Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
ContreTemps N° 56 : 2023 : nouvelle année, défis d’hier et de demain
Sitel Francis
SYLLEPSE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791039901291
Après les attentats anti-Kurdes de Paris, un article de synthèse sur la " question kurde " (de Gilles Lemée) , ce peuple sans Etat dispersé dans quatre pays du Moyen-Orient (Turquie, Syrie, Iran, Irak), et qui est en première ligne des multiples conflits de la région. Un article de Behrooz Farahany consacré à l'Iran : au bout de cinq mois de soulèvement et de répression, où va le mouvement Femme Vie Liberté ? A propos de la guerre en Ukraine, une rencontre avec l'artiste révolutionnaire Katya Gritseva, et une réflexion magistrale du philosophe Volodymyr Yermolenko montrant en quoi les concepts universels de la pensée politique prennent des caractéristiques spécifiques liées à la réalité ukrainienne sans diminuer en rien leur portée. Concernant la situation française un échange entre deux professeurs de droit constitutionnel, Paul Alliès et Dominique Rousseau, sur les enjeux d'une situation qui voit le président de la 5e République privé de majorité absolue au Parlement. Et, avec le professeur d'économie Pierre Salama, une analyse de ce que signifie le retour de l'inflation, et quels bouleversements vont en résulter. Dans ce même numéro un hommage à Bruno Latour. Pour la culture et les arts, une nouvelle inédite de Judith Mahoney Pasternak, L'héritage mis à nu, et une étude sur le peintre Nicolas Poussin.
Bien commun ou marchandise ? Le médicament est au coeur de l'affrontement avec les multinationales Pour ces " maîtres du monde ", les mots n'ont pas le même sens que pour nous : s'ils s'intéressent à la santé des humains, c'est pour la leur faire payer le plus cher possible ! Pour eux, la santé n'est pas une cause, mais une affaire, le médicament non un bien commun, mais une marchandise... En 2016, le chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique mondiale s'est élevé à environ 1 000 milliards d'euros, dont près de 40 % ont été réalisés par 10 firmes de dimensions mondiales. Donner leur vrai sens aux mots, imposer le droit à la santé pour toutes et tous, et partout, nécessite de s'attaquer aux mécanismes capitalistes du Big Pharma, aux intérêts de ceux qui les meuvent à leur profit. Dans cette bataille le médicament occupe en effet une place déterminante. Et pour changer son statut et son usage, en faire un bien commun, la question du brevet s'avère être une clé. La santé est donc un champ de bataille et les professionnels de la santé en colère contre la situation faite à l'hôpital public en est une des illustrations.
Le dossier de ce numéro a pour objet les nécessaires réflexions et débat à propos des bouleversements résultant du choc Covid. Nous avons subi l'épidémie, et aussi les erreurs et pénuries qu'elle a révélées. Contre la tentation de refermer les parenthèses et de tomber les masques, la volonté est de considérer que cet événement doit rester au centre de l'attention. Retour avec Denis Sieffert, éditorialiste de Politis, sur le suivi qu'il fit de ces folles semaines. Au coeur de la situation ? : la santé. Quelle santé voulons-nous ?? , on s'en entretient avec le professeur André Grimaldi (André Grimaldi est professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière à Paris, auteur de Les Maladies chroniques. Vers la 3e médecine, Odile Jacob, 2017 ? ; L'Hôpital public malade de la rentabilité, Fayard, 2009). D'autres questions aussi. Les femmes furent en première ligne, Sabine Reynosa a mené pour la CGT une enquête à ce sujet (Sabine Reynosa est membre de la commission Femmes-Mixité de la CGT). Où en sont nos droits et libertés ?? Un entretien avec Evelyne Sire Marin (Evelyne Sire-Marin est magistrat, ex-présidente du Syndicat de la magistrature). Grâce à Gérard Pommier, psychanalyste et Gilet jaune, un autre regard sur notre société. A présent que la crise sanitaire a muté en une crise économique d'ampleur dramatique, la parole aux économistes ? : Michel Husson étudie un capitalisme sur le fil du rasoir, Jacques Rigaudiat s'efforce de prendre la mesure de la dette, Pierre Salama se penche sur ce qu'il en est en Amérique latine. Ce numéro n'oublie pas la culture et donne leur part à la musique et à la peinture.
En ce deuxième semestre de l'année 2015 le train des réformes s'accélère... Réformes infligées au peuple grec en paiement de ses prétendues dettes. Réformes des collectivités territoriales, avec le reformatage de grandes régions et le processus de métropolisation. La grande réforme de nos modes de développement, appelée par la gravissime menace que le dérèglement climatique fait peser sur l'humanité, elle, attendra. On sait déjà qu'en décembre à Paris, la conférence mondiale sur le climat (COP 21) n'accouchera pas de réelles mesures. Inquiétante inversion des priorités et contresens quant à ce que doit être la politique ! Dans ce numéro sont abordés ces différents thèmes. Avec un fil intérieur : l'impérative nécessité d'une intervention populaire et démocratique pour que la politique aille dans le bon sens.
Le succès du roman d'Hervé Le Tellier n'est pas étranger à son titre : anomalie, le mot entre en résonance avec l'époque. Il pourrait être le fil d'Ariane de ce numéro qui marie une grande diversité de thèmes. D'abord un retour sur la situation politique française à l'heure des élections régionales. Puis le Rwanda, plus précisément le rôle de la France lors du génocide des Tutsis, qui a fait retour dans l'actualité. On lira un entretien avec Etienne Nsanzimana, président de l'association Ibuka France. Des articles à propos de la situation de l'Algérie, du Nicaragua. Et aussi du Royaume-Uni post-Brexit. Une substantielle partie "Idées" . Avec un entretien avec Natacha Chetcuti-Osorovitz, sociologue qui a mené une étude de long cours auprès des femmes emprisonnées. Une réflexion de Philippe Pignarre au sujet des défis de l'anthropocène au regard du marxisme. Enfin, plusieurs comptes rendus de livres, et deux rubriques "Culture" en écho à des expositions que l'on peut visiter actuellement, l'une consacrée à Botticelli, l'autre à Napoléon Bonaparte, le mythe du jour...
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.