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Algérie. L'abandon sans la défaite (1958-1962)
Simon Jacques
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782296079601
En mai 1958, quand de Gaulle arrive au pouvoir par un pronunciamento qu'il a piloté, il entend redresser la France et la débarrasser de l'Union française comme du boulet algérien, pour lui redonner sa Grandeur. L'État fort installé, de Gaulle reprend le contrôle de l'armée liée aux Français d'Algérie, lance le plan de Constantine et propose "la paix des braves'. Le 16 septembre 1959, il se prononce pour l'autodétermination, qu'il ne cherchera jamais à appliquer. En effet tandis qu'il charge Challe de gagner la guerre, il informe le GPRA de sa préférence pour une Algérie autonome au sein de la Communauté africaine. Pour la réaliser, il pousse les Pieds-Noirs à la révolte (semaine des barricades). Soutenu par la métropole, de Gaulle rétablit l'ordre. Il renforce ses pouvoirs, épure l'administration et la hiérarchie militaire et parle d'une"Algérie algérienne."En mars 1960, les conditions existaient pour que le peuple algérien (Européens et Musulmans) choisisse son destin par un référendum. L'autodétermination était acceptée par la grande masse des Algériens, les chefs de l'ALN intérieure (Si Salah) et le MNA. Mais de Gaulle préféra s'entendre avec le GPRA coupé de l'intérieur et qui avait perdu la guerre. L'abandon de l'Algérie annoncé à Melun provoque la révolte des anciens chefs de l'armée. Le putsch des généraux réduit, les négociations reprennent à Evian I, à Lugrin, aux Rousses puis à Evian le 19 mars 1962 où de Gaulle accepte toutes les conditions du GPRA. Commence alors l'exode massif de toute la population européenne et des milliers de harkis. En s'appuyant sur une importante documentation et le témoignage de plusieurs acteurs français et algériens, Jacques Simon s'est efforcé de comprendre les raisons d'une guerre si longue et si désastreuse, alors qu'une solution pacifique et démocratique était possible, dès 1959. Biographie de l'auteur Jacques Simon est né à Palat (Algérie) en 1933. Lycéen à Tiaret, Mascara et Alger, puis étudiant à Paris (Lettres et Droit). Il participe en 1956 à la création de l'Union Syndicale des Travailleurs Algériens (USTA) qui sera soutenue par la Fédération de l'Éducation Nationale, la gauche socialiste, A. Breton, A. Camus, E. Morin... Jacques Simon a dirigé plusieurs journaux et revues (L'Étincelle, Tribune algérienne, Libre Algérie, Cirta). Docteur en histoire, il préside le Centre de Recherche et d'Etude sur l'Algérie contemporaine (CREAC)."
Dès 1927, l'Etoile Nord-Africaine, portée par le prolétariat algérien émigré en France, préconisait l'élection au suffrage universel par tous les habitants de l'Algérie d'une Assemblée constituante pour fonder une nation algérienne démocratique. Pendant la Révolution, le FLN l'emportera sur le MNA qui défendait la Constituante. Le FLN édifiera un Etat fondé sur le parti unique. Donc aujourd'hui, la Constituante reste d'une actualité brûlante.
