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Les dimensions émotionnelles du politique. Chemins de traverse avec Philippe Braud
Sommier Isabelle ; Crettiez Xavier
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753520219
Philippe Braud a marqué de son empreinte intellectuelle plusieurs générations d'étudiants dans les amphithéâtres rennais, de la Sorbonne ou plus récemment de l'Institut d'études politiques de Paris. Dans les cursus de droit, comme dans ceux de science politique, sa pédagogie décomplexée et son approche originale de la discipline ont bousculé les savoirs acquis et ouvert l'auditoire sur une face longtemps tue de la politique. L'Etat, les partis, le vote, les phénomènes contestataires, les identités collectives sont toujours abordés bien sûr, mais au prisme de l'étude du symbolique comme levier pour parvenir à une sociologie des émotions cherchant systématiquement à dévoiler les ressorts invisibles, masqués ou ignorés, de l'exercice et de l'appréhension de la chose publique. Tel est en effet le credo de cet intellectuel iconoclaste, non maitre à penser mais révélateur des impensés, non technicien mais savant curieux, plus intellectuel "touche à tout " que spécialiste austère: le politique est avec lui appréhendé " sur le divan " mais avec les outils du sociologue et non la boussole du psychologue. Ce ne sont pas les âmes qui sont sondées mais les interactions et les logiques de situation, avec leur part de projections, d'ambitions et d'attentes affectives.
La mode est affaire de désir, d'un désir de vie totale, ancré dans le présent et soumis à la toute puissance du corps. Mais la mode reflète également le monde. Elle s'efforce d'en capturer le mouvement et en extrait les lignes de force pour nous y situer en tant qu'acteurs. Elle l'invente aussi, en donnant forme à la culture et au sens du beau de chaque époque. La mode obéit à un ensemble de règles. Malgré sa diversité, ses ressorts essentiels varient peu. Souvent confondue avec le luxe, elle s'en distingue en réalité fortement. Elle exerce désormais une profonde influence sur ce secteur. La mode est entrée dans une nouvelle phase de son histoire. Elle s'exprime aujourd'hui dans l'ensemble des dimensions de la vie quotidienne. Les marques y occupent une place centrale. Elles en tirent de nouvelles obligations et de nouvelles opportunités. La mode a gagné le coeur des sociétés modernes. Elle s'est imposée dans l'omniprésence du spectaculaire et du virtuel qui caractérise notre époque. Aux côtés des systèmes politiques et religieux, elle joue à présent un rôle majeur dans l'évolution des sociétés.
De la tourmente du 21 avril au succès du 29 mai, des émeutes urbaines de novembre 2005 aux manifestations contre le CPE: les temps sont riches pour le scrutateur de la France rebelle, éprouvants pour la société. En cette année cruciale politiquement, alors que le pays semble suspendu à l'échéance présidentielle de 2007 - ou à l'attente d'une explosion sociale supérieure à celles que nous venons de connaître -, la cartographie des foyers et des acteurs de la rébellion est dense et notre choix celui de l'ouverture pour rendre compte de la pluralité et de la diversité des mouvements d'opposition. Des groupes conservateurs, voire réactionnaires, trouvent ici leur place aux côtés d'autres, de sensibilité et de projets diamétralement opposés, non pas dans un objectif d'amalgame ou de dénonciation, mais suivant le constat, dépourvu de tout jugement moral, de traits communs par-delà leur opposition de nature. Les uns comme les autres sont contestataires de règles du jeu communément admises et d'un ordre, au sens le plus large qui soit. Les mouvements utilisant la lutte armée, comme les nationalistes corses, figurent avec ceux qui privilégient les modes festifs. Grave ou légère, sombre ou souriante, majeure ou mineure, évidente ou limite, la rébellion est tout cela à la fois. Un outil précis, un ouvrage rédigé par une équipe de 27 chercheurs, une plongée dans les arcanes de la contestation pour penser la rébellion et son corollaire le politique.
La Marseillaise et L'internationale sont-elles deux causes compatibles ? Très tôt Jean Brugié s'est engagé en faveur du drapeau tricolore et de l'idéal révolutionnaire. Il est communiste dans une armée qui n'aura de cesse de repérer et d'écarter les rouges, ces " brebis galeuses " ; il est militaire dans un parti, le PCF, marqué par l'antimilitarisme mais animé à la Libération par la volonté de promouvoir une armée nouvelle. C'est pour obéir à la consigne du PCF que Jean Brugié est parti pour les guerres coloniales. Comment et pourquoi a-t-il pu être, dix années durant, soldat dans des " guerres injustes et sales " ? Qu'attendait le PCF de ces militants de l'ombre ? Qu'a fait le Parti des informations et films transmis clandestinement par quelques " officiers républicains " qui refusaient la torture et les exactions ? Pour la première fois, Jean Brugié a accepté de livrer sa double vie. Isabelle Sommier retrace ainsi le parcours de celui qui, né en 1926, fut maquisard dans la Résistance, officier républicain dans la Légion en Indochine, en Tunisie, en Algérie, mais aussi militant communiste durant les décennies de la guerre froide et collaborateur d'Henri Rol-Tanguy. Il est exclu du PCF en 1977 pour divergence sur la question de l'armement nucléaire. Un document unique qui révèle enfin l'histoire interdite des officiers communistes dans les guerres coloniales.
Dix-huit militants altermondialistes ont été suivis pendant cinq ans, en France et en Allemagne, pour cet ouvrage. L'enquête a été menée à partir de données empiriques collectées lors d'entretiens et d'observations ainsi que par le biais de questionnaires. Les trajectoires de ces activistes engagés "pour un autre monde" mettent en lumière l'opportunité qu'a représentée l'émergence de l'altermondialisation pour des jeunes militants déçus par 1'offre politique nationale, puis les mécanismes de défection et de reconversion qui ont touché la majorité de l'échantillon. L'analyse fait apparaître plusieurs explications à ces fluctuations de l'engagement : si elles résultent pour partie d'inflexions dans la trajectoire biographique des acteurs observés, elles sont aussi directement corrélées à l'évolution du mouvement et des organisations alterrnondialistes, ainsi qu'au changement des opportunités politiques et militantes nationales. Enfin, la comparaison franco-allemande permet de relativiser la dimension transnationale de l'altermondialisation et de réaffirmer l'ancrage militant national du mouvement altermondialiste.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.