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Cours sur la Perception (1964-1965)
Simondon Gilbert ; Barbaras Renaud
PUF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782130625292
« Dans l'Antiquité, la perception a joué un rôle majeur comme soubassement de la réflexion philosophique parce qu'elle était, avant le développement des sciences physiques et naturelles, le principal mode de connaissance du monde. Au contraire, après la découverte de la mécanique, l'époque classique a trouvé une source de savoir déductif et constructif indépendant de tout exercice préalable de la perception: le rationalisme cartésien peut étudier le fonctionnement supposé des organes des sens sans préoccupation logique ou normative [...]; le rôle de la perception dans la problématique réflexive devient alors mineur, même au sein de l'empirisme ou du criticisme. Enfin, le positivisme et les progrès de la biologie redonnent aux problèmes perceptifs une importance primordiale, parce qu'ils découvrent dans la perception, humaine aussi bien qu'animale, une activité fonctionnelle, vivant rapport entre l'organisme et le milieu; [...] la perception redevient ainsi, à l'époque moderne et contemporaine, un principe d'intelligibilité, non plus comme source de paradigmes logiques et critère de la connaissance vraie, mais comme point de départ d'une théorie des rapports entre l'organisme et le milieu. »
La philosophie de Gilbert Simondon a pour objet le processus d'individuation et son antériorité sur l'individu qui n'est qu'une phase dans un processus pré-individuel. Sa problématique s'organise autour du fonds grec - la physis des anciens physiologues et les notions platonicienne et aristotélicienne de " forme " - et des découvertes contemporaines qui en permettent la critique : celles de " potentiel ", d'" information ", de " métastabilité " et de " transductivité ". Cette problématique est ici mise en ?uvre à propos de l'individuation psychique et collective. En même temps qu'il développe une critique de l'hylémorphisme et de la logique de l'identité et du tiers-exclu au nom des états d'équilibre métastable, l'auteur jette les fondements d'une science unitaire. Cet ouvrage écrit en 1958 annonçait de manière plus que prémonitoire tout un secteur de la philosophie française contemporaine qui, en-deçà du monisme et du dualisme, veut être une dynamique concrète et une génétique des singularités de l'être et de la pensée.
Résumé : L'image mentale est comme un sous-ensemble relativement indépendant à l'intérieur de l'être vivant sujet. À sa naissance, l'image est un faisceau de tendances motrices, anticipation à long terme de l'expérience de l'objet ; au cours de l'interaction entre l'organisme et le milieu, elle devient système d'accueil des signaux incidents et permet à l'activité perceptivo-motrice de s'exercer selon un mode progressif. Enfin, lorsque le sujet est à nouveau séparé de l'objet, l'image, enrichie des apports cognitifs et intégrant la résonance affectivo-émotive de l'expérience, devient symbole. De l'univers de symboles intérieurement organisé, tendant à la saturation, peut surgir l'invention qui est la mise en jeu d'un système dimensionnel plus puissant, capable d'intégrer plus d'images complètes selon le mode de la compatibilité synergique. Après l'invention, le cycle recommence par une nouvelle anticipation de la rencontre de l'objet, qui peut être sa production. Imagination reproductrice et invention ne sont plus considérées comme des réalités séparées ni des termes opposés, mais des phases successives d'un unique processus de genèse.
Comment redonner à la technique le statut qui lui revient dans la culture et comprendre les vraies sources de l'aliénation dont on l'accuse d'être la cause? Trop souvent, en effet, la réalité technique a été jugée selon l'opposition entre contemplation et action, théorie et pratique, loisir et travail. Ces oppositions ne sont pas adéquates, car l'objet technique ne se définit pas essentiellement par son caractère utilitaire, mais par son fonctionnement opératoire. Il faut attribuer à l'objet technique un statut ontologique à côté de celui de l'objet esthétique ou de l'être vivant, en comprenant le sens de sa genèse. Il est alors possible d'étudier les relations de l'homme avec la réalité technique, notamment du point de vue de l'éducation et de la culture. Mais c'est aussi la genèse de la technicité elle-même qu'il faut comprendre, par l'analyse de l'ensemble des relations fondamentales de l'homme au monde. Cet ouvrage d'une extrême originalité a modifié de façon profonde et durable la réflexion philosophique sur la technique et il est devenu depuis 1958 une référence incontournable de la pensée actuelle.
L'ouvrage de Gilbert Simondon est célèbre à un double titre. C'est l'une des premières et des plus fortes tentatives pour réintroduire l'objet technique dans la culture, faire cesser son aliénation purement ustensile, découvrir les valeurs d'humanité qu'il contient et que la philosophie a trop longtemps méconnues au nom de la relation de propriété ou d'usage. C'est ensuite une élucidation originale de l'essence des objets techniques. Simondon la décrit comme une genèse spécifique qui prend la forme d'un processus dit de "concrétisation", distinct aussi bien des perfectionnements empiriques que de toute déduction à partir de principes théoriques préalables. Cette conception s'élargit sur des perspectives éthiques, religieuses et esthétiques qui découvrent la portée philosophique de l'entreprise.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.