Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Messali avant Messali. L'invention de la Nation algérienne
Simon Jacques
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296049048
Messali Hadj est né en 1898 à Tlemcen dans une famille modeste dont le père est un Koulougli, membre de la confrérie des Derkaoua. Messali fréquente l'école de façon intermittente car il doit gagner sa vie en exerçant de petits métiers. Mobilisé en 1917 à Bordeaux, il s'intéresse à la révolution russe, au Congrès des peuples de l'Orient de Bakou, aux victoires de Mustapha Kemal, allié de Lénine, au congrès de Tours. En 1923, de retour à Tlemcen, Messali refuse la condition sociale et politique d'indigène. En octobre, il se rend à Paris. Là, il trouve un emploi, rencontre son épouse et se passionne pour la vie politique. En 1926, il adhère à la CGTU, au PCF et à l'Étoile Nord-Africaine. Devenu permanent du PCF et secrétaire général de l'Etoile, Messali la représente en février 1927 au Congrès international de la Ligue anti-impérialiste de Bruxelles, où il prononce un discours radical qui fonde le nationalisme algérien. Contesté puis combattu par le PCF et le Komintern, Messali et ses partisans, surtout des ouvriers kabyles, refondent l'Etoile en liant le problème de l'indépendance à l'élection d'une Assemblée constituante, à l'émancipation totale du peuple algérien et à l'unité des peuples du Maghreb. Pour réaliser ce programme, l'Etoile participe à tous les combats de la classe ouvrière française. Ce livre de Jacques Simon est le bienvenu pour une étude sur les origines, la nature du nationalisme algérien et l'histoire longue de son immigration, composante positive de l'identité française.
Dès 1927, l'Etoile Nord-Africaine, portée par le prolétariat algérien émigré en France, préconisait l'élection au suffrage universel par tous les habitants de l'Algérie d'une Assemblée constituante pour fonder une nation algérienne démocratique. Pendant la Révolution, le FLN l'emportera sur le MNA qui défendait la Constituante. Le FLN édifiera un Etat fondé sur le parti unique. Donc aujourd'hui, la Constituante reste d'une actualité brûlante.
En mai 1958, quand de Gaulle arrive au pouvoir par un pronunciamento qu'il a piloté, il entend redresser la France et la débarrasser de l'Union française comme du boulet algérien, pour lui redonner sa Grandeur. L'État fort installé, de Gaulle reprend le contrôle de l'armée liée aux Français d'Algérie, lance le plan de Constantine et propose "la paix des braves'. Le 16 septembre 1959, il se prononce pour l'autodétermination, qu'il ne cherchera jamais à appliquer. En effet tandis qu'il charge Challe de gagner la guerre, il informe le GPRA de sa préférence pour une Algérie autonome au sein de la Communauté africaine. Pour la réaliser, il pousse les Pieds-Noirs à la révolte (semaine des barricades). Soutenu par la métropole, de Gaulle rétablit l'ordre. Il renforce ses pouvoirs, épure l'administration et la hiérarchie militaire et parle d'une"Algérie algérienne."En mars 1960, les conditions existaient pour que le peuple algérien (Européens et Musulmans) choisisse son destin par un référendum. L'autodétermination était acceptée par la grande masse des Algériens, les chefs de l'ALN intérieure (Si Salah) et le MNA. Mais de Gaulle préféra s'entendre avec le GPRA coupé de l'intérieur et qui avait perdu la guerre. L'abandon de l'Algérie annoncé à Melun provoque la révolte des anciens chefs de l'armée. Le putsch des généraux réduit, les négociations reprennent à Evian I, à Lugrin, aux Rousses puis à Evian le 19 mars 1962 où de Gaulle accepte toutes les conditions du GPRA. Commence alors l'exode massif de toute la population européenne et des milliers de harkis. En s'appuyant sur une importante documentation et le témoignage de plusieurs acteurs français et algériens, Jacques Simon s'est efforcé de comprendre les raisons d'une guerre si longue et si désastreuse, alors qu'une solution pacifique et démocratique était possible, dès 1959. Biographie de l'auteur Jacques Simon est né à Palat (Algérie) en 1933. Lycéen à Tiaret, Mascara et Alger, puis étudiant à Paris (Lettres et Droit). Il participe en 1956 à la création de l'Union Syndicale des Travailleurs Algériens (USTA) qui sera soutenue par la Fédération de l'Éducation Nationale, la gauche socialiste, A. Breton, A. Camus, E. Morin... Jacques Simon a dirigé plusieurs journaux et revues (L'Étincelle, Tribune algérienne, Libre Algérie, Cirta). Docteur en histoire, il préside le Centre de Recherche et d'Etude sur l'Algérie contemporaine (CREAC)."
Jacques Simon a dirigé Libre Algérie, fondé par Me Ali Mécili en 1986, sur la base des Accords de Londres, signés par Ahmed Ben Bella et Hocine Aït Ahmed. Il s'agissait de répondre à la répression de plus en plus massive contre les universités, les associations, les artistes et la jeunesse de Kabylie. Journal d'informations, d'analyses et forum pour un libre débat, Libre Algérie, tiré à 5 000 exemplaires, fut bien diffusé en Algérie et en France. Jacques Simon a regroupé dans quatre rubriques ses articles qui furent discutés dans les associations, par les étudiants, enseignants, syndicalistes et militants pour la démocratie en Algérie. La documentation apportée et les analyses faites leur ont été utiles pour comprendre les problèmes de l'Algérie, de l'immigration et du monde pendant les trois années qui ont précédé l'explosion sociale et politique d'Octobre 1988. Un numéro spécial de l'été 1987 comprenant 12 articles fournit une analyse fouillée des régimes de Ben Bella, Boumediene et Chadli. Une chronologie couvrant les années 1962-1986 complète avec des repères indispensables la compréhension de cette période. A un moment où l'écriture de l'histoire mixte franco-algérienne commence à s'effectuer, l'auteur a voulu faire œuvre utile en publiant cet ouvrage, à l'occasion du vingtième anniversaire de la parution du mensuel Libre Algérie.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !