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MAHOMET
SOLOVIEV VLADIMIR
AD SOLEM
21,30 €
Épuisé
EAN :9782940090808
A l'heure du dialogue inter-religieux, au moment où l'Islam n'est plus une religion " exotique " mais une réalité présente, parfois même inquiétante, en Occident, le livre de Vladimir Soloviev apporte un regard à la fois historique et théologique sur le fondateur de la religion musulmane. Pour Vladimir Soloviev, comme pour les Pères de l'Eglise qui furent contemporains de l'apparition de l'Islam au VIIe siècle, la religion de Mahomet est marquée par un refus des deux enseignements fondamentaux de la religion chrétienne : la Trinité et l'Incarnation, qui place l'Islam en dehors du déploiement homogène de la Révélation, mais sans porter préjudice à la grandeur spirituelle de son fondateur, Mahomet. C'est en cela que le livre de Vladimir Soloviev se démarque de toutes les approches de l'Islam, souvent tentées soit de dénigrer soit d'aduler son fondateur. Pour Soloviev, Mahomet était un homme brûlé par la recherche de Dieu, une authentique figure spirituelle, dont il suit l'évolution pas à pas, à travers une lecture méditée du Coran et des grands textes de la tradition musulmane. Mahomet prophète ? Peut-être, mais comme en contrepoint, pour dénoncer l'apostasie des terres chrétiennes rongées par l'hérésie, que l'Islam contraint soit à renier leur foi, soit à la réaffirmer.
A l'heure du dialogue inter-religieux, au moment où l'Islam n'est plus une religion « exotique » mais une réalité présente, parfois même inquiétante, en Occident, le livre de Vladimir Soloviev apporte un regard à la fois historique et théologique sur le fondateur de la religion musulmane. Pour Vladimir Soloviev, comme pour les Pères de l'Eglise qui furent contemporains de l'apparition de l'Islam au VIIème siècle, la religion de Mahomet est marquée par un refus des deux enseignements fondamentaux de la religion chrétienne: la Trinité et l'Incarnation, qui place l'Islam en dehors du déploiement homogène de la Révélation, mais sans porter préjudice à la grandeur spirituelle de son fondateur, Mahomet. C'est en cela que le livre de Vladimir Soloviev se démarque de toutes les approches de l'Islam, souvent tentées soit de dénigrer soit d'aduler son fondateur. Pour Soloviev, Mahomet était un homme brûlé par la recherche de Dieu, une authentique figure spirituelle, dont il suit l'évolution pas à pas, à travers une lecture méditée du Coran et des grands textes de la tradition musulmane. Mahomet prophète? Peut-être, mais comme en contrepoint, pour dénoncer l'apostasie des terres chrétiennes rongées par l'hérésie, que l'Islam contraint soit à renier leur foi, soit à la réaffirmer.
La Russie et l'Église universelle que l'on réédite aujourd'hui est aussi célèbre que mal connu et rarement lu. Cet ouvrage fait partie d'une oeuvre beaucoup plus vaste que Soloviev n'a pas achevée et on en retient ici seulement une introduction et les deux premières parties qui traitent de la papauté.Celui qu'on a appelé l'Origène russe avait du génie. Chevalier intrépide des grandes causes, il défendit les Polonais asservis, les Vieux Croyants persécutés, les Uniates exterminés et dénonça l'injustice du statut des juifs dans l'empire tsariste. Ses tentatives de rapprochement oecuménique qui ont échoué de son vivant, prennent aujourd'hui une dimension prophétique.La mission à laquelle Soloviev se sentait appelé peut se ramener à deux idéaux: l'unité et l'universalité. Il combattit la division des chrétiens au nom de l'unité, et le nationalisme russe au nom de l'universalité.Dans son ouvrage sur la papauté, la critique des Grecs et des Russes est sévère, tandis qu'il défend avec force la position romaine. Il n'en restait pas moins irréductiblement fidèle à la tradition byzantine, mais voulait aussi pouvoir se réclamer de Rome. Il aimait sa patrie, la Russie, mais dénonçait l'asservissement de l'Eglise à l'État. La question romaine qu'il traite avec tant de force est d'actualité car les relations ecclésiales entre Rome et Moscou restent un thème essentiel dans le dialogue oecuménique contemporain. On sait, en effet, que la difficulté principale est la nature de l'autorité de Pierre et de ses successeurs.Aujourd'hui, l'Église orthodoxe russe n'est plus soumise ni persécutée par un pouvoir politique, et les rapports personnels entre catholiques et orthodoxes se sont beaucoup améliorés, mais les obstacles à l'unité voulue par le Christ sont encore considérables. Ils sont moins dogmatiques que politiques et culturels.Les arguments de Soloviev sont tirés de l'Évangile, mais il décrit aussi l'histoire des conflits et des incompatibilités qui se sont développées au cours des siècles. C'est une brillante apologétique écrite par un orthodoxe et probablement la meilleure d'un siècle au cours duquel l'infaillibilité du successeur de Pierre est devenue un dogme de l'Église catholique.
Ironie de l'histoire de la pensée : de son vivant, Soloviev s'est acquis plus de renom comme poète que comme philosophe. Et pourtant... dans les dernières années de sa vie, il met en chantier un immense projet philosophique où il entend déployer de façon systématique tout le contenu de "l'uni-totalité". On le sait : seule la philosophie morale avec la Justification du Bien sera conduite à son terme. La philosophie esthétique s'exprimera en une série d'études. Ce sont les majeures de ces dernières que l'on trouve en ce volume. Elles nous situent en plein coeur de la pensée de Soloviev. La philosophie de Platon nous donne assurément une lecture du philosophe grec par le grand penseur russe mais on ne tarde pas à percevoir que c'est là, la propre vie de Soloviev qui s'exprime et se révèle. Le sens de l'amour, pour sa part, s'attache à compléter l'articulation entre l'esthétique et l'érotique. Enfin, Un premier pas vers une esthétique positive puis Le sens général de l'art et La beauté dans la nature nous révèlent un penseur en pleine possession de sa réflexion et de sa propre poétique. Faut-il ajouter que, mis à part Le sens de l'amour retraduit à nouveaux frais, tous ces textes sont inédits en français. Ils apportent une clef décisive à la poésie et à la philosophie de Soloviev. Ils témoignent de sa grandeur et de son actualité en le mettant à sa juste place : au premier rang de la pensée que doit entendre et vivre notre siècle.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine