Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Anthropologie, art contemporain et musée. Quels liens ?
Somé Roger ; Schutz Carine
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296039650
Après l'esthétique du sentiment (Kant), après la fin de l'art (Hegel) conciliant l'esthétique du contenu et celle de la forme, on aurait pu s'attendre à une définition désormais établie de l'essence de l'art. Cependant, la question demeure d'autant plus pertinemment que le développement de nouvelles disciplines, l'ethnologie, par exemple, a fini par révéler des pratiques artistiques autres. Par ailleurs, des expériences artistiques occidentales rompent avec les critères classiques. Ainsi, après l'expérimentation puis l'expérience duchampiennes, après les travaux de Nelson Goodman, un fondement théorique, après coup, de l'acte transfiguratif et transgressif duchampien, la question d'une définition de l'art s'est recentrée sur l'articulation entre objet banal, objet scientifique et oeuvre d'art. Cette position engage, de fait, différents domaines du savoir, de sorte que la question du comment montrer et donner à comprendre la mise en scène d'un artefact, devient plus complexe. Elle renvoie à l'inévitable question épistémologique du rapport entre science et esthétique, connaissance et plaisir, et exige, en conséquence, une appréhension plurielle de l'objet.
Goulière vit avec ses grands-parents et tous trois sont sans nouvelles des parents du jeune garçon, qui vivent dans un pays lointain, où des troubles viennent d'éclater. Alors pour faire passer le temps, les grands-parents lui racontent chaque soir une histoire en attendant le retour de ses parents.
Le dagara est l'une des langues parlées au Burkina Faso et au Ghana. L'un des obstacles majeurs de l'introduction des langues nationales dans les systèmes éducatifs africains est probablement l'absence de dictionnaires et de grammaires. Cet ouvrage se veut un outil pour pallier à ce manque, permettant la mise en place d'une éducation bilingue à l'école.
Depuis un siècle, des arts non européens sont entrés dans le patrimoine culturel occidental. Pourtant leur approche au sein de la recherche scientifique ainsi que le cadre de leur promotion auprès du public suscitent toujours de violents débats. Dans ce contexte, ce livre propose une démarche novatrice : à partir d'une étude pluridisciplinaire de la statuaire des Lobi et des Dagara du Burkina Faso, il présente une analyse critique sur la place de l'œuvre d' " art africain " en général dans l'esthétique classique occidentale. Bien qu'elle ait une dimension philosophique, la critique se nourrit de considérations anthropologiques. Ainsi on voit se déployer une description in situ qui s'achève sur des interrogations profondément conceptuelles et, inversement, une critique - notamment de l'Esthétique - se construire comme telle, précisément, parce que l'étude prend en compte des pratiques sociales et des données linguistiques lobi et dagara. En somme, cet ouvrage est l'occasion d'une confrontation de deux expériences culturelles qui établit un nouveau regard sur les arts non européens ; regard qui n'est pas sans conséquences pour l'histoire moderne de l'art en général.
Lorsque l'indigène des sociétés primitives devient l'autochtone des populations occidentales, le citoyen des unes et/ou des autres, il y a fusion entre l'Ailleurs et l'lci, entre la différence et l'identité. Alors l'étrangeté se mue en familiarité, l'objet devient sujet, l'altérité absolue s'éclipse derrière l'altérité relative et l'architecture conceptuelle réclame, en conséquence, un examen. Pris dans ce contexte, les enjeux de la controverse autour des Arts premiers renouvellent le rôle social et politique du musée comme institution dans son rapport à la formation, (transformation) des identités, au maintien de la mémoire collective et imposent à l'ethnologie une rupture, l'impératif de son renouvellement.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.