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Te igitur. Le missel de saint Pie V
Cassingena-Trévedy François ; Solari Grégory
AD SOLEM
12,35 €
Épuisé
EAN :9782884820950
Préface de Grégory Solari. Le missel de saint Pie V s'oppose-t-il à celui de Paul VI? A l'encontre des réactions passionnelles provoquées par l'annonce d'un motu proprio sur le rite tridentin, ce livre montre que les deux missels ne forment pas deux Eglises mais deux éthos célébratoires: "mystérique" dans le rite tridentin, "social" dans le rite de Paul VI (au sens le plus solidement théologique que l'on peut donner à ces termes). Deux "tempéraments" propres, également fondés en Tradition. C'est pourquoi, écrit le P. Cassingena, "au lieu de nous isoler dans nos attachements respectifs, il est hautement souhaitable que nous fassions leur analyse génétique à la lumière de la Tradition, que nous nous rendions mutuellement visite", non plus guidés par la passion mais par une réflexion historique et théologique. A cette condition, ces deux tempéraments liturgiques pourront enfin s'enrichir mutuellement de leur spécificité. Dans le débat actuel sur la messe, le P. Cassingena apporte plus que sa science de la liturgie et son expérience intime des deux missels. Il nous aide à recouvrer cette paix - bénédictine -, cette "tranquillité de l'ordre" qui est précisément ce dont la liturgie a aujourd'hui le plus besoin.
A force de paroles, il se fait au monde beaucoup d'obscurité. Mais il est une obscurité d'obsidienne, transparente celle-là, que donne la Parole, et c'est celle-là que l'on cherche ici. Commenter l'Ecriture est trop dire : annoter suffit. On ne trouvera ici que des annotations, comme des étincelles surgies du brasier du Verbe. Il s'écrit de par le monde beaucoup de textes, mais combien asphyxient l'âme de ceux qui les lisent, faute d'interstices ! Combien expirent, faute d'avoir laissé la parole à la Parole, et à ce Silence consubstantiel qui lui sert à la fois d'ambassade et de suite ? C'est pourquoi le texte des étincelles est aéré, ajouré.Leur unité de lieu est la cellule (celui qui les écrit voit tout de sa fenêtre qui résume l'espace autant qu'elle rassérène le regard) : leur unité de temps est, d'un avent à l'autre, cet an de grâce qu'il faut au Mystère pour se dérouler, pour nous enrouler à Soi, peu à peu, jusqu'à ce que nous basculions pour de bon dans cet Instant unique où tout est simultané, où tous sont contemporains, Intra in gaudium Domini tui (Mt XXV, 21). Alors il y aura de la joie dans le ciel (Lc 15, 7) : le livre d'étincelles aura transmis le Feu.
Des étincelles sont déjà venues au monde: en voici une nouvelle livrée.Une livrée plus généreuse que la première, parce qu'à tous égards le temps presse. Parce que les temps qui sont les nôtres le réclament. Les temps à venir seront certainement des temps d'extrême violence, où il n'y aura plus d'autre langage entre les hommes ni d'autre événement que la violence et où, par conséquent, il faudra nous dresser de toute notre hauteur d'homme. Qui nous roulera la pierre?, (Mc 16,3) demandent, inquiets, les petites gens que nous sommes. Pour rouler la grande pierre de meule qui nous écrase et nous broie, les machines s'avèrent inutiles: un rayon, un grain de sable suffit - une étincelle: car en chaque étincelle réside une teneur de subversion qui, pour être infime ou tout à fait inapparente, n'en est pas moins réelle. Face à ces temps, un autre Génie du christianisme est à écrire, mais autrement, il va sans dire. Et ce nouveau Génie est à écrire, non seulement pour l'avertissement des païens, mais à l'usage interne des chrétiens eux-mêmes, parfois tellement sujets à une espèce de paupérisme de la pensée, du goût et du style qui n'est pas sans ajouter quelque violence à ce monde. Qui nous roulera la pierre? En vérité le Christ seul est capable de rouler la pierre que nous avons aujourd'hui sur le coeur et sur la conscience et d'écrire l'aurore au bas de nos pages les plus sombres. Tu solus Altissimus, Iesu Christe. Dès lors, tandis que beaucoup proclament que nous touchons à un crépuscule et que nous le croirions presque nous-mêmes, tant on s'acharne à nous en persuader, il y a tout à parier que nous sommes pour de vrai, enfin, au point du jour.
Les introïts sont les chants d'entrée extraits de la Bible, surtoutdes Psaumes? qui ouvrent la célébration de la messe. Chaquedimanche et grande fête possède son introït propre qui luiconfère sa personnalité. Parole et musique s'y trouvent réuniespour accorder la prière de l'Eglise de la terre à celle du ciel,dans une cantilène qui, par la distance qu'elle instaure entre letemps qui est le nôtre et celui de son élaboration, établit lefidèle du XXIe siècle dans une communion liturgique,poétique et spirituelle avec les chrétiens qui l'ont précédé: lechoix des antiennes s'enracine en effet dans la traditionpatristique, cependant que la vieille mélodie romaine,remodelée à l'époque carolingienne, porte la marque du géniefranc. Chante et marche présente chaque introït des dimancheset grandes fêtes, et les commente d'un point de vue historique(leur origine), liturgique (leur place dans le cycle de l'année),musical et spirituel: la mélodie grégorienne resplendit commeherméneutique du mystère célébré. L'ensemble comprend troisvolumes: I ? Avent, Noël-Epiphanie, Temps ordinaire (I); II? Carême, Temps pascal; III ? Temps ordinaire (II). Eu égardaux documents cités (bien souvent inaccessibles en français), àla reproduction des mélodies grégoriennes et à l'inscription dece projet dans le cadre de la renaissance liturgique voulue parBenoît XVI, avec le souci d'unité et de paix qui la caractérise,cet opus du père François Cassingena-Trévedy s'imposecomme une nouvelle Année liturgique et révèle la richesse dela tradition liturgique occidentale.
Résumé : La personnalité si singulière de l'Auvergne fait d'elle un monde à part depuis des siècles. Avec des paysages parmi les plus beaux de France, elle est habitée par un peuple fier et riche de vie intérieure qui préserve un contact intime avec la terre et les animaux. À l'automne 2015, François Cassingena-Trévedy a arpenté en solitaire les chemins de randonnée du massif sauvage du Cézallier. Il nous livre ici le récit de sa marche. Le vent, la neige et le froid sont vaincus par l'enchantement au contact d'une nature devenue une compagne aimée. Lors des étapes en des gîtes, il cherche à rencontrer les rares habitants de la région. Accueilli dans leur vie familiale, il trace d'eux, paysans ou aventuriers, des portraits truculents d'où se dégage un humour généreux. De courtes citations liées aux événements vécus accompagnent son itinérance et, parfois, d'une langue lyrique, il s'élance en des éloges inspirés sur la marche, les pieds ou le sacré, qui prend alors une dimension inattendue. À travers la sensibilité de l'auteur, l'Auvergne apparaît sous un jour nouveau et le lecteur ne saurait résister à l'envie de découvrir volcans, forêts ou pâturages décrits avec un enthousiasme communicatif.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.