Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La veste verte
Soldati Mario
GALLIMARD
18,30 €
Épuisé
EAN :9782070739714
Pour fuir les Allemands et passer la ligne, maître W. se dirige vers les Abruzzes et trouve refuge dans un couvent. Il veut rejoindre les Alliés. Il a en poche une lettre d'introduction signée de la main de B. B. , Bernard Berenson : peut-on rêver meilleure introduction ? En arrivant au couvent, il trouve le percussionniste Romualdi, déjà installé, qui se fait passer auprès des moines crédules pour un célèbre chef d'orchestre contraint à la clandestinité pour cause d'antifascisme. Romualdi est un homme mesquin, suffisant, hautain, plein de morgue dans sa ridicule veste verte portée comme un signe distinctif, comme un emblème. Il fait partie de ces hommes insignifiants, médiocres, pour lesquels il n'est rien de grand au-delà de leur propre médiocrité. Maître W. pourrait le démasquer, mais, pour une raison mystérieuse, faite de pitié et d'altruisme, de cynisme et de plaisir de la mystification et du jeu, il se laisse séduire par cette médiocrité". Cesare Garboli.
Résumé : Carlo, membre de la grande bourgeoisie turinoise, entretient avec sa mère des liens fort étroits, à la limite de l'ambiguïté. Obsédée par la religion, la mère rêve de voir son fils entrer dans les ordres. Mais Carlo préfère se tourner vers les études et les femmes, à l'exact opposé des valeurs maternelles. Pendant la guerre, il fait la connaissance de Meris, qui travaille dans une maison close à Rome, et tombe amoureux d'elle. Alors qu'il a décidé de l'épouser, il est appelé au chevet de sa mère, mourante, qui lui remet une enveloppe orange à lire après sa mort. A son retour à Rome, Meris a disparu. Lorsqu'il la retrouvera, par hasard, bien des années plus tard, elle lui tendra à son tour une enveloppe orange, lui donnant la clef du mystère de sa disparition.
Venu à Rome pour raisons professionnelles, un metteur en scène rencontre par hasard un de ses amis, Enzo Melchiorri, vieil acteur désormais sans travail. Celui-ci le supplie de lui trouver un rôle : la passion du jeu qui ronge sa femme, Licia, l'a ruiné, et forcé à hypothéquer sa villa de Bordighera. Quand cependant le metteur en scène se rend chez le couple, quelques jours plus tard, Licia lui dépeint une tout autre situation : Enzo dépenserait une fortune pour entretenir leur domestique, Giovanna, dont il est devenu l'amant. Révélation brutalement interrompue par l'arrivée de la jeune femme, qui semble terroriser sa maîtresse, et dans laquelle le metteur en scène reconnaît, stupéfait, la compagne de l'acteur Nicky Argenta, qu'il a croisé un peu plus tôt à Cannes. Au moment même où se tourne, quelque temps plus tard, le bout d'essai si ardemment désiré par Melchiorri, on apprend que Giovanna a péri dans un accident de la route, et que Licia a disparu. Nicky Argenta surgit alors pour mettre sur pied un subtil chantage. Mais la question demeure : qui, des trois personnages, ment ? Trois ans plus tard, le metteur en scène assistera à un étrange dénouement.
Rédigé par Soldati dans les dernières années de son existence, ce récit aux allures de fable fut unanimement salué comme un chef-d'?uvre, par Pier Paolo Pasolini en particulier, dont on pourra lire l'essai en introduction de ce volume.
Résumé : À la fin des années quarante, Antonio Pellizzari, directeur de la Scala, démissionne pour changer radicalement de vie : il transforme sa somptueuse Villa en orphelinat, tâche à laquelle il se dévoue avec une apparente passion. Ce changement apparaît pour le moins inexplicable au narrateur, qui connaît bien la nature égoïste et rusée d'un homme exclusivement dédié à ses propres plaisirs. Pellizzari justifie sa " conversion " par la rencontre, aussi touchante qu'invraisemblable, d'un enfant malade au cours d'un voyage en Italie l'enfant mourra peu de temps après. Larmes et arguments du " père des orphelins " n'arrachent pourtant pas la conviction de son interlocuteur, qui ne voit dans ce récit qu'un étrange mélange de douleur réelle et d'hypocrisie. Ce n'est qu'au moment de quitter la villa que le narrateur voit se découvrir à lui la vérité par un tour bizarre : il découvre sur le bureau de son ami des boutons de manchette identiques à ceux qu'on lui a volés quelques mois plus tôt...
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.