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Le béton, histoire d'un matériau. Economie, technique, architecture
Simonnet Cyrille
PARENTHESES
38,00 €
Épuisé
EAN :9782863640913
Le béton armé fut-il découvert ou inventé ? Autrement dit, que savait-on de cette technique avant qu'elle ne prenne le nom de matériau ? Et avant même d'être " armée ", que représentait pour les constructeurs ou les architectes cette espèce de boue épaisse, informe, seulement bonne à solidifier la masse des murailles ou des fondations ? Le béton aujourd'hui concentre sur lui beaucoup de haine (pour l'homme de la rue), mais aussi beaucoup d'amour (chez les architectes). Ce divorce affectif ne doit pas masquer le processus complexe et profondément enraciné dans l'histoire qui a conduit à son fantastique développement, jusqu'à en faire le matériau le plus utilisé dans le monde pour la construction depuis cinquante ans. C'est là l'objet de ce livre : explorer les origines, entreprendre la genèse d'une technique aujourd'hui parfaitement banalisée, mais qui aura mis presque deux siècles à se constituer. C'est peu, certes, au regard de l'histoire de l'architecture. Mais c'est beaucoup pour ce que l'on en retient en réalité : un matériau économique, flexible et passablement laid. Il y a pourtant de la matière, si l'on peut dire, pour interroger le bâtisseur et la bâtisse. La " pâte de pierre " dont rêvaient certains architectes du XVIIe siècle semble avoir eu définitivement raison des corporations de métier contre lesquelles elle devait lutter. Le métal est certes venu éclipser spectaculairement l'espèce de lutte sourde entre les métiers du bâtiment et les constructeurs et les architectes ont mis du temps à comprendre ce que pouvait signifier pour leur art l'apparition d'un nouveau matériau. En relisant l'extraordinaire aventure du béton on peut reconstituer la trame complexe des idées, des expériences, des refus, des espoirs qu'a suscité la mise au point de ce matériau depuis qu'on s'est mis en tête d'imiter la pierre. Cyrille Simonet est architecte et historien. Professeur à l'université de Genève, ancien directeur de l'Institut d'architecture (université de Genève), il dirige la revue Faces. Ses recherches portent sur les problématiques sanitaires et environnementales à travers l'investigation historique des pratiques et des techniques du confort. Parallèlement il poursuit son travail sur l'histoire de l'architecture et des techniques au sein du laboratoire " Cultures constructives " de l'école d'architecture de Grenoble.
Simonnet Cyrille ; Klingmnann Anna ; Meyer Philipp
Au XVIIIe siècle, une catégorie de la théorie de l'architecture tournait à plein régime : celle de convenance. Elle désignait la part de décoration adaptée au rang du " propriétaire ", qui pouvait ainsi montrer, voire exhiber le gradient exact de sa position dans la hiérarchie des honneurs ou des faveurs en vogue dans l'ancien régime. De cette couche de décorum, que reste-t-il aujourd'hui ? Un peu plus mélangé peut-être, un peu moins conventionné sans doute, le désir d'une considération affichée continue de marquer l'esprit de l'architecture, même la plus modeste. La différence, c'est que le phénomène semble-t-il relève plus aujourd'hui de la sociologie que de l'esthétique. Encore que la distinction ne soit pas toujours d'une évidence absolue. Ainsi, il y a une espèce d'édifices qui combinent dans leur nature la double vertu d'être et d'apparaître au plus haut degré de la distinction. Ce sont les édifices que nous qualifions d'enseigne. Enseigne, plus qu'emblème, voici pourquoi. L'emblème est une figure symbolique, un ornement habituellement rapporté (embléma : figure avec une devise). Alors que l'enseigne est le signe même, l'indice en acte, en exercice de désigner. Ainsi le bâtiment-enseigne est un bâtiment certes emblématique, mais plus encore un insigne géant, un signe de ralliement, comme une immense pancarte qui s'autodésigne, au titre par exemple de siège social ou de bureau d'entreprise soucieuse de reconnaissance. AUTEURS : Paolo Amaldi Djamil Beloucif Adrien Besson Tarramo Broennimann Hatem Fekkak Anna Klingmann Philippe Meyer Raphaël Nussbaumer Andreas Scheiwiller Cyrille Simonnet Bruno Vayssière
Gênes, 14 août 2018, 11 h 36 : le pylône n°9 d'un des plus imposants viaducs autoroutiers d'Europe s'effondre, entraînant véhicules et victimes. L'événement rarissime suscite stupéfaction et interrogations. Comment un tel ouvrage, même spectaculaire, a-t-il pu rompre alors qu'il était en usage depuis plus de cinquante ans ? Conçu dans les années soixante par l'ingénieur Riccardo Morandi, figure majeure de l'ingénierie italienne avec Pier Luigi Nervi, le viaduc sur la Polcevera avait été unanimement salué lors de son inauguration comme un chef-d'oeuvre. Fragment du vaste maillage autoroutier moderne, point de suture paysager et performance de génie civil, à la fois structure et sculpture... le pont, objet si commun, si courant, est pourtant d'une complexité subtile et exigeante, à la croisée de deux impératifs - servir et tenir. L'auteur de cet essai s'intéresse à la figure du pont et donne ici quelques clés de compréhension pour tenter d'expliquer la catastrophe. Riccardo Morandi, grand artisan du béton armé précontraint, sert de fil rouge à cette "autopsie" qui aborde notamment le thème du risque dans les grandes réalisations humaines, comme un plaidoyer pour la reconnaissance d'une production ouvrière originale, dont l'intrication territoriale, économique, technique rend la lecture complexe.
6 juin 1944. 177 jeunes volontaires sont les premiers et les seuls Français à fouler les plages de Normandie. Si cette troupe de choc est célèbre, on connaît moins l'homme qui lui a donné son nom : le commandant Kieffer. Le 1er j uillet 1 940, Philippe Kieffer, ancien banquier de 40 ans, rejoint les forces navales françaises libres en Angleterre. Il y découvre les méthodes et les succès des commandos britanniques. Dès le printemps 1942, il rassemble sous ses ordres une vingtaine de volontaires dans les environs de Portsmouth pour fonder une unité française. Le Jour J, rattachés à la première brigade spéciale britannique, ses hommes s'emparent du casino et du port de Ouistreham. Ces frenchies font la jonction avec les parachutistes britanniques à Pegasus Bridge, fait d'armes immortalisé par le film Le Jour le plus long. Loin de la légende, on découvre, à travers un récit haletant, la trajectoire incroyable d'un " civil en uniforme ", militaire atypique, un brin marginal, et véritable héros du D-Day.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.