La ville ancienne de Kelainai fut le centre urbain le plus important de la Phrygie du sud et la capitale de la satrapie de Phrygie. Elle commença à avoir une importance suprarégionale dès l'époque achéménide, lorsqu'elle devint un des lieux de résidence du grand roi Xerxès, puis du prince Cyrus le Jeune. A l'époque hellénistique, le roi séleucide Antiochos Ier Sôter (281-261 a. C.) refonda la ville, qui fut alors appelée Apamée, du nom de la mère du souverain. C'est là, en 188 a. C. , que fut négociée la paix entre Rome et le royaume séleucide. A l'époque romaine, Apamée fut qualifiée par Strabon de plus grand centre commercial de l'Asie après Ephèse. Malgré son importance historique, la ville n'avait jamais fait l'objet d'une investigation archéologique approfondie. L'étude systématique de ses vestiges antiques n'a commencé qu'en 2008, dans le cadre d'un projet franco-allemand cofinancé par l'Agence Nationale de la Recherche, la Deutsche Forschungsgemeinschaft, la Région d'Aquitaine et d'autres institutions. Ce volume, le second volume de collection ?Kelainai? continue la publication des résultats de ces recherches.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
La justice médiévale et moderne fait depuis quelques années l'objet d'une lecture voire d'une relecture archéologique en Europe. Encore inédite en France, cette analyse ne se veut pas une démarche annexe de l'histoire de la justice par les textes et les images. Au contraire, elle souligne tous les apports des sciences archéologiques dans la façon d'évaluer et de penser la pratique judiciaire, la matérialité du droit de punir et de la contrainte pénale. Dans une réflexion liant perception de l'espace, signification et représentation sociale des vestiges, les articles que contient ce livre mettent en lumière l'architecture des lieux de jugement, d'exécution et d'emprisonnement, mais aussi les outils du bourreau et le sort des corps manipulés en justice à travers les inhumations qualifiées d'infamantes.