Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Russie et l'Eglise universelle
Soloviev Vladimir ; Laubier Patrick de
F X DE GUIBERT
22,80 €
Épuisé
EAN :9782755402698
La Russie et l'Église universelle que l'on réédite aujourd'hui est aussi célèbre que mal connu et rarement lu. Cet ouvrage fait partie d'une oeuvre beaucoup plus vaste que Soloviev n'a pas achevée et on en retient ici seulement une introduction et les deux premières parties qui traitent de la papauté.Celui qu'on a appelé l'Origène russe avait du génie. Chevalier intrépide des grandes causes, il défendit les Polonais asservis, les Vieux Croyants persécutés, les Uniates exterminés et dénonça l'injustice du statut des juifs dans l'empire tsariste. Ses tentatives de rapprochement oecuménique qui ont échoué de son vivant, prennent aujourd'hui une dimension prophétique.La mission à laquelle Soloviev se sentait appelé peut se ramener à deux idéaux: l'unité et l'universalité. Il combattit la division des chrétiens au nom de l'unité, et le nationalisme russe au nom de l'universalité.Dans son ouvrage sur la papauté, la critique des Grecs et des Russes est sévère, tandis qu'il défend avec force la position romaine. Il n'en restait pas moins irréductiblement fidèle à la tradition byzantine, mais voulait aussi pouvoir se réclamer de Rome. Il aimait sa patrie, la Russie, mais dénonçait l'asservissement de l'Eglise à l'État. La question romaine qu'il traite avec tant de force est d'actualité car les relations ecclésiales entre Rome et Moscou restent un thème essentiel dans le dialogue oecuménique contemporain. On sait, en effet, que la difficulté principale est la nature de l'autorité de Pierre et de ses successeurs.Aujourd'hui, l'Église orthodoxe russe n'est plus soumise ni persécutée par un pouvoir politique, et les rapports personnels entre catholiques et orthodoxes se sont beaucoup améliorés, mais les obstacles à l'unité voulue par le Christ sont encore considérables. Ils sont moins dogmatiques que politiques et culturels.Les arguments de Soloviev sont tirés de l'Évangile, mais il décrit aussi l'histoire des conflits et des incompatibilités qui se sont développées au cours des siècles. C'est une brillante apologétique écrite par un orthodoxe et probablement la meilleure d'un siècle au cours duquel l'infaillibilité du successeur de Pierre est devenue un dogme de l'Église catholique.
Soloviev Vladimir ; Marchadier Bernard ; Vajou Cla
Un penseur russe serait-il en avance de plus d'un siècle sur les questions du multiculturalisme et de l'identité ? Le malentendu est source de vérité, en voici une nouvelle preuve ! Aisance, liberté de ton, grâce narrative, humour, font de ces lettres de petites scènes philosophiques où rigueur dialectique et fantaisie s'allient pour clarifier des sujets qui, plus de cent ans après, brûlent toujours. Intrépide, Soloviev prend le beau risque de tout mettre sur le tapis : la viabilité du christianisme, le rôle de la Russie, Nietzsche et Tolstoï, l'Islam, la guerre, le fondement de l'éthique. Pari tenu : cet homme avait atteint l'unité d'esprit. Une entrée stimulante dans la pensée de Soloviev, et dans la pensée russe en général : une pensée qui n'est pas sèchement conceptuelle, mais qui prend en compte l'ensemble de la personne, et fait éclater le formalisme occidental.
Résumé : A l'occasion du centenaire de la publication de l'ouvrage majeur du grand philosophe russe, cette nouvelle édition de la traduction française parue en 1939 et maintenant épuisée, s'impose d'autant plus qu'il est devenu un auteur de référence dans les pays de l'ancienne URSS. Vladimir Soloviev peut donc à nouveau tenir son rôle de penseur oecuménique. On peut même dire que cette vocation va maintenant prendre toute sa dimension et l'on observe la création de Sociétés V. Soloviev aussi bien en Russie, qu'en France, en Suisse et aux Etats-Unis. Sept ouvrages de Soloviev, dont on trouvera ci-après la liste, sont actuellement disponibles en français et La justification du bien va ainsi compléter cette importante bibliographie. Il faut espérer que l'oeuvre de ce grand philosophe ne sera pas réservée aux spécialistes de la pensée religieuse russe, mais prendra toute l'importance qui lui revient parmi les classiques de la philosophie moderne. La spécificité de la philosophie morale de V. Soloviev est évoquée dans l'introduction de ce volume et son originalité ne le cède en rien à celle d'un Schopenhauer, d'un Kierkegaard ou d'un Nietzsche, qui ont trouvé une si remarquable diffusion dans la philosophie contemporaine, comme en témoignent à leur manière les manuels d'histoire de la philosophie. Il faut aussi souhaiter cette ratification universitaire de ]'oeuvre du grand penseur russe, qu'un auteur comme Urs von Balthazar a été jusqu'à mettre en parallèle, pour l'Orient chrétien, avec l'imposante thèse thomiste pour l'Occident.
