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Nunc N° 35 : John Henry Newman
Solari Grégory
CORLEVOUR
24,70 €
Épuisé
EAN :9782372090032
John Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.
Pour lui-même et pour ses fidèles d'Oxford ou de l'Oratoire de Birmingham, Newman composa tout au long de sa vie de nombreuses prières. Celles-ci furent réunies dans un livre posthume, duquel le père Vincent Blehl, postulateur de la cause de béatification de Newman, sélectionna trente prières, une pour chaque jour du mois. Ce sont ces prières que l'on trouvera dans ce livre, dans une édition bilingue anglais/français. Dans une grande simplicité de style, avec ferveur et profondeur, Newman veut amener le croyant en prière à prendre conscience qu'il n'existe ultimement que deux êtres absolument et lumineusement réels: l'âme et son Créateur. C'est ce dont il fit l'expérience lui-même, lors de sa première conversion, en 1816, qui le fit revenir à la foi chrétienne. Cette expérience marqua profondément la pensée et la spiritualité de Newman. A travers elle, il toucha la présence du Christ, à la fois à l'intime de la conscience, dans la création et dans l'Eglise, et l'on peut dire que son itinéraire spirituel, de l'anglicanisme à l'Eglise, fut un développement progressif de la grâce reçue lors de cette expérience de 1816. L'introduction de Grégory Solari vient mettre en lumière l'importance de cette « première conversion » dans l'existence de Newman, et s'attache aussi à montrer que sa vie à Birmingham, une fois devenu catholique, dans un milieu populaire très différent de celui d'Oxford, ne fut pas pour lui un renoncement, mais au contraire le moyen par lequel pu s'épanouir pleinement la semence de sainteté déposée en lui lors de sa conversion de 1816. Une véritable initiation à la spiritualité de Newman. Biographie de l'auteur John Henry Newman (1801-1890). Principal acteur du Mouvement d'Oxford. Son étude des Pères de l'Église le conduit au catholicisme en 1845. Il fonde l'Oratoire d'Angleterre en 1848 et est créé cardinal par Léon XIII en 1879. Jean-Paul II l'a déclaré Vénérable en 1991.
Tout le monde ou presque a entendu parler de Tolkien et de son livre, Le Seigneur des Anneaux. Pour beaucoup, il s'agirait d'un conte pour adulte attardé, ou d'un roman "New Age", baignant dans une ambiance ésotérique. En tout cas un livre que le lectorat chrétien ferait bien de tenir à distance. Voilà ce que l'on sait confusément. Ce que l'on ignore, c'est que Tolkien était un catholique fervent, converti de l'Anglicanisme avec sa mère dans le rayonnement du cardinal Newman. Un homme qui communiait tous les jours, acteur très important dans le cercle des humanistes chrétiens qui renouvelèrent en profondeur le paysage religieux et culturel de l'Angleterre. Un père aussi, auteur d'admirables lettres de direction spirituelle à ses fils. Comme la chose est souvent passée sous silence, les trois essais réunis ici ont puisé dans les lettres de Tolkien, dans son essai sur la Faërie, dans ses contes, pour proposer une lecture du Seigneur des Anneaux à la lumière de la foi dans laquelle son auteur a puisé sa compréhension du monde et de l'histoire afin d'ordonner son ?uvre à un but unique: réévangéliser l'imagination.
Il y a deux manières de parler d'un homme. La première est extérieure. Elle emprunte le chemin du temps et de la mémoire pour retrouver quelque chose de ce que fut la personnalité, le visage, d'un homme ou d'un saint. La seconde est intérieure. Son point de vue n'est plus celui du temps mais de l'éternité, car si le temps garde la trace du sillon qu'a dessiné une existence - écrits, témoignages, amitiés - la vérité d'un être et d'une vie, nous a averti saint Paul, est désormais "cachée avec le Christ en Dieu". Cette voie intérieure est celle qu'a choisie Michel-Marie Zanotti-Sorkine dans ce nouveau livre. De la prière et de la fréquentation du fondateur des Frères prêcheurs et de ses fils, sont nées ces "douze lettres de saint Dominique écrites post gloriam". Non pas traités mais missives - car de l'éternité l'on va à l'essentiel -, adressées à tout chrétien sur les thèmes les plus importants de la vie spirituelle: la prière, la pénitence, l'eucharistie, Marie... où tout ne veut que "parler à Dieu ou parler de Dieu", ainsi que le voulait saint Dominique. Parler de l'essentiel ou se taire. Seul un poète, mais ce poète est prêtre, pouvait recueillir cette ultime injonction. Et ne pas faire mentir le silence.
Quelques mots. C'est peut-être à cet indice que se reconnaît le philosophe authentique. A l'économie des termes par lesquels se dit l'essentiel de l'intuition dont vit l'esprit. Des mots inséparables de la conscience de soi, et grâce auxquels nous pouvons dire avec Descartes : " je pense, donc je suis " , ou bien avec John Henry Newman (1801-1890), se découvrant pleinement fidèle à l'intention du geste cartésien dans son Journal philosophique : " je sens, donc je suis " - " sentio, ergo sum " . Le "cogito newmanien" tient dans ces quelques mots. Mais ces mots sont ceux de Descartes, vers lequel il se tourne à un moment décisif de son acheminement vers la maturation de sa propre pensée. Ce livre instruit le dossier de cette rencontre à partir d'une confrontation directe et structurelle de leurs doctrines respectives, notamment en donnant accès à la première traduction française des Fragments de 1859 du Journal philosophique. Tout se passe comme si Newman, dans sa lecture du cogito, reprenait en une conceptualisation à peine différente la thèse cartésienne fondamentale des Méditations II et III. Le cogito se présente non comme une déduction, mais comme une auto-affection attestant en même temps l'existence de l'ego et celle de Dieu.
Ce recueil de poèmes retrace les étapes d'une réconciliation. A l'origine se trouve l'expérience anéantissante du vide et de l'obscur, guidée par la lecture de Jean de la Croix et de maître Eckhart, de Bataille et de Cioran. Les premiers textes sont les traces laissées par un naufrage mystique, les témoins d'une expérience intérieure ravageuse. C'est à partir des tessons verbaux laissés par celle-ci que s'engage alors la reconquête des mots et du monde. Alors peut se clore "l'âge obscur". La quête de réconciliation prend ensuite la forme d'une eulogie retraçant le cheminement de marcheurs découvrant la beauté cabossée du monde. Travail de mémoire et déploiement du verbe avec, au bout du sentier, la reconquête des mots, "en plein vent". Si l'expérience du vide n'est pas une solution, la recherche d'une langue permet de résister aux ombres et de déshumilier la parole.
Mon idée directrice est simple : plus un poète est grand, plus sa vie propre ? quel qu'en soit le contenu ? s'impose à lui comme foyer d'une énigme universelle. En s'efforçant d'exprimer cette énigme, il l'approfondit, et son existence concrète avec elle de façon littéralement déchirante. Sujet privilégié de contradiction, le poète est ainsi le témoin d'une souffrance irréductible qu'il cultive jusque dans la maladie et la faute, comme l'instrument d'une connaissance cachée."