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Sincerely, Tendrara
Slaoui Yzza ; Sefrioui Kenza
DE JUILLET
55,00 €
Épuisé
EAN :9782365101226
Tendrara est un village de l'Est marocain qui connut la prospérité grâce à la culture de la truffe et de l'Alfa, herbe servant de matériau à la fabrication de papiers de grande qualité. Mais la désertification et le dérèglement clima- tique ont causé la ruine du village et de ses habitants. Yzza Slaoui, jeune photographe marocaine engagée pour le développement de Tendrara, a remué ciel et terre pour financer qui une pompe à eau, qui une salle de classe... C'est sur la route y menant qu'elle est décédée il y a trois ans. Elle nous laisse un travail sensible dans lequel on perçoit la construction d'un regard empli de douceur et de bienveillance. Sans sensationnalisme, elle nous invite chez les villageois et nous déambulons avec eux à leur rythme ; à la boulangerie, pendant l'Aïd, au souk, pendant une tempête de sable... Dès les premières pages du livre, un paysage désertique aride, quelques bergers, un âne, un campement, une famille baignant un cheval. Les humains ne sont pas seuls ici. Puis Yzza nous prend par la main pour rentrer dans la ville puis dans les maisons. J'imagine Yzza aller à la rencontre de ces espaces et de ces gens de la même manière. Son style est calme, son regard posé, accompagnée de son appareil photo moyen format et de sa cellule manuelle. Les tons et les couleurs de sa pellicule sont doux, presque atténués. Extrait du texte d'Anastasia Taylor-Lind Sur les hauts plateaux semi-désertiques de la région de Tigri, au sud de Tendrara, quelques nomades résistent encore. Les plus riches d'entre eux ne possèdent plus que quelques dizaines de bêtes ; de maigres troupeaux de moutons et de chèvres qui se traînent le long de routes en mauvais état, vers les rares hassi, les puits où s'abreuver. Le pâturage a disparu, les troupeaux ne peuvent plus vivre de ce qu'ils trouvaient sur le parcours et les éleveurs sont contraints d'acheter le aâlf, le fourrage pour les nourrir. L'orge se paie au prix fort. Ils s'endettent pour que leurs bêtes survivent. Ils comptent les saisons qu'il leur reste avant d'être obligés de s'établir en ville. Les terres se craquellent. La sécheresse a eu raison de la vie en communauté qui animait, jusqu'il y a encore quelques années, les plateaux de Dahra, avec des douars de nomades constitués le temps d'un rassemblement. On n'en voit aujourd'hui presque plus. Le tissage a quasiment disparu à cause de la pénurie de laine. L'aridité a aussi eu raison des animaux qui peuplaient Dahra : oiseaux, lévriers, gazelles de l'Oriental. De Aïn Beni Mathar à Traride, petite agglomération disséminée non loin de Tendrara, c'est une succession de terres stériles, là où les anciens se souviennent d'une région belle et verdoyante, avec une faune et une flore riche. Il y neigeait en hiver et à la belle saison, pendant trois mois, on cueillait la truffe blanche. Seuls, sans aide aucune, les nomades subissent les conséquences du réchauffement climatique. Les tentes se rapprochent de Tendrara. S'installer non loin de la route permet de s'établir non loin d'un hassi et de subvenir aux besoins en eau de la famille et de ce qui reste du troupeau. Jonchée d'épaves de citernes, de carrioles et de camions abandonnés, la route qui était jadis celle du nomadisme n'est plus que celle de l'exil, de la déchéance et de la misère, dans cette région où la pauvreté est l'une des plus dures du pays.
Depuis un quartier populaire d?Apt, elle rêvait de journalisme, de Paris, de Science Po. Avec une mère femme de ménage, un père maçon et un nom à consonnance « étrangère », elle savait qu?elle devrait redoubler d?efforts. Elle les a faits.De retour dans la petite ville de son enfance à l?heure où le pays tout entier a été sommé de ne plus bouger, elle mesure à la fois tout ce qui la sépare désormais des siens, de son histoire, et tout ce qui l?y rattache encore, qui la constitue, et qu?elle essaie de préserver.Pourquoi faut-il que certains rêves vous arrachent à vous-même ? Quelle couleur de peau faut-il avoir, et quel nom faut-il porter pour pouvoir décider de son avenir ?C?est le récit d?une réussite mélancolique. Critique, aussi. A l?égard de toute la violence qu?elle a dû et doit encore affronter, simplement pour trouver sa place sans être obligée de devenir quelqu?un d?autre. C?est aussi un hommage à tous ceux pour qui la légitimité demeure un combat permanent. Nesrine Slaoui est journaliste. Illégitimes est son premier roman.
Résumé : Deux vies en parallèle. Celle d'Anissa, une adolescente qui vit à Argenteuil, et celle de Nora, trentenaire parisienne. La première est victime d'un harcèlement scolaire violent et finira par en mourir. La deuxième lutte sur tous les fronts à la fois, contre le sexisme et le racisme qu'elle endure au quotidien, et pour ne pas se laisser broyer par une relation de couple nocive. Qu'est-ce qui les lie, sinon bien sûr de subir la brutalité du monde ? Et jusqu'au faudra-t-il aller pour en finir avec la violence des hommes ? Inspiré de faits réels qui s'éclairent l'un l'autre par le détour de la fiction, Seule nous plonge au coeur de multiples problématiques contemporaines, de l'addiction aux réseaux sociaux à l'intériorisation des comportements genrés, et jusqu'au sujet complexe entre tous de la légitime défense de femmes en danger de mort.
