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L'expédition de Humphry Clinker
Smollett Tobias ; Kleiman-Lafon Sylvie
PHEBUS
22,30 €
Épuisé
EAN :9782752900623
Les romans de Smollett, et celui-ci plus et mieux qu'aucun autre, évoquent irrésistiblement les tableaux du meilleur Hogarth : où le grand peintre anglais nous entraîne de salon en auberge, tous lieux peuplés par lui de barbons irascibles, de fiancées sacrifiées, d'aristocrates impécunieux, de valets filous et de toute sorte de charlatans imaginatifs. Que Smolett ait fait de Humphry Clinker un roman par lettres ne doit pas rebuter le lecteur d'aujourd'hui : il s'est en effet ingénié à malmener dans ces pages les conventions du genre (on y pleure très peu), et l'intrigue qui lie les cinq personnages importe infiniment moins que les amabilités qu'ils s'envoient à la figure. En bref... Matthew Bramble, un «squire» goutteux fort mécontent des progrès du monde (soit Smollett lui-même, à fort peu près), décide de s'aller soigner dans différentes villes d'eau d'Angleterre et d'Écosse, en compagnie de sa soeur Tabitha (une pingre en quête de mari) et de ses neveu et nièce (le «raisonnable» Melford et la bouillante Lydia, «romantique» avant la lettre). Et tous quatre de raconter, au fil de force lettres adressées à divers parents et amis, les tribulations d'un voyage riche en surprises - bonnes et mauvaises -, en aventures, en rencontres de toute espèce... Et Humphry Clinker, dans tout ça ? Humphry ?... Ah oui, le cocher, l'homme à tout faire... C'est, bien sûr, aux yeux de l'auteur, le protagoniste essentiel. Fidèle à ses maîtres, de sens pratique très développé, raisonneur comme pas un, il est un peu le Sancho Pança de l'affaire. Un admirable concentré des contradictions humaines en tout cas : très croyant mais révolutionnaire dans l'âme, soumis à l'ordre des choses et profondément irrespectueux, bricoleur et philosophe. On l'aura compris, Humphry est avant tout l'homme de son siècle, un personnage à la croisée des chemins, défenseur de l'antique bon sens mais prêt à brûler les idoles d'hier... En tout cas un individu d'un métal infiniment supérieur à celui de ses maîtres... et avec qui il n'est pas question de s'ennuyer.Ces cinq-là suffisent à Smollett pour résumer le monde ; et pour soumettre ledit monde à un réjouissant jeu de massacre (les pages consacrées à l'argent-roi, à l'enlaidissement du réel, à la vulgarité du progrès sont d'une méchanceté sans appel ; elles sont surtout étrangement prémonitoires : c'est aujourd'hui qu'il faut lire Smollett !). Il est vrai qu'il aura pris, pour matière de son livre, le sujet qui se démode le moins : l'imbécillité triomphante - laquelle, selon les spécialistes autorisés, aurait encore quelques beaux jours devant elle.Smollett était en son temps un homme «moderne» (détestant les préjugés et tout prêt à applaudir ceux qui fomentaient de culbuter l'hypocrisie sociale) ; mais c'était un homme lucide (n'attendant rien de bon de l'humanité même la mieux intentionnée). Qu'il ait eu si bien raison en tout est triste, mais ce n'est pas grave. L'important est - à nos égoïstes yeux - que ce voyageur impénitent, malgré les mille et une incommodités d'une existence durement secouée, fût resté en tout, et d'abord dans ses oeuvres, un si grand vivant. «Satire parfaite de l'homme, note Giono, Humphry Clinker est la vie même.» Et le même d'ajouter : «Si le romancier est cet homme "qui promène un miroir sur une route", Smollett est le romancier parfait.»Sentiment d'un autre connaisseur (Thackeray, le père de Barry Lyndon) : «L'histoire la plus désopilante écrite de main humaine depuis qu'est né l'art délectable du roman.»
