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Carnets d'un Européen solidaire. Tome 1, En face
Sordet Bernard
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782296103993
Les institutions auxquelles nous appartenons nous conditionnent à regarder au travers de leurs grilles de lecture, comme si nous avions besoin de confirmer leur utilité et la nôtre, par la même occasion. C'était cette double utilité que nous devions consolider et défendre, sans trop se laisser envahir par la compassion... La perspective retenue envisage l'Europe et ses institutions en prolongement de sa construction en cours et en élargissement de son espace d'action, en interne et en externe. Elle saisit les limites de son fonctionnement dans le temps et le changement de contexte, pour autant que l'édifice reste solide sur ses fondations. Elle offre une vision de l'Union des Etats solidaires en lueur d'espoir. En face. " Le pauvre homme transportait chaque soir et chaque matin, l'ensemble de ce qu'il possédait pour son abri, son couchage, sa subsistance. On s'était vite habitué à sa présence, bien qu'il ne demandait rien. Ce qui frappait, était l'importance qu'il accordait à ses sacs plastiques qui lui permettaient de transporter ses affaires... Un jour, on a été surpris de ne plus le voir, certains de confirmer que cela faisait quelques jours, d'autres de dire, qu'il avait dû tomber malade ou qu'il était mort... "
Non sans une pincée d'incertitude, les trois inventeurs de l'hypermarché, quand ils ouvrirent pour la première fois les portes de leur très grande surface de vente à Sainte-Geneviève-des-Bois étaient, sans aucun doute, fort loin de penser que 18 250 jours plus tard, la France compterait 2 000 hypermarchés, issus du modèle de base. Un concept qualifié par les doctes experts américains de "vivant, mais non-viable". Très nombreux sont, de nos jours, les pays où il est possible de faire ses courses dans un hypermarché. Ce livre présente une double ambition. Celle de rendre hommage aux pionniers de l'hypermarché, les hommes et les entreprises, qui contre vents et marées pendant la première phase de vie de "l'hyper" - ses dix premières années -, ont démontré avec un succès croissant que "l'impossible" ne concernait pas la France. Son autre ambition, plus didactique, est de placer l'hypermarché dans le contexte évolutif du commerce pris dans sa plus large acception. L'hypermarché est le résultat d'une vraie démarche marketing, qui répondait, répond toujours et répondra demain à la sempiternelle question : "Quel produit, pour quel marché" ? Sans le savoir, en 1963, Marcel Fournier, Jacques et Denis Defforey, tel Monsieur Jourdain avec sa prose, ont fait du marketing sans le savoir. Comme ils ont eu raison !
Je vais déplier le drap qui commence par demain, nous dit Emmanuelle Sordet dans son premier livre. Livre où alternent contes rimbaldiens, aphorismes, élégies rilkéennes, odes et chants - comme autant de fragments d'une méditation toujours recommencée, au prisme d'une écriture dense et souple, précise et sinueuse, cruelle et fluide, le murmure très doux d'une guitare inassouvie. Dans ces pages brûlées de soleil, des ombres passent, furtives. Présences lucides, compagnons secrets, elles accompagnent notre courage et nos hésitations. Elles nous murmurent de lever les yeux, de regarder les paysages sans mémoire auxquels nous donnons sens. Mais si l'Histoire nous roule de vagues de sang en disparitions - amis déchiquetés, cités rasées, civilisations détruites, enfants engloutis -, si nous nous levons chaque jour Ulysse oublieux, pourquoi donner voix au poème ? Si jamais. S'il était encore possible de croire et d'accepter, nous regretterions d'avoir laissé s'éteindre le pouvoir heureux de la lumière et se taire la musique. Nous devons prendre le risque du poème, de sa démesure. "Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes" , nous prévient Rimbaud dans Une saison en Enfer. De ce combat, le recueil d'Emmanuelle Sordet porte témoignage. "Un livre qui passe de l'immédiat au lointain, de l'intime au collectif, qui les mêle avec le plus grand naturel, et c'est si rare qu'il faut y insister". Pierre Dhainaut (préface)
Dans l'antre de la globalisation, l'Europe est condamnée à devenir fantôme, à moins qu'elle ne devienne l'Union des Etats solidaires dont l'esquisse se précise. Deux mondes se révèlent pleinement en opposition, en rapport de force... De l'intérieur. " Cet homme comme vous et moi, avait connu les difficultés de la vie mais n 'avait pas rencontré de main tendue. Il n 'avait, ni les compétences exigées pour l'emploi, ni les capacités physiques. Personne ne l'appelait plus par son nom et il restait seul, de plus en plus sensible aux agressions de toutes natures. Car, il percevait notre monde agité, accaparé, incapable de voir et de s'interroger... Pour le comprendre, il avait fallu s'abstraire des institutions, se libérer de leur appartenance pour appréhender au plus intime le réel, avec le souci de vérité, au point de confondre soi-même avec la réalité pour devenir le cobaye de l'expérimentation de ses propres recommandations, qui allaient jusqu'à remettre en cause les institutions ou à s'en démettre... "
Catalogue de l'exposition du musée des Beaux-Arts de Tourcoing (16 octobre 2008- 12 janvier 2009). Rétrospective et mise en perspective des oeuvres de Pierre-Yves Bohm, de 1970 à 2008, par Antoine de Galbert. "J'ai l'impression d'être un résistant guerrier. Si tu veux avoir quelque chose à dire, il faut être en dehors, ne pas suivre les influences. Tu peux recevoir les chocs du monde extérieur sans jouer son jeu". N. B. : Cette citation et les suivantes sont extraites de Facettes d'une oeuvre, entretien entre Pierre-Yves Bohm et Laurence Boitel, Villeneuve d'Ascq, Galerie de l'Atelier 2 / Espace Francine Masselis, 2006. Pierre Yves Bohm La peinture de Pierre-Yves Bohm emprunte au corps, à la douleur, à la nature pour mieux en percevoir les anfractuosités, les creux. Ce qui n'apparaît pas d'emblée : "j'ai découvert l'incorporation des éléments agglutinés. Mon travail obsessionnel prend du temps. Idée d'accumuler, de fabriquer des mois durant pour mettre en place des matériaux divers... [... ] Se situer sur la lame du rasoir, dans ce jeu ambigu entre la capacité à imposer une forme de vision et le désir d'y échapper. Pour éviter la séduction, l'urbanité d'une oeuvre attendue, mettre une pauvreté pour que ça ne soit pas rutilant. La peinture alors est presque un jus". Edition bilingue français-anglais.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.