Le temps, les corps et les esprits sont désaccordés. Nous cherchons en vain, le jour, la nuit, les chemins d'une réconciliation d'avec nous-mêmes, et d'avec le monde en cours de dévastation. En 2010, Flore-Aël Surun, membre de l'agence Tendance Floue, rencontre le chamanisme, avant de se rapprocher en 2016 du Cercle de sagesse des traditions ancestrales : chaque année, pour honorer la prophétie du Cercle des Nations, des chamanes du monde entier se réunissent en France. Acceptant d'être révélés par la lumière mouvante de la photographe se déplaçant autour d'eux, ces hommes et femmes, capables de dialoguer avec les 10 000 Esprits, apparaissent dans toute la puissance de leur mystère, leur étrangeté, leur profonde singularité. Garantissant l'ordre du monde et préservant les lois d'interactions entre les domaines du visible et de l'invisible, les chamanes font partie des derniers protecteurs d'une planète et d'une humanité n'ayant probablement jamais autant souffert dans leur globalité. Loin de n'être qu'un ensemble de portraits fascinants de ces intermédiaires venus des cinq continents, exerçant leurs rites entre la vie et la mort, le livre qu'a conçu Flore-Aël Surun est aussi le témoignage d'expériences personnelles. De ses relations avec le non visible, elle nous livre ses recherches de seuils symboliques sacrés. Ce ne sont pas des réponses, mais des portes ouvertes à l'imaginaire, à nos intuitions, car les entités de la nature et des autres mondes aiment les territoires où se soustraire au regard immédiat des êtres humains. Ce livre pose aussi la question de la fonction de l'artiste dans une société malade, et plus spécifiquement du rôle du photographe conscient de travailler à une nouvelle arche d'alliance.
Georges Dussaud, photographe voyageur, a sillonné l'Inde à de nombreuses reprises, captant en noir et blanc les Indiens dans leur quotidien, des rues grouillantes de Calcutta, de Bénares, jusqu'aux rivages du Kerala. Dans L'odeur de l'Inde, ses images sont mises en regard des mots du grand auteur italien, écrits lors d'un périple avec Alberto Moravia et Elsa Morante. Son texte n'est pas vraiment un récit, mais le fruit de ses errances nocturnes, où la grande misère côtoie la plus étrange des spiritualités, aux confins d'une humanité primitive.
Résumé : Les agences de photographie se sont ouvertes dès le début du xxe siècle pour ne cesser depuis de croître, de se diversifier, de se spécialiser. Agence de presse, agence d'illustration, agence de photographes, inconnues comme Rap ou célèbres comme Magnum Photos, elles sont l'outil indispensable à la diffusion des photographies, au regard sur le monde en images. Leur histoire avait été jusqu'ici ignorée des historiens de la presse, et ceux de la photographie n'ont retenu que deux d'entre elles pour des études de fond ? ; quelques ouvrages consacrent leurs pages aux photographes du staff de l'agence et à leurs icônes, et passent brièvement sur son histoire. Pour la première fois, l'historienne Françoise Denoyelle propose un récit complet de l'histoire des agences photographiques en France. Elle brosse le tableau de l'évolution de la photographie de reportage à travers ses années phares et celles de crises, et reconstitue l'histoire de 85 agences de 1900 à nos jours. Elle retrace leur constitution, fait revivre les hommes qui les ont animées, analyse le rôle qu'elles ont tenu dans l'histoire de la presse et les raisons de leur déclin ou de leur pérennité. Enfin, elle a rassemblé dans un répertoire plus de 350 agences qui, à un moment ou à un autre, ont diffusé des photographies. Un index de l'ensemble des photographes cités propose un outil essentiel. Cet ouvrage se présente comme un livre de référence à l'usage de tous ceux qui s'intéressent ou travaillent dans le secteur de la photographie patrimoniale.
Volante Richard ; Guitton Georges ; Koci Phillip ;
Traces est le deuxième volet de la résidence sur le site de la future écocité ViaSilva, à Rennes. Les points de vue qui s'en dégagent révèlent la volonté de garder une trace visible d'un monde en plein bouleversement. Pour cette résidence de neuf mois, Richard Volante a choisi de créer un collectif éphémère avec des personnes travaillant à Cesson-Sévigné (35). Il a accompagné ces "? photographes du dimanche ? " dans un projet artistique personnel, tout en produisant son propre travail photographique. Cette démarche de se tourner vers le potentiel créateur de l'autre, amateur, rare pour un professionnel, est caractéristique de l'empathie qui irrigue l'oeuvre de Richard Volante. Georges Guitton, journaliste et écrivain, apporte par ses mots sa vision historique des traces dans le paysage, inscrites encore aujourd'hui dans l'ADN du territoire.