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Le Cogito newmanien. Suivi de Preuve du théisme
Solari Grégory ; Newman John Henry
HERMANN
28,15 €
Épuisé
EAN :9791037008244
Quelques mots. C'est peut-être à cet indice que se reconnaît le philosophe authentique. A l'économie des termes par lesquels se dit l'essentiel de l'intuition dont vit l'esprit. Des mots inséparables de la conscience de soi, et grâce auxquels nous pouvons dire avec Descartes : " je pense, donc je suis " , ou bien avec John Henry Newman (1801-1890), se découvrant pleinement fidèle à l'intention du geste cartésien dans son Journal philosophique : " je sens, donc je suis " - " sentio, ergo sum " . Le "cogito newmanien" tient dans ces quelques mots. Mais ces mots sont ceux de Descartes, vers lequel il se tourne à un moment décisif de son acheminement vers la maturation de sa propre pensée. Ce livre instruit le dossier de cette rencontre à partir d'une confrontation directe et structurelle de leurs doctrines respectives, notamment en donnant accès à la première traduction française des Fragments de 1859 du Journal philosophique. Tout se passe comme si Newman, dans sa lecture du cogito, reprenait en une conceptualisation à peine différente la thèse cartésienne fondamentale des Méditations II et III. Le cogito se présente non comme une déduction, mais comme une auto-affection attestant en même temps l'existence de l'ego et celle de Dieu.
Préface de Grégory Solari. Le missel de saint Pie V s'oppose-t-il à celui de Paul VI? A l'encontre des réactions passionnelles provoquées par l'annonce d'un motu proprio sur le rite tridentin, ce livre montre que les deux missels ne forment pas deux Eglises mais deux éthos célébratoires: "mystérique" dans le rite tridentin, "social" dans le rite de Paul VI (au sens le plus solidement théologique que l'on peut donner à ces termes). Deux "tempéraments" propres, également fondés en Tradition. C'est pourquoi, écrit le P. Cassingena, "au lieu de nous isoler dans nos attachements respectifs, il est hautement souhaitable que nous fassions leur analyse génétique à la lumière de la Tradition, que nous nous rendions mutuellement visite", non plus guidés par la passion mais par une réflexion historique et théologique. A cette condition, ces deux tempéraments liturgiques pourront enfin s'enrichir mutuellement de leur spécificité. Dans le débat actuel sur la messe, le P. Cassingena apporte plus que sa science de la liturgie et son expérience intime des deux missels. Il nous aide à recouvrer cette paix - bénédictine -, cette "tranquillité de l'ordre" qui est précisément ce dont la liturgie a aujourd'hui le plus besoin.
Pour lui-même et pour ses fidèles d'Oxford ou de l'Oratoire de Birmingham, Newman composa tout au long de sa vie de nombreuses prières. Celles-ci furent réunies dans un livre posthume, duquel le père Vincent Blehl, postulateur de la cause de béatification de Newman, sélectionna trente prières, une pour chaque jour du mois. Ce sont ces prières que l'on trouvera dans ce livre, dans une édition bilingue anglais/français. Dans une grande simplicité de style, avec ferveur et profondeur, Newman veut amener le croyant en prière à prendre conscience qu'il n'existe ultimement que deux êtres absolument et lumineusement réels: l'âme et son Créateur. C'est ce dont il fit l'expérience lui-même, lors de sa première conversion, en 1816, qui le fit revenir à la foi chrétienne. Cette expérience marqua profondément la pensée et la spiritualité de Newman. A travers elle, il toucha la présence du Christ, à la fois à l'intime de la conscience, dans la création et dans l'Eglise, et l'on peut dire que son itinéraire spirituel, de l'anglicanisme à l'Eglise, fut un développement progressif de la grâce reçue lors de cette expérience de 1816. L'introduction de Grégory Solari vient mettre en lumière l'importance de cette « première conversion » dans l'existence de Newman, et s'attache aussi à montrer que sa vie à Birmingham, une fois devenu catholique, dans un milieu populaire très différent de celui d'Oxford, ne fut pas pour lui un renoncement, mais au contraire le moyen par lequel pu s'épanouir pleinement la semence de sainteté déposée en lui lors de sa conversion de 1816. Une véritable initiation à la spiritualité de Newman. Biographie de l'auteur John Henry Newman (1801-1890). Principal acteur du Mouvement d'Oxford. Son étude des Pères de l'Église le conduit au catholicisme en 1845. Il fonde l'Oratoire d'Angleterre en 1848 et est créé cardinal par Léon XIII en 1879. Jean-Paul II l'a déclaré Vénérable en 1991.
Qui n'a jamais rêvé d'être immortel ? Au cours du dernier siècle, l'espérance de vie à la naissance s'est allongée de 30 ans ! Cet allongement est-il perfectible ? Et comment ? Sommes-nous tous égaux face au vieillissement ? Quel rôle accorder aux gènes ? A l'environnement ? Restriction calorique, greffe fécale, "simple" transfusion de sang, quelles seront les médecines anti-âge de demain ? Et si avant toute chose, on s'interrogeait sur le "bien vieillir" et notre rapport au troisième ou au quatrième âge ?
John Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.