L'histoire de l'Algérie ne débute pas en 1830 et le régime algérien actuel n'est pas le retour à la Régence, après la fermeture de la parenthèse coloniale. Tout commence avec Carthage dont le millénaire a imprégné les royaumes berbères dans tous les domaines : la langue, l'économie, l'organisation de l'Etat, l'urbanisation, les arts et les techniques, les coutumes et la religion, avec le dieu principal Ba'al Hammon, version punique de l'Adonaï hébreu, les pratiques religieuses, les temples et le clergé. Carthage détruite, son héritage sera conservé par les cités puniques et les royaumes berbères de Jugurtha et Massinissa. L'Afrique romaine connut la prospérité et une intense urbanisation. A partir des Sévères, l'Afrique affirme son identité berbère dans la vie sociale, politique, municipale, militaire et religieuse avec la diffusion du culte de Saturne, simple romanisation du Ba'al-Hammon/Adonaï. Le christianisme s'implanta et prospéra avant d'être rejeté quand Augustin fit appel à l'administration pour combattre le judaïsme, les hérésies, le paganisme, le donatisme et les révoltes des circoncellions. L'occupation vandale et byzantine fut éphémère et ce sont Koseila et la Kahena, les chefs des tribus berbères christianisées et judaïsées, qui combattirent les Arabes. L'islamisation et l'arabisation qui suivirent, ne furent acceptées que remodelées pour s'intégrer dans le creuset berbère. Le Maghreb connut une certaine "renaissance", mais après l'invasion hilalienne, la coupure de la Méditerranée en deux blocs hostiles et la Reconquista d'Al-Andalus, le Maghreb se fragmente. Menacée par les Espagnols, Alger fit appel aux corsaires turcs, les frères Barberousse. La Régence d'Alger qu'ils créèrent prospéra avec l'industrie de la course, sans jamais devenir un Etat assurant les différentes fonctions régaliennes : l'administration, l'économie, la monnaie, l'éducation et tous les services publics. Plaquée sur le pays réel, la Régence disparut après la première bataille et c'est le monde berbère arabisé ou non qui s'opposera à la conquête française. Il survivra ensuite en s'adaptant pour resurgir, quand les Kabylies et les Aurès devinrent les bastions de la révolution algérienne. L'Histoire n'est pas finie.
En 1972, Aklouf (Jacques Simon), syndicaliste enseignant, ancien cadre de l'Union syndicale des travailleurs algériens (USTA) et Mustapha Ben Mohamed, ancien responsable du Mouvement national algérien (MNA) ont rencontré Pierre Lambert, dirigeant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI). A l'issue de la réunion, la décision fut prise de regrouper tous les militants trotskystes d'Algérie et de France dans une même structure, rattachée à l'OCI, disposant d'une autonomie totale pour s'organiser et développer ses propres analyses sur la situation politique en Algérie et au Maghreb, en Afrique, au Moyen Orient et, en accord avec l'OCI, sur l'émigration en France. La tâche du Comité de liaison des trotskystes algériens (CLTA), regroupant une vingtaine de militants, était de tirer le bilan de la révolution algérienne, d'élaborer un programme politique sur l'Algérie en la replaçant dans le jeu des relations internationales, de former des cadres et d'intervenir dans la lutte des classes en Algérie et dans l'émigration. Pour se construire, le CLTA a publié Tribune Algérienne, organe d'analyse, d'agitation et de propagande sur le mot d'ordre de l'Assemblée Constituante Souveraine, une revue théorique, l'Étincelle et plusieurs brochures. Chaque année, le CLTA tenait une Assemblée générale qui tirait le bilan de l'activité menée, discutait de la situation politique, élaborait un plan d'orientation et d'action, précisait les tâches et élisait une direction. Dans ce livre, l'auteur, régulièrement élu à la direction, responsable de l'Étincelle, du travail syndical et de l'école de formation, montre comment le CLTA, à travers les batailles qu'il a menées, en France et en Algérie, a permis de faire passer le noyau initial au groupe puis à l'organisation. Après son affiliation au Comité pour la reconstruction de la Quatrième internationale (CORQI), le CLTA devient à son Congrès de l'été 1980, l'Organisation socialiste des travailleurs (OST) puis le Parti des Travailleurs, actuellement dirigé par Louisa Hanoune. Avec ce livre, Jacques Simon qui s'est appuyé sur la très importante documentation en sa possession, fournit une précieuse contribution à l'écriture de l'histoire sociale, politique et culturelle de l'émigration algérienne, en même temps qu'il établit que le CLTA constitue la matrice du Parti des Travailleurs, dont l'influence est réelle en Algérie.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.