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L'obscurantisme. Formes anciennes et nouvelles d'une notion controversée
Sommerer Erwan ; Zaganiaris Jean ; Zawadzki Paul
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296126213
Qu'est-ce que l'obscurantisme ? Ce terme revient régulièrement dans un contexte où l'on parle beaucoup de terrorisme et d'extrémisme religieux. Or cette association entre obscurantisme et religion ne se préoccupe ni des pratiques religieuses multiples et hétérogènes des, individus, ni d'autres formes de violences qui ne sont pas forcément fiées à la religion : le sexisme, le racisme, l'antisémitisme, le dogmatisme politique et économique, le paternalisme, etc. Le plus souvent, le terme est utilisé de manière spontanée et non problématisée, dans un registre polémique, pour disqualifier l'autre. Plus rares sont les approches qui tentent d'en proposer une définition cohérente et de l'aborder dans la perspective des sciences humaines. À travers les contributions de chercheurs en sociologie, en science politique et en philosophie, ce livre établit un tour d'horizon de la notion d'obscurantisme, analysant son histoire, ses multiples usages et certaines de ses incarnations contemporaines. Un ouvrage qui met en cause brillamment beaucoup de nos stéréotypes.
Des Gilets jaunes au loden de la droite catholique ou au style " preppy " du Réarmement moral, du vestiaire genderfuck des militant·e·s queer crip à la mise ordinaire de ceux de Lutte ouvrière, le vêtement - entre ostentation et discrétion - nourrit le spectre des résistances, alimente la scénographie des contestations et leur confère une visibilité, quitte à jouer, comme les Black Blocs, sur l'anonymat protecteur. Langage politique, le vêtement concourt à la construction d'un antagonisme qu'il révèle et renforce. Il relève de ces formes de communication non-verbales qui disent à la fois la contestation des pouvoirs et l'empowerment féminin, le rejet de l'économie marchande mondialisée et la valorisation du recyclage prôné par les fashion activists. Mobile et fluide, le vestiaire fait aussi l'objet de multiples circulations et transferts, comme l'attestent les trajectoires contrastées du jean, objet d'une intense convoitise pour la jeunesse soviétique des années 1960, ou celle du perfecto, de Marlon Brando à Frigide Barjot, égérie de la Manif pour tous.
La Révolution française compta-t-elle des anarchistes dans ses rangs ? La question semble anachronique. Si le terme existe bien à l'époque, il est avant tout péjoratif et son usage vise à discréditer les révoltes populaires, les partisans de la Terreur voire les contre-révolutionnaires. Toutefois, au fil des évènements, de façon marginale ou implicite, émergent des revendications qui préfigurent certains aspects de l'anarchisme du XIXe siècle. Ainsi, le rejet de la monarchie, exprimé sous la forme d'une lutte contre la tyrannie, évolue vers une critique générale du pouvoir et des institutions. De même, l'esprit de "table rase" aboutit à une contestation généralisée des lois et des traditions allant jusqu'à la possibilité d'une "révolution permanente". C'est alors le retour à l'ordre étatique et à toute forme d'obéissance à l'autorité qui est refusé. Sans oublier la conviction que la liberté de changer de régime est un bien précieux qui doit être valorisé et préservé au lieu d'être neutralisé. A travers l'étude d'auteurs qui ne sont pas habituellement décrits comme anarchistes (tels Condorcet, Sieyès ou Marat), il s'agit donc dans ce livre de défendre l'idée qu'une séquence révolutionnaire, moment de crise et de transition entre des systèmes politiques irréconciliables, génère spontanément des modes de pensée et des comportements anarchistes, même si ceux-ci ne sont pas explicites ou assumés comme tels.
La ville ancienne de Kelainai fut le centre urbain le plus important de la Phrygie du sud et la capitale de la satrapie de Phrygie. Elle commença à avoir une importance suprarégionale dès l'époque achéménide, lorsqu'elle devint un des lieux de résidence du grand roi Xerxès, puis du prince Cyrus le Jeune. A l'époque hellénistique, le roi séleucide Antiochos Ier Sôter (281-261 a. C.) refonda la ville, qui fut alors appelée Apamée, du nom de la mère du souverain. C'est là, en 188 a. C. , que fut négociée la paix entre Rome et le royaume séleucide. A l'époque romaine, Apamée fut qualifiée par Strabon de plus grand centre commercial de l'Asie après Ephèse. Malgré son importance historique, la ville n'avait jamais fait l'objet d'une investigation archéologique approfondie. L'étude systématique de ses vestiges antiques n'a commencé qu'en 2008, dans le cadre d'un projet franco-allemand cofinancé par l'Agence Nationale de la Recherche, la Deutsche Forschungsgemeinschaft, la Région d'Aquitaine et d'autres institutions. Ce volume, le second volume de collection ?Kelainai? continue la publication des résultats de ces recherches.
Résumé : Face à une demande d'éthique financière, les placements verts connaissent un boom extraordinaire. Guillaume Sommerer nous explique en quoi ces offres sont financièrement rentables et décrit les produits existants et les critères pratiques de sélection. Mais ces placements sont-ils toujours aussi efficaces et sincères qu'on le prétend ? Les labels "verts" sont-ils tous fiables ? Comment être certain qu'un objectif dit "durable" est véritablement positif pour la planète ? Ce guide vous aidera à faire les bons choix et à éviter les faux semblants. Un sujet incontournable et passionnant pour tout citoyen intéressé par son épargne et ses investissements. Un livre riche d'informations pratiques mais aussi une enquête dans les méandres et les ambiguïtés de la finance verte.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.