Avec ces Voyages à travers la France et l'Italie (1766), le lecteur français va découvrir à la fois un classique de la littérature de voyage et l'oeuvre d'un auteur important du XVIII. siècle anglais que la France n'a jamais vraiment reconnu. En tant que romancier, Smollett (1721-1771) souffre de l'ombre que lui fait Fielding, son aîné de quatorze ans, à qui ses premiers éditeurs français attribuèrent d'ailleurs expressément Roderick Random, pour profiter sans doute de la notoriété de l'auteur de Tom Jones. Comme auteur de récit de voyage, c'est Sterne qui lui porte tort, et de façon bien plus délibérée puisque le Voyage sentimental fut écrit en réaction aux Voyages d travers la France et l'Italie, pour moquer les récriminations de leur auteur et que leur succès ne résista pas à l'attaque. Pourtant le livre de Smollett n'est pas inférieur à celui de Sterne, il n'a simplement rien de commun avec lui. Son intérêt ne tient pas à l'écriture, mais i sa formidable valeur documentaire, à la somme de renseignements récoltés sur le vif qu'il contient, sur les transports terrestres avant le chemin de fer, la mode dans le Paris de Louis XV ou les ancêtres du prince de Monaco, sur les moeurs des Niçois, la médecine à Montpellier aussi bien que sur les aménagements du port de Boulogne. Quant à la légendaire mauvaise humeur de Smollett, si elle n'était l'effet de sa sincérité et de son obstination à dire en toute occasion son opinion sans ambages, on pourrait y voir un superbe procédé littéraire, car elle donne à tout le récit un ton subjectif extraordinairement vivant ; c'est elle qui fait le style du livre. Partout on y sent la présence de la forte personnalité de l'auteur, et peu à peu se dessine avec une étonnante netteté, un caractère qui rend la lecture des Voyages à travers la France et l'Italie singulièrement attachante.
Résumé : Qui est Random ? Un jeune Ecossais, de naissance avantageuse mais orphelin. Doté d'une solide éducation, intelligent à proportion, il partira pour Londres et apprendra la vie, en plein XVIIIe siècle, sous la forge des voyages. Successivement gueux, aide-chirurgien sur un vaisseau, poignardeur, domestique, poète et soldat, Random sera finalement rattrapé par l'amour et la fortune dans un dénouement magnifiquement comploté par Smollett. Son style, comme ses personnages, ne s'embarrasse pas toujours de "précautions, d'éducation et de politesse". Smollett est un moraliste brutal, "contre la misérable et vicieuse économie du monde".
Généreuse et bonne fille comme le sont les mythologies, la légende du cinéma prête à différents réalisateurs la conviction que plus fouillé et plus parfait sera le personnage du " méchant ", meilleur sera le film tout entier au bout du compte. Si l'on admet en outre qu'on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, l'idée peut se transposer tout naturellement au roman, et on conviendra alors qu'avec Ferdinand, comte Fathom, Smollett a réussi à peindre un scélérat plus noir, plus révoltant et plus détestable que dans aucune de ses autres ?uvres, qui pourtant n'en manquent pas, et comme il en est peu dans toute la littérature. Car aucune bassesse ne l'arrête : mensonge, escroquerie, vol des plus faibles de la société ou de ceux qui se sont montrés généreux avec lui, tentative de viol ou séduction de filles et de femmes qu'il abandonne sitôt déshonorées, pour les raisons les plus sordides. Ce n'est pourtant pas l'ambition sociale proprement dite qui le fait avancer, mais à la fois la vanité, la sensualité, l'amour de l'argent et un fond de perversité. Rien à voir avec son presque contemporain de fiction Barry Lyndon, dont les manières gardent au moins l'apparence de la correction. Si les aventures où Fathom entraîne le lecteur de ses prétendus mémoires n'ont pas la belle ordonnance du classicisme, elles sont chaotiques comme la vie, prenantes et divertissantes comme elle pour qui ose s'y abandonner, et le ton souvent ironique ou sarcastique de l'auteur leur donne une vivacité, un entrain réjouissants et communicatifs. Si le souci moral n'est pas absent, en particulier dans le dénouement, c'est d'évidence le plaisir de lecture qui prime.
Présentation de l'éditeur L'histoire est celle d'une violente rencontre entre deux êtres. Celle d'une agression commise par Mino Torrès sur la personne d'Ariane un soir de novembre alors qu'elle rentrait chez elle. Sa vie bascule. Quelques mois plus tard, c'est depuis le fond de sa cellule que Mino Torrès décharge son fiel, contre la vie, les femmes et ses victimes. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens, avec le corps des autres et avec le sien. Deux versions complémentaires racontées l'une après l'autre, d'un même évènement, vues avec brio et pertinence par Marie Hélène Poitras qui a su parfaitement et sans faux-semblants se glisser aussi bien dans la peau de l'agresseur que dans celle de sa victime
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.