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L'individuation psychique et collective. A la lumière des notions de Forme, Information, Potentiel e
Simondon Gilbert
AUBIER
22,40 €
Épuisé
EAN :9782700718904
La philosophie de Gilbert Simondon a pour objet le processus d'individuation et son antériorité sur l'individu qui n'est qu'une phase dans un processus pré-individuel. Sa problématique s'organise autour du fonds grec - la physis des anciens physiologues et les notions platonicienne et aristotélicienne de " forme " - et des découvertes contemporaines qui en permettent la critique : celles de " potentiel ", d'" information ", de " métastabilité " et de " transductivité ". Cette problématique est ici mise en ?uvre à propos de l'individuation psychique et collective. En même temps qu'il développe une critique de l'hylémorphisme et de la logique de l'identité et du tiers-exclu au nom des états d'équilibre métastable, l'auteur jette les fondements d'une science unitaire. Cet ouvrage écrit en 1958 annonçait de manière plus que prémonitoire tout un secteur de la philosophie française contemporaine qui, en-deçà du monisme et du dualisme, veut être une dynamique concrète et une génétique des singularités de l'être et de la pensée.
« Dans l'Antiquité, la perception a joué un rôle majeur comme soubassement de la réflexion philosophique parce qu'elle était, avant le développement des sciences physiques et naturelles, le principal mode de connaissance du monde. Au contraire, après la découverte de la mécanique, l'époque classique a trouvé une source de savoir déductif et constructif indépendant de tout exercice préalable de la perception: le rationalisme cartésien peut étudier le fonctionnement supposé des organes des sens sans préoccupation logique ou normative [...]; le rôle de la perception dans la problématique réflexive devient alors mineur, même au sein de l'empirisme ou du criticisme. Enfin, le positivisme et les progrès de la biologie redonnent aux problèmes perceptifs une importance primordiale, parce qu'ils découvrent dans la perception, humaine aussi bien qu'animale, une activité fonctionnelle, vivant rapport entre l'organisme et le milieu; [...] la perception redevient ainsi, à l'époque moderne et contemporaine, un principe d'intelligibilité, non plus comme source de paradigmes logiques et critère de la connaissance vraie, mais comme point de départ d'une théorie des rapports entre l'organisme et le milieu. »
Résumé : Vingt textes de l'auteur de Du mode d'existence des objets techniques (Flammarion) et de L'Invention dans les techniques (Seuil), qui traitent ici plus particulièrement de la technique dans ses dimensions sociale, culturelle et historique, dans une perspective de démystification et de recherche des conditions d'un vrai progrès. Chacun des textes aborde un aspect précis du rapport de l'homme à la technique et au monde : divers aspects psychosociologiques, dimension esthétique, sacrée, morale, économique ; rôle de l'enseignement, de la publicité, du cinéma ; question de la technicisation de la société (trop technicisée ou mal technicisée ?) ; question de l'optimisme technique, du progrès, de l'anticipation écologique ; rôle de la technique dans l'élaboration de valeurs, par rapport à l'esthétique et au sacré ; recherche des conditions d'une culture libératrice ; sens de la technique comme médiatrice entre l'homme et le monde et porteuse d'une voie d'ouverture entre les cultures...
L'ouvrage de Gilbert Simondon est célèbre à un double titre. C'est l'une des premières et des plus fortes tentatives pour réintroduire l'objet technique dans la culture, faire cesser son aliénation purement ustensile, découvrir les valeurs d'humanité qu'il contient et que la philosophie a trop longtemps méconnues au nom de la relation de propriété ou d'usage. C'est ensuite une élucidation originale de l'essence des objets techniques. Simondon la décrit comme une genèse spécifique qui prend la forme d'un processus dit de "concrétisation", distinct aussi bien des perfectionnements empiriques que de toute déduction à partir de principes théoriques préalables. Cette conception s'élargit sur des perspectives éthiques, religieuses et esthétiques qui découvrent la portée philosophique de l'entreprise.
Résumé : L'image mentale est comme un sous-ensemble relativement indépendant à l'intérieur de l'être vivant sujet. À sa naissance, l'image est un faisceau de tendances motrices, anticipation à long terme de l'expérience de l'objet ; au cours de l'interaction entre l'organisme et le milieu, elle devient système d'accueil des signaux incidents et permet à l'activité perceptivo-motrice de s'exercer selon un mode progressif. Enfin, lorsque le sujet est à nouveau séparé de l'objet, l'image, enrichie des apports cognitifs et intégrant la résonance affectivo-émotive de l'expérience, devient symbole. De l'univers de symboles intérieurement organisé, tendant à la saturation, peut surgir l'invention qui est la mise en jeu d'un système dimensionnel plus puissant, capable d'intégrer plus d'images complètes selon le mode de la compatibilité synergique. Après l'invention, le cycle recommence par une nouvelle anticipation de la rencontre de l'objet, qui peut être sa production. Imagination reproductrice et invention ne sont plus considérées comme des réalités séparées ni des termes opposés, mais des phases successives d'un unique processus de genèse.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Van Orman Quine Willard ; Largeault Jean ; Laugier
Au centre de ce volume se trouve " L'épistémologie naturalisée ", sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé non seulement comme manifeste philosophique des sciences cognitives, mais aussi comme signal d'un renoncement à l'antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l'épistémologie devient " un chapitre de psychologie ", puisqu'elle étudie " un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique " et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Il reverse la question épistémologique à la psychologie, la renvoyant au schème conceptuel de la science dans son ensemble. L'inverse vaut aussi : la science naturelle, par un effet de " mise en abyme ", est finalement contenue dans l'épistémologie. On comprend pourquoi il est important que l'épistémologie soit naturalisée, et non, comme on l'imagine parfois, l'esprit, l'intentionnalité ou le langage. Naturaliser signifie renoncer à toute fondation extérieure à la nature, et certainement pas retrouver de nouvelles certitudes dans la science. Un naturalisme second ne serait plus fondé sur le modèle des sciences de la nature, mais sur notre nature, qui est sociale. Cet ouvrage a ainsi lancé le débat crucial sur les variétés du naturalisme : Sellars, Strawson, Putnam puis McDowell ont travaillé à élaborer ce naturalisme de la seconde nature. Le naturalisme devient alors simplement une position immanente, refusant toute argumentation transcendantale et toute position d'arrogance de la philosophie comme de la science. La réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, est certainement un élément essentiel de l'héritage philosophique de Quine aujourd'hui, et l'acquis le plus durable de la Relativité de l'ontologie.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.