En s'interrogeant sur la signification de l'élection et de l'alliance du peuple juif, mais aussi de son refus de la croix et de l'Eglise, le penseur russe renvoie paradoxalement les chrétiens à leur propre foi et à leur infidélité pratique.
A l'heure du dialogue inter-religieux, au moment où l'Islam n'est plus une religion « exotique » mais une réalité présente, parfois même inquiétante, en Occident, le livre de Vladimir Soloviev apporte un regard à la fois historique et théologique sur le fondateur de la religion musulmane. Pour Vladimir Soloviev, comme pour les Pères de l'Eglise qui furent contemporains de l'apparition de l'Islam au VIIème siècle, la religion de Mahomet est marquée par un refus des deux enseignements fondamentaux de la religion chrétienne: la Trinité et l'Incarnation, qui place l'Islam en dehors du déploiement homogène de la Révélation, mais sans porter préjudice à la grandeur spirituelle de son fondateur, Mahomet. C'est en cela que le livre de Vladimir Soloviev se démarque de toutes les approches de l'Islam, souvent tentées soit de dénigrer soit d'aduler son fondateur. Pour Soloviev, Mahomet était un homme brûlé par la recherche de Dieu, une authentique figure spirituelle, dont il suit l'évolution pas à pas, à travers une lecture méditée du Coran et des grands textes de la tradition musulmane. Mahomet prophète? Peut-être, mais comme en contrepoint, pour dénoncer l'apostasie des terres chrétiennes rongées par l'hérésie, que l'Islam contraint soit à renier leur foi, soit à la réaffirmer.
Résumé : L'Eucharistie n'est pas un office liturgique parmi d'autres : elle se situe au centre de la révélation chrétienne, actualise le mystère de la rédemption et anticipe le royaume à venir. Dans ce livre-testament, terminé un mois avant sa mort, le Père Schmemann (1921-1983), théologien orthodoxe de réputation mondiale, ne fait pas qu'?uvre d'historien : il cherche avant tout à revenir au sens originel de la célébration eucharistique. Dénonçant les interprétations erronées, les pratiques aberrantes, les " réductions " de toutes sortes, il appelle les chrétiens à une participation plénière au mystère de l'Eucharistie " qui l'a interpellé dès son adolescence et qui n'a cessé de remplir sa vie de joie ".
Seignalet Dominique ; Seignalet Anne ; Joyeux Henr
Biographie de l'auteur Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, Jean Seignalet a été maître de conférences à la Faculté de médecine de Montpellier et praticien hospitalier. Il a dirigé pendant trente ans le laboratoire d'histo-compatibilité de Montpellier. Il a été un pionnier des greffes d'organes et de tissus, en particulier des transplantations rénales. Il a développé des examens biologiques qui aident au diagnostic et à la prévention de certaines maladies. Il a exercé ses activités aussi bien dans le domaine de la biologie que dans celui de la clinique.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".
Expression fondamentale du christianisme à l'instar du catholicisme romain et des religions issues de la Réforme, l'Eglise orthodoxe s'implante progressivement en Occident et, après des décennies d'oppression sous le régime soviétique, renaît en Europe orientale, son foyer historique. Olivier Clément brosse un tableau des aspects essentiels de l'orthodoxie, tant sur le plan historique que théologique, ecclésiastique et rituel. Il constitue à ce titre une présentation lumineuse de cette religion, à la fois simple et fervente.
La France est désormais multi-confessionnelle, multi-ethnique et pluri-culturelle. Dans les cinq volumes précédents de cette série, nous avons exploré les autres pratiques religieuses, les nouvelles modalités du croire et la religion à la carte; nous avons pu démontrer que les minorités protestantes, juives, musulmanes et bouddhistes étaient plus "pratiquantes" que les catholiques historiquement hégémoniques mais que le sens de la pratique était en pleine évolution. Il était logique d'aborder de la même façon les attitudes, les pratiques, les croyances d'une minorité discrète mais très présente en France: les orthodoxes, d'autant plus que, dans le cadre d'une Europe élargie à l'Est, l'orthodoxie, sous ses différentes formes, est la religion la pus importante numériquement. Le problème de fond aujourd'hui est donc de savoir comment la République, confrontée au pluralisme religieux et à une Europe qui ne gère pas le culturel comme la France, va articuler la laïcité, la sécularisation et la demande des minorités religieuses et culturelles.