. Au sein de l'ensemble Alessandro Grandi, elle interprète le répertoire italien du XVIIe siècle. Elle donne aussi des récitals de mélodies et a créé de nombreuses oeuvres contemporaines. Elle est professeure de chant à la maîtrise de Radio France, au Conservatoire Régional 93 et au Pôle Sup 93.
Eduardo Jozami 2922 jours ... soit plus de huit ans dans les prisons de la dictature argentine. Qu'est-ce qui peut pousser Eduardo Jozami, trente-cinq ans après, à répéter ici ce qu'il a dit aux juges argentins chargés du procès de ses tortionnaires ? Une promesse. "Depuis mon premier jour de détention, j'ai su que ce texte serait écrit. Je puis dire, sans exagérer, que je vivais tout ce qui m'arrivait comme un élément d'un futur livre que cependant j'avais, au début, du mal à imaginer". La littérature, parfois seulement, nous sauve, et Eduardo Jozami se devait, par fidélité à cette promesse de livre qui l'a maintenu en vie pendant 8 ans, de lui donner vie à son tour. "2922 jours" est le voyage intérieur d'un enfermé. La description clinique, sans pathos ni complaisance, de ce qui se passe dans la tête de ceux qui, hier comme aujourd'hui, doivent vivre sous la menace quotidienne de l'assassinat, et pire encore, de la disparition. La littérature, parfois, nous sauve, mais elle survit, toujours, à l'horreur. Ecrivain, homme politique, universitaire, journaliste, militant du mouvement des Droits de l'Homme, Eduardo Jozami a été détenu en Argentine pendant toute la dictature civile et militaire. " 2922 dias, Memorias de un preso de la dictadura " a été publié en 2014 aux éditions Sudamericana à Buenos Aires.