Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Libre Algérie (1986-1988)
Simon Jacques
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296024687
Jacques Simon a dirigé Libre Algérie, fondé par Me Ali Mécili en 1986, sur la base des Accords de Londres, signés par Ahmed Ben Bella et Hocine Aït Ahmed. Il s'agissait de répondre à la répression de plus en plus massive contre les universités, les associations, les artistes et la jeunesse de Kabylie. Journal d'informations, d'analyses et forum pour un libre débat, Libre Algérie, tiré à 5 000 exemplaires, fut bien diffusé en Algérie et en France. Jacques Simon a regroupé dans quatre rubriques ses articles qui furent discutés dans les associations, par les étudiants, enseignants, syndicalistes et militants pour la démocratie en Algérie. La documentation apportée et les analyses faites leur ont été utiles pour comprendre les problèmes de l'Algérie, de l'immigration et du monde pendant les trois années qui ont précédé l'explosion sociale et politique d'Octobre 1988. Un numéro spécial de l'été 1987 comprenant 12 articles fournit une analyse fouillée des régimes de Ben Bella, Boumediene et Chadli. Une chronologie couvrant les années 1962-1986 complète avec des repères indispensables la compréhension de cette période. A un moment où l'écriture de l'histoire mixte franco-algérienne commence à s'effectuer, l'auteur a voulu faire œuvre utile en publiant cet ouvrage, à l'occasion du vingtième anniversaire de la parution du mensuel Libre Algérie.
Le 16 septembre 1959, le général de Gaulle prononçait un discours sur le droit du peuple algérien à l'autodétermination. Le lendemain, Messali Hadj se réjouissait de voir la France reconnaître au peuple algérien, le droit de se constituer en nation souveraine à travers un processus constituant. Cinquante ans plus tard, le peuple algérien n'a toujours pas élu d'Assemblée constituante, aucun point du programme nationaliste n'a été réalisé et le pays reste toujours dirigé par un régime militaro policier avec l'Islam comme religion d'Etat. La confiscation de la révolution algérienne par " la mafia des généraux " n'est pas tombée du ciel. Elle s'inscrit au contraire dans la lutte politique puis dans la guerre menée depuis 1927 par une coalition de forces réactionnaires, françaises, algériennes et internationales contre l'homme qui a incarné l'aspiration des masses algériennes à leur émancipation totale : Messali Hadj. A l'aide de résumés, de documents, de témoignages et de biographies d'acteurs et d'historiens de Messali Hadj, Jacques Simon s'est efforcé d'en faire la démonstration, dans chacune des parties, du mouvement nationaliste, de l'Etoile nord-africaine à l'indépendance. Il montre ensuite, avec une étude critique des deux biographes les plus connus du Zaïm algérien : Mohammed Harbi et Benjamin Stora, que leur action militante pour la signature d'un traité d'amitié entre les Etats algérien et français, assorti par une repentance de la France pour les crimes de la colonisation, s'est accompagnée d'une amnésie, allant parfois jusqu'à une interprétation très subjective et très critiquable de Messali Hadj.
En mai 1958, quand de Gaulle arrive au pouvoir par un pronunciamento qu'il a piloté, il entend redresser la France et la débarrasser de l'Union française comme du boulet algérien, pour lui redonner sa Grandeur. L'État fort installé, de Gaulle reprend le contrôle de l'armée liée aux Français d'Algérie, lance le plan de Constantine et propose "la paix des braves'. Le 16 septembre 1959, il se prononce pour l'autodétermination, qu'il ne cherchera jamais à appliquer. En effet tandis qu'il charge Challe de gagner la guerre, il informe le GPRA de sa préférence pour une Algérie autonome au sein de la Communauté africaine. Pour la réaliser, il pousse les Pieds-Noirs à la révolte (semaine des barricades). Soutenu par la métropole, de Gaulle rétablit l'ordre. Il renforce ses pouvoirs, épure l'administration et la hiérarchie militaire et parle d'une"Algérie algérienne."En mars 1960, les conditions existaient pour que le peuple algérien (Européens et Musulmans) choisisse son destin par un référendum. L'autodétermination était acceptée par la grande masse des Algériens, les chefs de l'ALN intérieure (Si Salah) et le MNA. Mais de Gaulle préféra s'entendre avec le GPRA coupé de l'intérieur et qui avait perdu la guerre. L'abandon de l'Algérie annoncé à Melun provoque la révolte des anciens chefs de l'armée. Le putsch des généraux réduit, les négociations reprennent à Evian I, à Lugrin, aux Rousses puis à Evian le 19 mars 1962 où de Gaulle accepte toutes les conditions du GPRA. Commence alors l'exode massif de toute la population européenne et des milliers de harkis. En s'appuyant sur une importante documentation et le témoignage de plusieurs acteurs français et algériens, Jacques Simon s'est efforcé de comprendre les raisons d'une guerre si longue et si désastreuse, alors qu'une solution pacifique et démocratique était possible, dès 1959. Biographie de l'auteur Jacques Simon est né à Palat (Algérie) en 1933. Lycéen à Tiaret, Mascara et Alger, puis étudiant à Paris (Lettres et Droit). Il participe en 1956 à la création de l'Union Syndicale des Travailleurs Algériens (USTA) qui sera soutenue par la Fédération de l'Éducation Nationale, la gauche socialiste, A. Breton, A. Camus, E. Morin... Jacques Simon a dirigé plusieurs journaux et revues (L'Étincelle, Tribune algérienne, Libre Algérie, Cirta). Docteur en histoire, il préside le Centre de Recherche et d'Etude sur l'Algérie contemporaine (CREAC)."
Né en 1933 dans une famille juive d'Algérie, l'auteur parle de son enfance marquée par les lois antijuives de Vichy. Devenu un indigène et chassé de l'école française, il poursuit avec sa mère institutrice, sa scolarité dans une école juive de Tiaret, jusqu'à la fin de l'Algérie pétainiste. En 1945, la victoire des Alliés n'efface pas Dresde, Hiroshima, Sétif et Guelma, et l'Holocauste. Jacques Simon passe à Alger ses "bacs" et devient trotskyste pour combattre l'antisémitisme, produit de la putréfaction du mode de production capitaliste. L'étudiant à Paris suit la crise du MTLD et après le congrès d'Hornu s'engage en Algérie dans le combat du MNA pour une Assemblée constituante. Retour en France, fin 1955, il milite au PCI et dans le syndicat algérien l'USTA. Mobilisé, témoin à Alger de la "révolution du 13 mai, le tribunal militaire d'Alger le condamne et l'expédie dans une section spéciale à Ben Zireg (Sahara). Libéré en 1960, il est meurtri par l'abandon de l'Algérie au FLN, l'exode massif des Européens et le massacre des harkis. Journaliste à Alger en 1963, l'instauration d'un régime policier à coloration islamique l'effraie. En 1980, il soutient le printemps berbère, dirige avec Ali Mécili Libre Algérie et passe un doctorat d'histoire avec une thèse sur Messsali Hadj. A la suite de rencontres, de réflexions sur son vécu, d'articles et des 25 livres écrits, l'auteur estime que le judaïsme qui fut, depuis Carthage une composante de l'identité berbère, ne peut disparaître. C'est pourquoi il a rejoint le combat libérateur actuel des peuples berbères en défendant dans le congrès amazigh (CMA) les valeurs universelles du judaïsme.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.